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Revue de presse du mardi 13/05/03
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Myopathie : un remède avec les cellules adultes ?

Une équipe française du Laboratoire de neurogénétique de l'Inserm a montré l'effet protecteur des cellules souches musculaires de l'adulte, appelées cellules satellites, dans des cas de maladie musculaire dégénérative d'origine génétique. Les chercheurs ont démontré l'influence positive de ces cellules souches sur l'amélioration des performances motrices et la survie de souris présentant une myopathie chronique d'origine génétique.
En agissant contre la paralysie progressive de souris souffrant d'une maladie musculaire dégénérative, ces cellules révèlent leur remarquable capacité de réparation.

Pour l'équipe de recherche, ces résultats sont suffisamment révélateurs pour développer une stratégie thérapeutique des myopathies avec ces cellules souches, en se servant de la souris comme modèle de la maladie humaine.

Lire le résumé de l'article paru dans le Journal of Cell Biology du 12 mai 2003

Radio Canada 12/05/03 - Le Quotidien du Médecin (Elodie Biet) 13/05/03 - La Croix (Denis Sergent) 15/05/03

 

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Médecine : vers une judiciarisation à l'américaine ?

De nombreux médecins français, en particulier les chirurgiens et les obstétriciens, dénoncent une "judiciarisation" croissante de la médecine qui petit à petit dirige la France vers une situation à l'américaine.

Aujourd'hui, sur 500 millions d'actes médicaux en France, on estime entre 10 000 et 20 000 le nombre d'accidents. Pour Pierre Villeneuve, chef du service des études juridiques à l’Assistance publique des hôpitaux de Paris (AP-HP), le nombre d'actions contentieuses, au sein de l'AP-HP, augmente lentement : 1078 réclamations en 2000, 1170 en 2001 et 1 220 en 2002. Selon Nicolas Gombault, directeur général adjoint du Sou médical, "ce qui augmente, c'est surtout le montant des indemnisations".

Marqués par l'arrêt Perruche, bon nombre de médecins dénoncent une attitude consumériste des patients qui "exigeraient une obligation des résultats à la médecine" et de la société qui "n'accepterait plus la moindre imperfection".
Certaines associations de malades se félicitent de cette nouvelle situation qui permet aux "usagers de santé" d'exercer leurs droits estimant que "le système a fonctionné sur la spoliation des droits des victimes".

Jean Langlois, président du Conseil de l'ordre, craint qu'en raison de ce malaise "les médecins (n')en viennent à privilégier une médecine préventive". Le professeur Nisand montre que cette modification des pratiques est déjà une réalité au vu de la forte augmentation du nombre d’examens complémentaires réalisés non dans l’intérêt du patient mais dans celui du médecin. Ainsi, "pour ne pas risquer de se voir reprocher une trisomie 21, beaucoup de médecins préfèrent par exemple prescrire une amniocentèse même si cet examen est à l’origine de 1 % de fausses couches". Selon lui, "si on ne met pas un frein à cette judiciarisation, on risque d’aboutir à la même situation qu’aux États-Unis où il vaut mieux n’avoir pas opéré quelqu’un en urgence plutôt que d’être déclaré responsable de sa mort".

La Croix (Pierre Bienvault) 13/05/03

 

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Autopsies : la nouvelle loi de bioéthique

Les lois de bioéthique de 1994 ont été les premières à encadrer la pratique des autopsies en rendant obligatoire le consentement du patient ou de sa famille. Depuis, le nombre d'autopsies a fortement baissé. Ainsi, le projet de loi de bioéthique, actuellement en discussion, prévoit que le consentement reste la règle mais que les médecins puissent passer outre un refus "s'il y a une raison impérieuse de santé publique". 

Le Dr Véronique Fournier rappelle la grande nécessité des autopsies notamment pour la recherche sur les maladies dégénératives du système nerveux. Remarquant que la confiance des familles est entravée par le scandale britannique des prélèvements illégaux de cerveaux humains (cf. revue de presse du 12/05/03), elle rappelle qu'il "ne faut pas aller contre le souhait des familles. Quand on se donne le temps d'expliquer on convainc presque toujours". "Respectons les malades, ils respecteront la médecine".

 Libération (Eric Favereau) 13/05/03

 

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Suicide assisté : opposition des médecins britanniques

La loi britannique, "The Patient (Assisted Dying) Bill", devrait être de nouveau examinée le mois prochain à la Chambre des Lords. Elle devrait permettre à un malade adulte en phase finale de recevoir des médicaments pour l'aider à mourir. Deux médecins devront confirmer le diagnostic en accord avec le patient qui considèrerait ce traitement comme "un soin hospitalier"...

Selon des recherches présentées au Parlement britannique, les 3/4 des médecins (74 %) refuseraient de participer à des suicides assistés si cette pratique était légalisée. D'après une enquête menée auprès de 1 000 médecins britanniques, la majorité considère qu'il deviendrait impossible de fixer les limites à l'euthanasie.

48% des médecins interrogés ont répondu qu'aucun patient ne leur avait fait de demande d'euthanasie ces 3 dernières années, 37% ont répondu que moins de 5 personnes leur avait fait une telle demande et seulement 2% des médecins ont répondu avoir plus de 10 demandes d'euthanasie depuis trois ans.

Daily Telegraph (Sarah Womack) 13/05/03

 

 

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