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Nouveau type de cellules souches

Des chercheurs de l'université de Toronto ont trouvé un nouveau type de cellules souches adultes capables quand elles sont implantées dans la moelle osseuse de la recoloniser pour former des cellules sanguines dans des délais très brefs (1 semaine). D'habitude, avec les systèmes de transplantation classique il faut 3 semaines. Un délais plus bref permet de raccourcir la période d'aplasie (arrêt ou insuffisance du développement d'un tissus ou d'un organe) dangereuse pour les malades.
Lire en ligne le communiqué de l'Université de Toronto

 

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Quand le dépistage devient commerce

Il y a quelques semaines, le laboratoire irlandais Biotrin, préconisait auprès de tous les gynécologues obstétriciens français le dépistage systématique du parvovirus B19 chez les femmes enceintes. Ce laboratoire commercialise le test sérologique de dépistage.

Le Collège national des gynécologues obstétriciens français (CNGOF) a réagit en s'opposant à ce dépistage systématique. Le Pr François Goffinet (maternité de Port Royal, Paris) a expliqué quelles étaient les conséquences connues d'une infection par le parvovirus B19 au cours d'une grossesse : "excès modéré de fausses couches spontanées" et "risque exceptionnel de mort foetale in utero liée à la survenue d'une infection du foetus". Il a rajouté : "le risque d'infection chez les femmes immunisées serait de 1% à 2% avec une transmission foetale de 20% à 30% des cas". Le risque de décès in utero dû à une infection de ce type est estimé entre 1 et 5 cas pour 100 000 femmes. Et pour le moment, il n'existe ni mesures préventives, ni traitement anti-viral. Ce dépistage n'entraînerait qu'"une multiplication des examens avec un coût financier et psychologique que personne n'a encore évalué". Pour les responsables du CNGOF le dépistage systématique du parvovirus B19 ne repose sur aucune donnée scientifique. Quant à la campagne de dépistage, elle ne s'appuie sur aucune donnée pertinente et n'a pas été réalisée en concertation avec les professionnels.

Pour le CNGOF le laboratoire Biotrin "inquiète les patientes et fait pression sur les praticiens pour la réalisation de ce test dans un but commercial évident".
Le CNGOF dénonce "ce genre de politiques commerciales qui semble être de plus en plus fréquent".

Le Monde (Jean Yves Nau) 12/06/03

 

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Pourquoi craint-on le clonage ?

Véronique Fournier, médecin, responsable du Centre d'éthique clinique de l'hôpital Cochin à Paris, revient sur le condamnation quasi-unanime du clonage reproductif. Elle montre que si ce refus paraît acquis, il demeure néanmoins un doute, non pas sur le "non au clonage" mais sur le "pourquoi du non". Il semble que chacun a l'intime conviction qu'il ne faut pas faire de clones mais qu'il n'arrive pas à expliquer précisément pourquoi et de ce fait, craint que cela n'arrive.

Cette crainte partagée par tous et presque irrationnelle repose sur la peur qu'a l'homme devant l'émergence d'un monde où l'on n'aurait plus besoin de Dieu. Avec le clonage, l'homme renoncerait à Dieu : si l'homme est capable de fabriquer l'homme c'est que Dieu n'existe pas. Pour Véronique Fournier, "la vraie crainte n'est pas celle de la mort de Dieu pour Dieu, elle est celle de la mort de Dieu pour l'idée que nous nous faisons de l'homme".

La Croix (Véronique Fournier) 12/06/03

 

 

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