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Mercredi 19 mars 2003

Revue de presse du 19/03/03
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J.F. Mattei : suivre les enfants issus d'AMP
Hier, le ministre de la Santé, Jean-François Mattéi, lors d'une audition à l'Assemblée, a amendé le projet de loi sur 2 points.
La future agence de la biomédecine pourrait être chargée de mettre en place un suivi des activités d'assistance médicale à la procréation (AMP). Cette mission "AMP vigilance" devrait évaluer l'état de santé des enfants nés par AMP mais aussi celui de la mère soumise aux techniques de stimulation ovarienne et des donneurs de gamètes. Cette mesure est proposée alors que de récentes publications scientifiques font état de risques de malformations chez les enfants nés par fécondation in vitro (cf. revues de presse du 24/01/03 et 30/01/03). Le Comité consultatif national d'éthique (CCNE) vient de publier un avis sur l'Icsi dans lequel il estime qu'il est "du devoir de la société de s'assurer de l'innocuité des techniques de FIV" (cf. revue de presse du 24/02/03). 
Jean-François Mattéi a demandé que les crédits du CCNE soient rattachés au budget du premier ministre.

La Commission des affaires sociales recevra les amendements sur le projet de loi dès la semaine prochaine. Certains parlementaires souhaitent revenir sur l'interdiction du clonage thérapeutique dont Alain Claeys (PS, Vienne) et Jacques Barrot, président du groupe UMP.

Pour des raisons de calendrier parlementaire, l'examen de la loi de bioéthique prévu début avril à l'Assemblée est repoussé d'un mois.
Lire en ligne le compte rendu de l'audition de Jean-François Mattéi devant la Commission des affaires culturelles, familiales et sociales.

La Croix (Marianne Gomez) 19/03/03

 

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Greffe de cellules souches in utero
Le 13 et 14 mars derniers se tenait à Lyon le 6ème Congrès international sur les greffes de cellules souches in utero et la thérapie génique in utero.

En 1988, le Pr Jean-Louis Touraine, spécialiste d'immunologie à Lyon, réalisait la première greffe de cellules souches foetales in utero sur un foetus malade. La technique consiste à prélever soit des cellules de moelle osseuse d'un foetus mort, soit des cellules de sang de cordon d'un fœtus à la naissance pour les transférer à un foetus malade in utero. Après 15 ans de recul sur cette pratique, des améliorations ont été constatées chez certains foetus traités pour des maladies immunitaires, mais aucune guérison totale n'a été obtenue.

Lors du Congrès, des chercheurs américains ont fait part de leurs travaux de thérapie génique in utero. Les essais menés sur la brebis ont montré que des traces du gène vecteur avait été retrouvées dans les cellules germinales des animaux traités. Cela signifie que la modification génétique se transmettrait à la descendance ce qui constitue, selon, Didier Sicard, président du Comité Consultatif national d'éthique et présent au congrès, "un frein majeur" au développement de cette technique. 

Le Quotidien du Médecin (Caroline Faesch) 19/03/03

 

 

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