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Revue de presse du lundi 02/06/03
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Des embryons déshérités

La cour de justice australienne du New South Wales vient de rendre sa décision dans une affaire particulière d'héritage. Le juge Paul Young a du déterminer si des embryons congelés pouvaient hériter.

Une femme avait couché sur son testament qu'elle léguait un million de dollars aux enfants de son fils et de sa belle-fille "qui lui survivraient et qui atteindraient l'âge de 25 ans".
A sa mort, le couple avait 2 enfants nés de fécondation in vitro et 4 embryons congelés en attente. Après sa mort, 2 embryons ont été implantés. Le couple avait alors 4 enfants nés et 2 embryons congelés.

Ce sont les enfants du couple qui ont porté l'action en justice pour savoir qui était concerné par le testament de la grand-mère.
Le juge Young a expliqué qu'il s'en remettait au sens traditionnel du mot "survivre" qui dans ce cas s'applique aux personnes vivantes au moment du décès de la grand mère. Les 4 embryons congelés à ce moment ne peuvent dont bénéficier de l'héritage même ceux qui quelques temps plus tard ont été implantés et sont nés.

Sydney Morning Herald (Leonie Lamont) 29/05/03

 

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Dépistage : la colère de personnes trisomiques

Le 19 et 20 mai dernier s'est tenu à Londres le 6ème Congrès international sur le dépistage de la Trisomie 21*. Une des séances du congrès a été marquée par l'intervention non prévue de 3 personnes trisomiques avec le slogan "rien sur nous, sans nous". Anya Souza, artiste trisomique de 40 ans, a pris la parole pour dénoncer les pratiques de dépistage contre des personnes comme elle.

"Vous ne pouvez pas m'enlever mon bonheur. Vous ne pouvez pas enlever la joie que je donne aux autres. Ce sont des médecins comme vous qui veulent faire des tests aux femmes enceintes et stopper la naissance de gens comme moi. Vous ne pouvez plus m'avorter maintenant..."

* International Down's Syndrome Screening Congress

Human Genetics Alert 30/05/03

 

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L'embryon sur le divan

Le livre* de Benoît Bayle montre à travers l'histoire de la découverte de l'embryon de l'Antiquité à nos jours comment l'homme est intervenu au cours du XXème siècle sur sa propre conception. Il décrit ainsi la "révolution conceptionnelle" de la seconde moitié du XXème  siècle : intervention sur les gamètes et sur l'embryon humain, procréation médicalement assistée... Au centre de cette révolution, la conception que "l'enfant doit être programmé pour être désiré et désirable". Il montre que la  "révolution conceptionnelle" repose sur "une logique de surproduction, de tri et de surconsommation des embryons humains".

Comme psychiatre, l'auteur s'interroge également sur l'enjeu psychologique des fécondations artificielles. Il montre que la période périnatale est la première phase du développement psychologique de l'être humain. "L'embryon humain possède dès sa conception une identité conceptionnelle qui s'épanouit dans l'ensemble des registres humains, tant biologique que psychosocioculturel". On peut donc déjà penser à "soigner" l'embryon.

* L'embryon sur le divan, psychopathologie de la conception humaine de Benoît Bayle, Masson 2003

 

 

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