www.genethique.org

Revue de presse du mardi 18/11/03

Revue précédente

Article suivant

Diagnostic anténatal : quel encadrement ?

Le Quotidien du Médecin revient sur la communication du Dr F. Molenat sur "l'encadrement psychologique au cours du diagnostic anténatal" lors du 1er Congrès européen de biologie foetale.

Le diagnostic anténatal a considérablement évolué suite aux progrès de la biologie foetale et de l'imagerie anténatale et a ouvert une voie nouvelle, souvent ambiguë et douloureuse. L'unité petite enfance de l'hôpital de Montpellier a recueilli en vidéo les témoignages des parents afin d'aider les équipes médicales a mieux gérer la pratique du diagnostic anténatal. Il en est ressorti que pour beaucoup de parents l'enfant qui existe dans leur tête est aussi important que le foetus dans sa chair. C’est pourquoi il est important que l'accompagnement ne se réduise pas à la simple révélation d'une anomalie mais que la valeur de l'enfant soit conservée quelle que soit la décision finale des parents (interruption de grossesse ou naissance).

Le Dr Molenat insiste ensuite sur la manière d'organiser la rencontre avec les parents, sur le rôle relais du praticien et sur l'aide psychologique nécessaire.

Le Quotidien du Médecin 18/11/03

 

Revue de presse du mardi 18/11/03

Article précédent

Article suivant

Médecin et patients : quelle aide à la décision ?

Le 21 novembre prochain, le Centre éthique clinique de Cochin fête ses 1 ans. Ce centre, créé au sein de l'Assistance Publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP), intervient à la demande du corps médical ou des patients sur les situations "éthiquement" délicates qu'il faut traiter en temps réel. Entre le 15 septembre 2002 et le 15 septembre 2003, le Comité a été saisi 50 fois.
10 demandes proviennent de l'équipe de chirurgie digestive de Cochin souvent confrontée à la question du don d'organe de son vivant. Par exemple, dans le cas d'un père ou d'une mère qui veut donner une partie de son foie à son enfant malade, le Centre vérifie que le consentement des donneurs est bien "libre" de toute contrainte extérieure.
Des 40 autres demandes, 2/3 viennent du corps médical et 1/3 des patients. Une dizaine de demandes concerne la fin de vie.  Les autres portent sur des sujets plus divers comme l'assistance médicale à la procréation, les stratégies thérapeutiques ou l'accès aux tests génétiques.

Aux Etats-Unis, les hôpitaux font appel depuis une trentaine d'années à des "éthiciens", une profession qui est née au moment des civil right (droits des malades). Depuis 1992, une loi fédérale oblige la création de comités d'éthique dans tous les hôpitaux. Jusqu'à maintenant, ils étaient surtout interrogés sur des questions de fin de vie. Aujourd'hui, de plus en plus fréquemment, ils sont confrontés aux problèmes posés par les diagnostics génétiques prénataux. Comme le cas de ce couple de sourds qui demande l'usage de ces diagnostics pour s'assurer que leur enfant est sourd car dans le cas contraire il déciderait d'avorter.

A la question "le médecin a-t-il besoin d'une aide à la décision", deux médecins répondent :
- Le Dr Dominique Chauveau, néphrologue à l'hôpital Necker, montre que le médecin, en particulier dans sa spécialité, doit faire face à de nombreux choix. Par exemple, "veut-on privilégier des techniques coûteuses destinées à un petit nombre de patients jeunes ? ou des techniques moins coûteuses pour un plus grand nombre de personnes âgées ?". Face à de tels cas, le Dr Chauveau estime que "les équipes médicales ont tout intérêt à s'ouvrir à d'autres connaisseurs de l'homme".
- Le Pr André Lienhart, chef de service d'anesthésie de l'hôpital Saint Antoine, s'inquiète de la place que pourrait prendre ces "éthiciens de garde" dans un cadre où le recours à l'assistance extérieure deviendrait systématique au détriment de la réflexion que doit mener chacun (médecins et patients) sur ces questions. "Si le médecin a besoin de ne pas être seul dans sa réflexion, il y a un moment où il doit assumer sa responsabilité". Il favoriserait plutôt des lieux de discussion sur des problèmes que chacun est amené à rencontrer comme le fait l'espace éthique de l'AP-HP afin d'homogénéiser les pratiques tout en élaborant une réflexion qui bénéficie à tous.

 La Croix (Marianne Gomez) 18/11/03

 

Revue de presse du mardi 18/11/03

Article précédent

Article suivant

Génétiquement incorrect

Dans son ouvrage "Génétiquement incorrect", Gilles-Eric Séralini, professeur de biologie à l’université de Caen, va à l'encontre des points de vue de la majorité des scientifiques, industriels ou multinationales sur des sujets comme les OGM, le clonage, la brevetabilité du vivant.... Son livre est une critique scientifiquement argumentée qui ne prône pas "de tout arrêter mais d’assurer une progression intelligente". Il propose une "science, qui doit se tenir debout, sans la contrainte ni l’obsession d’être immédiatement rentable, veillant tel un guetteur sur l’écosystème et l’humanité".
 

"Génétiquement incorrect" de Gilles-Eric Séralini, Flammarion.

 La Croix (Denis Sergent) 18/11/03

 

Revue de presse du mardi 18/11/03

Article précédent

Revue suivante

Suicide : une nouvelle inégalité ?

Marcela Iacub, juriste et chercheur au CNRS, dresse un historique du suicide au cours de ces derniers siècles.
Pour elle, l'absence de loi sur l'euthanasie et le suicide assisté "constitue une forme de discrimination entre les personnes qui peuvent se tuer toutes seules et celles qui ont besoin pour le faire d'assistance".

Libération 18/11/03

 

 

Abonnez-vous à la revue de presse quotidienne et/ou au bulletin mensuel, c'est gratuit !