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| Revue de presse du jeudi 24/07/03 | |||||
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| Les adolescentes - mamans | |||||
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Dans leur rapport, les chercheurs essaient d'identifier les adolescentes déjà mères et de comprendre leurs motifs. Qui sont les jeunes filles les plus exposées en France ? pour quelles raisons décident-elles de garder l'enfant ? Est-ce, comme pour certains experts, une expression du "profond malaise" qui caractérise l'adolescence dans nos sociétés ? une volonté de transgresser ? Il semblerait que "les jeunes femmes issues de famille socialement et économiquement défavorisées soient relativement plus exposées". Chez les plus jeunes, âgées de moins de 15 ans, les grossesses seraient liées à des traumatismes issus de violences sexuelles. A 16 - 17 ans, la maternité répondrait à un désir de stabilité, de reconnaissance et de don de la vie comme l'exprime Jacqueline, 16 ans, "j'ai envie d'un enfant pour lui donner de l'amour, pour qu'il reflète qui je suis". Pour toutes classes sociales et niveau de vie confondus, il semblerait que l'absence du père biologique les premières années de l'enfant se transcrit plus tard chez l'adolescente par des "comportements sexuels à risque" [ndlr : l'article ne précise pas ce qu'on entend par "risque"].
L'étude s'est également intéressée au rapport entre les
grossesses précoces et la perception de la sexualité des jeunes dans
les pays industrialisés. Elle souligne le comportement particulier de
l'Italie, l'Espagne et l'Irlande, pays de tradition catholique, où le
taux de grossesses précoces est faible (3%) et où l'arrivée d'un enfant
chez une adolescente "n'est pas perçue comme un moment de crise ou
de rupture mais accepté comme un élargissement de la famille". Pour illustrer ce rapport, Libération fait témoigner Lynda, 17 ans, maman de Soraya. Lynda raconte son enfance difficile avec un père alcoolique et violent qui quitte le foyer à ses 3 ans, son adolescence avec sa "bande", sa relation en pointillé avec Sébastien et l'annonce de sa grossesse désirée avec son ami. "Tout le monde était contre moi, le gynécologue m'a engueulé, ma mère, mes tantes, tout le monde voulait que j'avorte (...)". Lynda s'inscrit alors pour une IVG et finalement ne va pas au rendez-vous. "Je voulais assumer cet enfant et l'avortement c'est tuer quelqu'un en moi, ça m'aurait détruite". |
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Libération (Blandine Grosjean) 24/07/03 |
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