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Revue de presse du vendredi 23/05/03
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Les coulisses du clonage

Le magazine L'Express a mené l'enquête auprès des laboratoires étrangers qui discrètement se livrent à des expérimentations sur le clonage.
La Chine autorise le clonage thérapeutique. Le Pr Lu Guangxiu, à l'origine du premier bébé-éprouvette chinois (1988), aurait réussi avec son équipe de l'institut Xiangya à cloner 5 embryons qui se seraient développés normalement pendant 5 jours. Ces expériences auraient été soumises à une revue scientifique prestigieuse. Pour aboutir à ces 5 embryons, 90 tentatives ont été nécessaires ...

L'institut Xiangya est un grand centre de procréation assistée qui réalise plus de 600 fécondations in vitro par an. Les chercheurs de l'institut utilisent les ovules que les femmes acceptent de donner selon un formulaire par lequel elles font don d'une partie de leurs ovules à la recherche. Le Pr Lu explique que ce consentement écrit vaut également pour l'utilisation des cellules du cumulus entourant l'ovule.

En Turquie, les chercheurs du centre de reproduction assistée de l'hôpital du Mémorial (Istambul) utilisent également les ovules des 1200 femmes venant pour un traitement chaque année. Celles-ci les donnent "pour la recherche". La directrice, le Dr Semra Kahraman, précise que seuls les ovules "rebelles", qu'aucun spermatozoïde n'a pu pénétré, ou immatures sont utilisés.

Quant au Pr Antinori dans sa clinique romaine, il a pris en charge, en 12 ans, 1150 patientes ménopausées. 390 enfants sont nés en bonne santé. L'association qu'il a créée, Association mondiale de médecine reproductive (Warm), est présentée comme "un réseau international d'une quarantaine de scientifiques qui font de la recherche sur le clonage animal et humain". S'y retrouvent en fait 18 membres de 10 nationalités dont sa femme, sa fille, son gendre, un ex-médecin iranien de sa clinique et un de ses associés allemands ainsi que le turc Moncef ben Khalifa, docteur en biologie de reproduction assistée dans le centre du Dr Kahraman...

L'Express 22/05/03

 

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Maria Böhmer : la bioéthique au delà des clivages politiques

Le journal La Croix accorde une interview à Maria Böhmer, initiatrice du groupe franco - allemand sur la bioéthique (cf. revue de presse du 21/05/03), vice présidente du groupe CDU-CSU au Bundestag et responsable des questions de bioéthique au parti conservateur allemand. Pour elle, "les défis de la bioéthique posent de vrais problèmes de conscience" qui "dépassent les clivages politiques".

L'un des objectifs du groupe est de relancer l'initiative franco-allemande pour faire voter à l'ONU une interdiction internationale du clonage. A l'occasion des différends sur le financement de la recherche sur les cellules souches embryonnaires dans le cadre du 6ème programme cadre européen, Maria Böhmer aimerait que soient prises en considération les différentes législations nationales. Par exemple, la recherche sur l'embryon est interdite en Allemagne. "Il ne serait pas imaginable qu'avec des fonds allemands, on finance dans d'autres pays européens, des projets de recherche interdits chez nous".

La Croix (Blandine Milcent) 23/05/03

 

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Jean Paul II : protéger l'embryon

Le pape Jean Paul II a demandé au parlement italien de conclure le travail législatif en cours de discussion sur "les droits de l'enfant non encore né". Jean-Paul II souhaite voir ce processus législatif arriver rapidement à son terme de façon à établir "le principe selon lequel l'intérêt de l'enfant l'emporte sur celui des adultes, lorsque le droit du premier est menacé par le désir des autres". Le pape a insisté sur le fait que ce droit s'applique à tous les enfants, indépendamment de leur mode de conception. A ce propos Jean-Paul II a rappelé que les "méthodes artificielles" restent "inacceptables moralement".

Le pape a redonné la position de l'Église à ce sujet et a cité son encyclique l'Évangile de la vie où il demande aux femmes de se faire les "promotrices de l'alliance entre la femme et la vie, mais aussi d'un nouveau féminisme qui, sans tomber dans la tentation de recourir à des modèles masculins, sache reconnaître et exprimer le véritable génie féminin dans toutes les circonstances de la vie sociale, et dépasser toute discrimination, violence et exploitation".

Jean-Paul II a rappelé la réflexion de Mère Teresa : "l'avortement est le principe qui met en danger la paix mondiale". Il a expliqué qu'il n'y a pas de "paix véritable sans le respect de la vie, surtout si elle est innocente et sans défense comme dans le cas des enfants à naître". "Une cohérence élémentaire exige que ceux qui recherchent la paix défendent la vie. Aucune action en faveur de la paix ne saurait être efficace sans une forte opposition aux attaques contre la vie à tous ses stades".

Le pape a recommandé en substance une grande pédagogie afin que "tous, croyants et non-croyants, comprennent que la sauvegarde de la vie humaine dès sa conception constitue la condition fondamentale d'un avenir digne de l'homme".

La Croix 23/05/03 - Le Quotidien du Médecin 26/05/03 - Zenit

 

 

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