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Vendredi 7 mars 2003

Revue de presse du 07/03/03
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Episcopat suisse : respecter la dignité humaine de l'embryon 

Le groupe de travail "bioéthique" mandaté par la Conférence des évêques suisses (CES) a remis aux parlementaires fédéraux ses conclusions dans le cadre des débats de la loi sur la recherche sur les cellules souches embryonnaires.

A l'issue de son assemblée, la CES a condamné l'utilisation des embryons à des fins scientifiques. Elle a rappelé que l'embryon doit être considéré comme un "individu à part entière" qui, à ce titre, a dès le début "des droits inaliénables et absolus" comme le respect de sa dignité humaine. Les évêques ont déclaré : "par respect de la dignité humaine de l'embryon, il est moins grave de laisser mourir un embryon in vitro qui n'est pas implanté, parce que surnuméraire, que de l'utiliser à des fins scientifiques". Sur l'utilisation des embryons surnuméraires, la CES a montré qu'il n'existe pas de solution satisfaisante aux problèmes causés par la fécondation in vitro. 

Edicom 06/03/03

 

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Suisse : euthanasie dans les maisons de retraite

En 1999, la municipalité de Zurich avait proposé d’autoriser les pensionnaires des maisons de retraite de la ville à avoir recours à l’euthanasie. Après de vifs débats, le texte était entré en vigueur le 1er janvier 2001. Pour que sa demande d'euthanasie soit acceptée, le patient doit être capable de discernement, il ne doit pas subir la pression d’un tiers et ne doit pas souffrir d’une maladie psychique. 

Un premier bilan vient d’être établi. Huit cas d’euthanasie (soit un pensionnaire sur mille) ont été enregistrés.
La polémique continue de gronder. Ainsi l’association Dignitas a-t-elle défrayé la chronique fin 2002 pour avoir aidé à mourir des étrangers venus spécialement à Zurich. D’autres municipalités des cantons de Vaud et de Neuchâtel envisagent toutefois d’adopter des réglementations similaires.

La Croix (Ariane Gigon Bormann) 07/03/03

 

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Les dangers de la stérilisation des personnes handicapées

Henri Faivre, représentant des mouvements français au sein du Forum européen des personnes handicapées et père d'une fille lourdement handicapée, revient sur la stérilisation des personnes handicapées et sur la manière dont est abordée la vie affective et sexuelle de ces personnes.

Lors de la révision de la loi Veil avait été discutée la question de la stérilisation des personnes handicapées. Le texte étudié par le législateur proposait de donner aux juges des tutelles la décision de stérilisation éventuelle de toute personne sous tutelle ou sous curatelle. "Ce texte nous a semblé extrêmement dangereux" car il n'est pas sûr que la personne concernée pourra vraiment faire entendre sa voix.

Pour Henri Faivre, le problème de la stérilisation serait moins présent "si le système institutionnel français d'hébergement des personnes handicapées adolescentes et adultes était plus respectueux qu'il n'est de la vie privée". La mixité a été imposée comme règle absolue sans prendre en compte les conséquences que cela pouvait avoir sur des personnes influençables et fragiles. 

Quant à l'information des personnes handicapées sur la vie affective ou sexuelle, elle devrait s'organiser autour de la personne même et non selon l'idéologie qui fait de la vie affective et sexuelle un droit au plaisir. Car "la vie affective n'est pas centrée sur le moi et elle tient sa richesse de la relation interpersonnelle, condition de la fécondité de l'amour".

France Catholique (Michel Emmanuel) 07/03/03 

 

 

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