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Revue de presse du mardi 04/11/03

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Espagne : réforme de la loi sur la procréation assistée

Le 16 octobre dernier, le parlement espagnol a voté la réforme de la loi sur la reproduction humaine assistée de 1988.

Selon la loi de 1988, les embryons surnuméraires étaient conservés pendant 5 ans dans des cliniques de procréation assistée mais leur devenir au delà de cette période n'était pas précisé. La recherche sur ces embryons n'était pas autorisée.

La réforme prévoit d'autoriser la recherche sur les embryons surnuméraires dont le "stock" est estimé entre 30 000 et 200 000... Ces embryons devraient être transférés à une banque nationale autonome. Dans le cadre des fécondations in vitro, le nombre d'ovules fécondés pour être réimplantés serait limité à 3.

04/11/03

 

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L'Académie Pontificale des Sciences a 400 ans

A l'occasion du 400ème anniversaire de l'Académie Pontificale des Sciences, le quotidien La Croix, dans son dossier "Sciences & Ethique", revient sur cette première Académie dédiée aux sciences. D'abord appelée Académie des Lynx, son appellation actuelle lui est donnée par le pape Pie XI qui la dote d'un texte fondateur dans lequel il explique : "il n'est pas question d'honorer d'un titre académique les catholiques qui se sont adonnés à la science, mais bien d'honorer la science comme source de vérité".

Aujourd'hui, ce sont environ 80 chercheurs de sciences exactes et naturelles, dont 25 prix Nobel, originaires de 30 pays qui composent l'Académie Pontificale des Sciences. Le but de l'Académie est de fournir au Pape l'état des recherches scientifiques en faisant débattre les meilleurs spécialistes quelque soit leur origine, leur domaine d'investigation scientifique ou leur religion. Nicole Le Douarin, embryologiste, professeur de biologie du développement au Collège de France, académicienne et conseillère à l'Académie Pontificale, explique "l'Académie ne s'interdit aucun sujet de réflexion".

Tous les 2 ans, l'Académie tient une session plénière sur des thèmes généraux comme "la responsabilité de la science", "les usages du génie génétique", et un colloque scientifique dont le thème sera, pour son 400ème anniversaire, "les cellules souches". Deux fois par an, une vingtaine de scientifiques se retrouvent pour des semaines d'études avec des sujets plus pointus comme "les macromolécules d'intérêt biologique", "le problème biologique du cancer"....

Les contributions majeures de l'Académie furent notamment ses travaux sur le dangers des armes nucléaires et sur la détermination du "moment exacte de la mort". Ainsi en décembre 1981, 3 membres du groupe de travail sur les conséquences de l'emploi des armes nucléaires (le Pr Jérôme Lejeune, M. Marini-Bettolo et le prix Nobel Christian de Duve) étaient dépêchés par le pape Jean Paul II auprès du président de l'URSS, Léonid Brejnev, qui recevait pour la première fois des envoyés du Pape.

La Croix (Denis Sergent, Yves Pitette) 04/11/03

 

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Clonage : un "crime contre l'humanité" ?

Marcela Iacub, juriste et chercheur au CNRS, revient sur la dénomination "crime contre l'humanité" attribuée au clonage dans le projet de révision des lois de bioéthique. Elle ironise sur "l'inventeur" de cette "catégorie criminelle baroque", à savoir le ministre de la Santé Jean-François Mattéi, qui punit plus fortement le fait de donner naissance à un clone que le fait de le tuer. Pour elle, ce qui doit être protégé n'apparaît pas clairement dans cette nouvelle dénomination pénale. C'est comme si il y avait un "crime" sans victime car si ce "crime" protège l'appartenance de la personne à l'espèce humaine, cela signifierait-il qu'un clone ne soit pas doté du statut d'être humain ?

Marcela Iacub voit dans cette dénomination une volonté non de "protéger les individus d'un mal qui leur serait fait" mais de protéger "une entité collective qui serait définie par la reproduction sexuelle".

"N'est-il pas inquiétant que l'Etat s'autorise à distribuer des peines aussi lourdes pour punir ce qui n'est après tout qu'une technique procréative, au détriment de toute prise en considération de l'intérêt des individus eux-mêmes ?"

Libération (Marcela Iacub) 04/11/03

 

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Livre : "Qu'est ce que mourir ?"

Sept chercheurs (biologiste, historien, sociologue, philosophe, etc) posent la question du "mourir".
Comment la biologie et la médecine contemporaines définissent-elles la mort ? Les travaux sur le "suicide cellulaire" doivent-ils nous conduire à voir la mort comme étant indispensable à la vie ? Sur quels fondements la définition médicale de la mort repose-t-elle ?...

La réalisation de cet ouvrage, intitulé "Qu'est ce que mourir ?", a été dirigée par Jean-Claude Ameisen, professeur d'immunologie à l'université Paris VII, hôpital Bichat et président du Comité d'éthique de l'Inserm, Danièle Hervieu-Léger, directrice du Centre d'études interdisciplinaires des faits religieux et de l'EHESS ainsi qu'Emmanuel Hirsch, directeur de l'Espace éthique de l'AP-HP et professeur d'éthique médicale à la faculté de médecine de Paris Sud.

"Qu'est ce que mourir ?", éd. Le Pommier.

La Croix 04/11/03

 

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