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Lundi 17 mars 2003

Revue de presse du 17/03/03
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Le "manifeste éthique" de l'Académie pontificale pour la Vie
L'Académie pontificale pour la Vie propose une forme de "manifeste éthique" pour une médecine "humanisée" à l'intention des médecins et des chercheurs dans le domaine de la biomédecine.

Ce manifeste est composé de 7 engagements :

  • "Je m'engage à suivre une méthodologie de recherche caractérisée par la rigueur scientifique et une grande qualité de publication.
  • Je n'adhérerai pas à des travaux dans lesquels je pourrais me trouver en conflit d'intérêts personnel, professionnel ou économique.
  • Je reconnais que la science et la technologie doivent être au service de la personne, dans le plein respect de sa dignité et de ses droits.
  • Je reconnais et respecte toute recherche, ainsi que leurs applications, qui doivent se fonder sur le principe de 'bonté morale', c'est-à-dire une vision correcte de la double dimension de l'homme, corporelle et spirituelle.
  • Je reconnais que tout être humain, du premier moment de son existence (processus de fécondation) à sa mort naturelle, a droit au respect absolu et inconditionnel de toute personne, en vertu de sa dignité spécifique.
  • Je reconnais l'utilité et l'obligation d'une expérimentation sérieuse et responsable sur l'animal, menée selon les règles éthiques, avant que ses résultats ne soient appliqués à l'homme, ainsi que le devoir de préserver la vie et la santé humaines.
  • Je reconnais la légitimité de l'expérimentation clinique appliquée à l'homme, mais à des conditions précises, en premier lieu la sauvegarde de la vie et de l'intégrité physique des personnes qui y sont soumises. Elle doit être toujours précédée par une information complète et correcte quant à sa signification et ses conséquences".

Les médecins et chercheurs peuvent y adhérer par e-mail (pav@acdlife.va), par fax (++ 39 06 69 88 20 14) ou par courrier (Académie pontificale pour la Vie - Via della Conciliazione, 3 - 00193 Roma - Italie).

Zenit 15/03/03

 

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 "L'embryon comme patient"

Les médecins catholiques italiens ont publié un document "l'embryon comme patient" dans lequel ils défendent l'embryon sur le plan éthique et juridique. Le texte rappelle les principes éthiques contre l'utilisation commerciale et industrielle de l'embryon humain qui est une "réalité biologique définie avec une identité pas seulement génétique".

En cas de fausses couches, les médecins ne voient pas d'oppositions éthiques aux transplantations. Le Pr. Adriano Bompiani, directeur de Centre international Paul VI - UCSC, explique que "si l'individu est mort, mais biologiquement "vital", il n'y a aucune difficulté à considérer cette transplantation comme un prélèvement à partir d'un cadavre" et précise qu'"il faut le consentement explicite de la mère pour ce don. La transplantation peut de toute façon être effectuée du moment que la fausse couche a lieu avant le troisième mois. Après cette limite, on se heurterait à un rejet".

Zenit 15/03/03

 

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Livres
Deux ouvrages sont publiés sur la question de l'évolution du système de santé et sur les relations entre les principaux acteurs : le médecin, le patient consommateur et le politique. 

"Doit-on soigner une maladie ou un malade ?" est un ouvrage de Jean-Pierre Alix (secrétaire général du Mouvement universel pour la responsabilité scientifique), Laurent Degos (hématologue) et Dominique Jolly (fondateur de l'Institut d'études des politiques de santé). 
Laurent Degos y rappelle la double mission du médecin "il détient un savoir, qu'il est tenu de mettre à jour, mais est aussi un être de relation avec son malade". Le médecin "soigne un malade et non une maladie". Pour lui, le malaise du système de santé est notamment dû à la manière dont les pouvoirs publics perçoivent le médecin, comme "un délivreur d'ordonnances, d'arrêts de travail ou de certificats". 
"Doit-on soigner une maladie ou un malade ?" de Jean-Pierre Alix, Laurent Degos, Dominique Jolly, ed. Medecine-Sciences Flammarion.

Bernard Hoerni, cancérologue, livre ses réflexions sur les "discordances entre les attentes des patients et de la société, bercés par des messages spectaculaires, et les réponses apportées par le système de soins". Il rappelle que l'incertitude est une notion importante en médecine, elle est "non seulement une composante de notre condition mais aussi un élément constitutif de notre liberté". Pour que le triangle hippocratique demeure, il appelle à construire de "nouvelles alliances médicales" afin de concilier "savoir-être" et "savoir-faire". 
"Les nouvelles alliances médicales" de Bernard Hoerni, ed. Flammarion.

Le Quotidien du Médecin (Dr Caroline Martineau) 17/03/03

 

 

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