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Revue de presse du mardi 24/06/03
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Avortement : l'arrêt Roe v/ Wade controversé

L'avortement a été légalisé aux Etats-Unis en 1973 par l'arrêt Roe versus Wade.
Norma McCorvey, connue sous le pseudonyme de Jane Roe, a demandé la réouverture de son procès et le renversement de la loi Roe versus Wade. Pour cela elle a reçu plus de 1000 déclarations sous serment de femmes qui attestent avoir subi un traumatisme physique, émotionnel et psychologique suite à leur avortement.

En 1973, âgée d'à peine 20 ans, elle est enceinte pour la troisième fois et est renvoyée de chez elle. Sans ressource, elle est orientée vers deux jeunes avocates. Celles-ci sont à la recherche de "la" jeune femme dont l'histoire servirait à une procédure pour que l'avortement soit légalisé aux Etats-Unis. Elles vont utiliser Jane Roe comme flambeau pour la légalisation de l'avortement. A cette fin, Jane Roe fut convoquée une fois au tribunal (mais ne fut jamais entendue par un juge). Quelques mois plus tard, l'arrêt Roe versus Wade fut adopté. Norma McCorvey, alias Jane Roe, n'a pas avorté et a accouché quelques mois plus tard.

Aujourd'hui, elle dénonce le fait d'avoir été "exploitée" pour faire légaliser l'avortement et de n'avoir jamais été informée sur la réalité de l'avortement. Elle estime porter "une responsabilité écrasante" pour les 35 millions de bébés avortés depuis l'arrêt Roe v/ Wade. Elle demande à ce que soit donné au mot "avortement" une définition claire et publique : "mise à mort d'un être humain". Pour elle, la Cour suprême doit se prononcer sur la question du début de la vie.

De même, le Dr Bernard Nathanson, un des investigateurs du lobby pro-avortement Naral, explique comment dans les années 70 pour gagner l'opinion publique, il la manipulait par des chiffres fictifs : "nous savions que les avortement illégaux provoquaient chaque année la mort de 200 à 250 femmes, aux média nous annoncions 10 000". Aujourd'hui, le Dr Nathanson marche aux côtés des manifestants contre l'avortement...

Houston Chronicle 18/06/03 -

 

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Culture de coeur d'embryons avortés

Des médecins de l'hôpital de Shenyang (Nord est de la Chine) ont mis en culture un coeur d'un embryon humain avorté de 53 jours.

Le Dr Wang Tong a extrait le coeur vivant de l'embryon puis l'a placé dans une boîte de culture le 5 juin dernier. Quand l'annonce a été faite, 13 jours plus tard, le coeur battait toujours. Selon le Dr Wang Tong la valve du coeur grandit et se développe convenablement.

Le Dr Wang explique que précédemment, son équipe était arrivée à maintenir pendant 9 jours le coeur d'un embryon avorté à 42 jours.

 People Daily 19/06/03

 

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Principe de précaution

Le quotidien La Croix consacre son dossier "Sciences & Ethique" au "principe de précaution".
Ce principe, dont l'inscription dans la Constitution est actuellement en discussion, s'applique à de nombreux domaines : environnement, santé publique, sécurité alimentaire, ...

Dans le domaine de la santé publique le "déclic" a été l'affaire du sang contaminé car, explique le Pr Jacques Drucker, "ce drame a en effet mis en lumière d'inconstatables défaillances dans la sécurité du système des soins, l'évaluation des risques et la communication scientifique". Directeur du Réseau national de santé publique, aujourd'hui devenu l'Institut de veille sanitaire, le Pr Drucker explique que ce nouvel état d'esprit a permis de replacer au coeur de la décision politique des impératifs de santé publique jusque là occultés par des impératifs lucratifs. Un vaste réseau d'agences de veille s'est également mis en place ce qui fait que la France a un des dispositifs d'évaluation des risques sanitaires les plus performants au monde.

Le Pr Philippe Kourilsky, directeur général de l'Institut Pasteur, met en garde contre l'exploitation abusive du principe de précaution qui est utilisé "davantage pour gérer l'image du risque que le risque lui même".

Enfin si pour certain, l'usage du principe de précaution freine la recherche, le philosophe Dominique Bourg montre qu'au contraire, ce principe active la recherche car il "contraint à produire de la connaissance en vue de mieux cerner le risque".

La Croix (Pierre Bienvault) 24/06/03

 

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Les OGM au cœur du débat

Mi-mai, les Etats-Unis décidaient de lancer un recours auprès de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) contre le moratoire de l’Union européenne sur les plantes transgéniques. Lors d'une réunion à Genève le 19 juin, ils confirmaient leur volonté de poursuivre la procédure. Rappelons que quelques jours avant, le programme des Nations Unies pour l'environnement (UNEP) annonçait l'entrée en vigueur à partir du 11 septembre 2003 du protocole de Carthagène sur la biosécurité contre lequel les Etats-Unis s'opposaient (cf. revue de presse du 17/06/03).

Les Etats-Unis reprochent à la position européenne de manquer de fondement scientifique alors que les européens invoquent l’incertitude sur les effets à long terme des OGM sur la santé et l’environnement.

Par ailleurs, le Parlement européen doit adopter définitivement le 2 juillet prochain deux règlements sur l’étiquetage et la traçabilité des produits transgéniques. Ce vote devrait ouvrir la voie à une levée du moratoire adopté en juin 1999 par les ministres européens.

Le Monde (Hervé Kempf) 24/06/03

 

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Stérilisations illégales de personnes handicapées

Julien Gardner, avocat public de l'Etat du Victoria (Australie), dénonce dans la revue The Age les stérilisations illégalement pratiquées chez des jeunes filles et des femmes handicapées de cet Etat. Pour lui, ces faits sont très graves car ils remettent en cause les droits de l'homme.

Déjà un rapport gouvernemental en 2001 avait montré que les autorités compétentes ne connaissaient pas le nombre de stérilisations illégales pratiquées sur des personnes handicapées mentales.

The Age 16/06/03

 

 

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