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Revue de presse du vendredi 11/07/03
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L'Europe va t-elle financer la recherche sur les cellules souches embryonnaires ?

Lors de sa présentation mercredi 9 juillet des grandes orientations du sixième programme cadre de la recherche, la Commission européenne a proposé un financement de la recherche sur les cellules souches embryonnaires. Elle propose de verser entre 10 et 50 millions d'euros aux projets de recherches sur les cellules souches obtenues à partir d'embryons surnuméraires.

Le débat avait débuté en 2001devant le Parlement européen, d'abord chargé de donner un avis. Il avait demandé un amendement afin d'interdire le clonage humain reproductif ainsi que la création d'embryons à des fins de recherche. Cependant, au moment d'approuver le projet, le conseil des ministres avait demandé à la Commission de revoir sa copie, ce qu'elle vient de faire en proposant des orientations concernant le financement communautaire de la recherche sur les cellules souches embryonnaires.

Le nouveau projet prévoit que tout financement soit soumis à un groupe "éthique" et scientifique européen, national et même régional qui devra déterminer si cette recherche apporte une valeur ajoutée et s'il n'existe pas d'autres solutions alternatives. 
La Commission exige le consentement du donneur, le respect de l'anonymat et la traçabilité des cellules souches. 
La mesure devra tenir compte du respect des opinions de chacun, mais aussi de la liberté de recherche et de son importance pour la santé. 
Les résultats des recherches devront être mis en commun et une banque européenne des cellules souches devrait être créée. La Grande Bretagne, la Suisse et la Suède ont déjà annoncé leur accord pour accueillir cette banque. 
Enfin, les recherches ne seront possibles que sur des embryons existant avant le 27 juin 2002.

Ces orientations proposées par la Commission doivent maintenant être étudiées par le Parlement Européen qui pourra donner son avis avant qu'elles ne soient confiées au Conseil des Ministres pour qu'il prenne une décision finale à la fin de cette année.

Au nom des évêques d'Europe, Mgr Noël Treanor, Secrétaire général de la Commission des Épiscopats de la Communauté Européenne (COMECE) a demandé que l'Union renonce au financement commun de tels projets de recherche."Nous espérons que les avancées scientifiques permettront de trouver de nouvelles thérapies pour les maladies aujourd'hui encore incurables. Il existe notamment les recherches impliquant des cellules souches adultes qui ont un grand potentiel thérapeutique et méritent un financement communautaire" a t-il souligné. Il rappelle qu'il est aujourd'hui incertain que la recherche sur les cellules souches embryonnaires débouchent sur des thérapies et qu'une "bonne fin ne justifie pas qu'on use de n'importe quel moyen pour y arriver".

 Consulter en ligne la proposition de la Commission européenne

 La Croix (Marie-Françoise Masson) 11/07/03 - Zenit 11/07/03 

 

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Vers une meilleure intégration des personnes handicapées 

Dans le Quotidien La Croix, Marie-Hélène Mathieu, cofondatrice avec Jean Vanier des communautés Foi et Lumière et de l'Office Chrétien des personnes handicapées (OCH), fait le point sur la question de l'intégration des personnes handicapées.

En Mai 2003, le Conseil de l'Europe avait réuni à Malaga une conférence visant à tracer le cadre d'un plan d'action européen pour améliorer dans la prochaine décennie la qualité de vie des personnes handicapées. Une déclaration politique intitulée "progresser vers la pleine participation en tant que citoyen" avait ainsi été élaborée.

Rappelons qu'en Europe, on recense ente 10 et 15% de personnes handicapées, soit entre 80 et 120 millions d'habitants.Cette constatation amène Marie-Hélène Mathieu à s'interroger sur 3 questions. 
La déclaration politique ne concerne t-elle pas uniquement les personnes ayant un handicap physique isolant un peu plus les personnes atteintes d'un handicap mental ? Elle craint ainsi un clivage entre personnes handicapées.
Le texte prend-il suffisamment en compte les besoins profonds des personnes handicapées qui réclament en premier lieu d'être entourée ?
Enfin, elle se demande si l'on peut vraiment déclarer que tous les êtres sont égaux en dignité et en droits puisqu'il est admis dans certains pays que l'on puisse supprimer  la vie des plus faibles. C'est pourquoi, elle souhaite la mise en place d'une législation non discriminatoire qui permette aux futurs mères de garder leur enfant et ce quelque soit son handicap.

 La Croix  11/07/03 

 

 

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