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Revue de presse du mercredi 01/10/03

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Cellules souches embryonnaires chez des souris parkinsoniennes

D'après la revue "Nature Biotechnology" du 21 septembre 2003, une équipe américaine aurait utilisé des cellules souches embryonnaires de souris pour soigner d'autres souris atteintes de la maladie de Parkinson.

Ces cellules souches auraient été obtenues par clonage d'une cellule cutanée de souris. Les chercheurs ont produit sélectivement des neurones dopaminergiques, affectés dans la maladie de Parkinson puis les ont implantés chez des souris malades. Ils ont alors constaté une survie des neurones greffés et la disparition des symptômes parkinsoniens. 

Il semble toutefois prématuré d'affirmer que ce type d'expérience permettrait de guérir des patients atteints de la maladie de Parkinson. En effet, rien n'est indiqué quant à la survie des souris et l'apparition d'éventuels complications ou effets secondaires. 

Rappelons que les cellules souches adultes permettent déjà de traiter des patients atteints de la maladie de Parkinson.

 Le Quotidien du Médecin (Dr Véronique Nguyen) 30/09/03 -

 

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Bioéthique : la position du Saint-Siège

A l'occasion de la réunion de la commission d'études de l'ONU qui s'est déroulée au Palais de verre, le 29 septembre dernier, le représentant du Saint Siège, Mgr Celestino Migliore s'est exprimé sur Radio Vatican.

Il a rappelé que le Saint-Siège soutenait la recherche sur les cellules souches adultes et demande qu'elle se poursuive "de façon à ne pas offenser la dignité humaine". Il a exhorté la communauté internationale à "donner un signal vigoureux dans cette direction".

Il a aussi dénoncé tout recours au clonage qui soulève des séries de questions de caractère éthique. Il a rappelé qu'un embryon humain est "un individu humain" qui évolue "comme un organisme autonome vers son plein développement".

Mgr Migliore a appelé à un accord international contre toute forme de clonage humain : le clonage reproductif et le clonage dit "thérapeutique" car, affirme t-il " des situations qui mettent la dignité humaine en grand danger ne peuvent être abordées efficacement que par des accords internationaux globaux et non partiels".

Le débat se poursuivra jusqu'au 3 octobre. Au terme de la session, la commission devra présenter une résolution à l'Assemblée générale qui en discutera le 20 octobre.

Zénit 30/09/03

 

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Europe : débat autour de l'euthanasie

Le Conseil de l'Europe qui a décidé hier de différer le débat "faut-il ou non dépénaliser l'euthanasie en Europe ?"a proposé de revenir sur la précédente recommandation en date de 1999 qu'elle juge désormais inadaptée. En ce qui concerne l'euthanasie, le rapporteur M. Dick Marty indique "qu'il existe une divergence frappante entre la loi et ce qui se passe dans la pratique" avant d'ajouter "il faut combler ce fossé si l'on veut maintenir le respect de la primauté du droit". Il estime qu'e l'on peut pour cela s'inspirer des législations des Pays-Bas et de la Belgique :"dépénaliser l'euthanasie au lieu d'en maintenir l'interdiction voilà qui nous aiderait peut être à mieux la contrôler, voire l'infléchir" conclut-il. 

Sa position n'est pas partagée par le député britannique Kevin Mac Namara qui estime que la loi belge est trop récente pour qu'on puisse en évaluer l'impact et que la loi néerlandaise a eu pour effet d'augmenter le nombre de cas d'euthanasie. Il demande donc  à la Commission de s'en tenir à la recommandation de 1999 sur "la protection des droits de l'homme et de la dignité des malades incurables et des mourants".

Notons qu'à une très large majorité les pays européens considèrent l'euthanasie comme un crime.

En ce qui concerne l'affaire Vincent Humbert, le docteur Frédéric Chaussoy, chef du service de réanimation du Centre héliomarin de Berck-sur-Mer a déclaré qu'il avait lui même "donné la mort" au jeune homme en débranchant son respirateur artificiel.En théorie, il pourrait être poursuivi pour assassinat mais cela semble peu probable car jusqu'à présent, aucun médecin réanimateur n'a jamais été poursuivi en justice dans une situation semblable. 

A la lecture de ce témoignage, on ne peut que regretter la confusion des termes :"'euthanasie" (qui a pour but de donner la mort) et "arrêt de l'acharnement thérapeutique"... Qu'en est-il pour Vincent Humbert?

Le Figaro 01/10/03 - La Croix 01/10/03 - Libération 01/10/03 - Le Quotidien du Médecin (Denis Durand de Bousingen) 01/10/03 - Le Monde (Thomas Ferenczi -Jean-Yves Nau) 01/10/03 - Libération (Nicole Gauthier) 02/10/03 -

 

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