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Revue de presse du mardi 17/06/03
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Procréation assistée : premier bébé français né par maturation in vitro
Selon le Parisien, le Pr René Frydman et son équipe de l'hôpital Antoine Béclère aurait permis à une femme d'avoir un enfant par "maturation in vitro". Ainsi, serait née Iris la semaine dernière le premier bébé français issue de cette technique.

La "maturation in vitro" consiste à développer en éprouvette les ovocytes (ovules non matures) en ovules avant fécondation par un spermatozoïde. Puis l'oeuf est implanté dans l'utérus. Dans le cas de fécondations in vitro classiques, la maturation de l'ovocyte se fait naturellement dans l'ovaire par stimulation hormonale.
Jusqu'à présent, quelques naissances issues de cette technique ont été obtenues en Australie et au Canada. La technique était peu employée en raison de son taux d'échec élevé. D'autres bébés, conçus par maturation in vitro, devraient naître au cours des semaines prochaines à l'hôpital Béclère, plusieurs femmes ayant participé au protocole mis en place par le Pr. Frydman.

Interrogé sur cette naissance, le biologiste Jacques Testart, "père" d'Amandine, premier bébé éprouvette, trouve que pratiquer la maturation in vitro directement chez l'humain, sans passer par des expériences sur le singe, est dangereux."On prend peut-être le risque de créer des anomalies chez ces enfants. Et en donnant ainsi la possibilité de créer facilement des ovules, on ouvre la voie au clonage, car ce qui est difficile pour les apprentis-cloneurs, c'est de trouver des ovules disponibles".

Le Parisien (Marc Payet) 17/06/03 - Nouvelobs 17/06/03 - Libération (Julie Lasterade) 18/06/03 - La Croix (Denis Sergent) 18/06/03 - Le Monde (Sandrine Blanchard) 19/06/03 - Le Quotidien du Médecin (Dr Isabelle Catala) 19/06/03 - Le Figaro (Jean-Michel Bader) 20/06/03

 

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Jacques Testart réclame une "pause éthique"
Le journal Libération consacre sa dernière page à un portait de Jacques Testart.

Jacques Testart est biologiste et "père" de la première fécondation in vitro française qui a abouti à la naissance d'Amandine en 1982. Mais il n'était pas dans la salle d'accouchement, laissant la place au gynécologue René Frydman qui depuis est aux yeux du public le père d'Amandine. "C'est un cuisant sentiment de dépossession" commente Testart. Il explique que le biologiste et le gynécologue constituent un tandem dans les cas de procréation assistée : le biologiste réalise la fécondation en éprouvette, le gynécologue prélève les ovules, implante l'oeuf et assure l'accouchement. J.Testart précise d'ailleurs que "la FIV est un acte de biologie pas de médecine".

Dans le cas de Jacques Testart et René Frydman, le tandem n'a pas survécu aux profondes divergences qui les séparent. Alors que René Frydman défend le tri sélectif des embryons, Jacques Testart met en garde contre un "eugénisme mou" et s'oppose au dépistage génétique, au clonage thérapeutique et aux OGM. Aujourd'hui, il dit "postuler pour le droit à la non-recherche", "à la pause éthique".

Libération (Laure Noualhat) 17/06/03

 

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OGM :  adoption du protocole sur la biosécurité

Le programme des Nations Unies pour l'environnement (UNEP) a annoncé l'entrée en vigueur à partir du 11 septembre 2003 du protocole de Carthagène sur la biosécurité selon lequel un Etat pourra refuser une cargaison de céréales ou d'autres produits génétiquement modifiés. Ce protocole prévoit une procédure «d’accord préalable en connaissance de cause» qui oblige les exportateurs à fournir une liste détaillée de la composition des produits agroalimentaires, permettant à l’importateur d’accepter ou de refuser la livraison.

Pour que ce protocole soit applicable, il devait être ratifié par 50 Etats membres des Nations Unies. Pour y parvenir, plus de 3 années de négociations ont été nécessaires. L’Union européenne l’a ratifié en juin 2002 et la France en septembre 2002. Les Etats-Unis, grand producteur d'OGM, ont largement combattu ce texte contre l'Europe et l'Afrique qui, partisans d'une grande transparence sur le commerce, le soutenait. C'est la récente ratification de l'Etat de Palau dans le Pacifique qui a permis l'adoption du protocole.

Sciencesetavenir.com 16/06/03

 

 

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