|
|||||
| P.L Fagniez et médecins opposés sur la question des "bébés-médicaments" | |||||
|
Un "bébé-médicamement"
est conçu pour soigner un aîné malade. Après une fécondation in vitro
(FIV), les médecins ont recours au diagnostic préimplantatoire (DPI)
pour sélectionner les embryons sains c'est à dire non porteurs de la
maladie. Ensuite, les médecins pratiquent une seconde sélection
génétique afin de ne conserver que les embryons compatibles avec
l'aîné malade. La question de
l'extension du DPI aux "bébés médicaments" devrait être discutée en
décembre au Parlement dans le cadre du projet de loi de révision des
lois de bioéthique de 1994. Le député Pierre-Louis Fagniez (UMP),
rapporteur du projet de loi bioéthique devant l'Assemblée nationale,
propose aux députés d'autoriser de façon très encadrée le recours à la
double sélection génétique d'embryons. Les médecins de leur côté sont plutôt hostiles pour des questions à la fois éthique (tri d'embryons) et médicale (peu de succès). Pr Jacques Milliez,
chef du service de gynécologie obstétrique de l'hôpital Saint
Antoine (Paris) Dr Stéphane Viville,
responsable du DPI au CHU de Strasbourg Pr Eliane Gluckman,
chef du service de greffe de moelle osseuse de l'hôpital Saint Louis
(Paris) Le Pr Arnold Munnich,
chef du service de génétique médicale à l’hôpital Necker (Paris),
malgré ses craintes, reste favorable à l’extension du DPI.
|
|
La Croix (Michel Kubler, Pierre Bienvault, Marianne Gomez) 21/10/03 |
|
|||||
| 1ères Assises de l'accompagnement | |||||
|
Daniel d'Hérouville, président de la Sfap, espère que ces Assises vont "impulser une dynamique nouvelle" en faveur de l'accompagnement des personnes en fin de vie. Ces journées doivent permettre de "populariser l'idée d'une "culture de l'accompagnement"". Aujourd'hui 50 000 personnes bénéficient de soins palliatifs et d'un accompagnement. 200 000 personnes auraient besoin d'un tel suivi estime le ministère de la Santé.
L'accompagnement consiste "à mettre à la disposition d'une
personne qui se trouve en situation de crise les moyens de dialoguer".
Si la famille, les médecins et le personnel soignant sont tous
concernés par l'accompagnement, un nombre important de bénévoles est
nécessaire. Ces Assisses sont l'occasion d'un appel à bénévoles,
actuellement de 5 000. Une étude réalisée par l'observatoire régional de santé de la région Paca auprès de 1 000 médecins révèle que 52% des médecins non formés aux soins palliatifs estiment que l'euthanasie est une solution contre 18% des médecins formés. Pour ces derniers, il faut faire le maximum auprès des personnes en fin de vie pour les soulager. |
|
La Croix (Marianne Gomez) 21/10/03 |
|
|||||
| Thérapie cellulaire : empreinte parentale indispensable | |||||
|
Hernandez et coll. ont étudié in vitro des cellules de souris contenant un génome soit d'origine entièrement maternelle (parthénogénote), soit d'origine entièrement paternelle (androgénote), soit biparentale. En comparaison avec des cellules normales comportant un génome biparental, les cellules parthénogéniques ont un cycle cellulaire légèrement plus long, vieillissent et meurent plus vite, les cellules androgéniques ont un cycle cellulaire plus court et conduisent à la formation de tumeurs. D'après cette découverte, il semble que l'utilisation en thérapie de cellules obtenues par parthénogenèse n'est pas judicieuse. L. Hernandez et coll, à paraître prochainement sur l'édition en ligne des Proc. Natl. Acad. Sci. USA, www.pnas.org. |
|
Le Quotidien du Médecin (Elodie Biet) 21/10/03 |
|
|
Abonnez-vous à la revue de presse quotidienne et/ou au bulletin mensuel, c'est gratuit ! |