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Revue de presse du mardi 01/07/03
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Le foetus, "nouvelle source de traitement" contre l'infertilité ?

Du 29 juin au 2 juillet, se tient à Madrid la conférence annuelle de l'European Society of Human Reproduction & Embryology. Hier, une équipe israelo-hollandaise (hôpital de Kfar Saba - université d'Utrecht) y a annoncé que les tissus ovariens de foetus avortés entre la 22ème et la 33ème semaine pouvaient, après mise en culture, donner des ovules. Selon leurs expériences, après 4 semaines en culture, ces follicules ovariennes du fœtus ont pu passer au stade mature.

Le responsable des recherches, le Dr Tal Biron-Shental, du Meir Hospital de Kfar Saba (Israël) reconnaît que le concept d'utiliser du tissus ovarien de foetus avortés porte à la controverse. Qui voudrait avoir comme mère un foetus avorté ? Mais pour elle, cette technique pourrait être une nouvelle source d'ovocytes en plus des stocks disponibles pour les fécondations in vitro.

Le porte parole de la Human Fertilization and Embryology Authority (HFEA) a déclaré que l'utilisation de tels tissus comme source de traitement contre l'infertilité était inacceptable.

BBC News (Martin Hutchinson) 01/07/03 - Daily Telegraph 01/07/03 - The Times 01/07/03

 

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Procès autour d'embryons congelés

Deux femmes britanniques, Natallie Evans et Lorraine Hadley, comparaissent aujourd'hui devant la haute Cour de Londres, pour obtenir le droit d'utiliser des embryons congelés obtenus d'une fécondation in vitro alors que leurs ex-partenaires s'y opposent. Selon le Human Fertilization and Embryology Act de 1990, les embryons congelés ne peuvent être détruits ou conservés qu'avec l'accord des 2 conjoints. Les 2 femmes réclament l'aménagement de cette loi.
6 embryons de Mme Evans et de son ex-époux ont été congelés avant qu'elle ait subi une ablation des ovaires. Mme Hadley a 2 embryons congelés en stock dont l'ex-mari refuse qu'ils soient utilisés maintenant que leur mariage est rompu. Elle demande qu'on lui laisse finir ce qu'elle a déjà commencé.

Ce procès est en quelque sorte une reprise du procès de Maryville de 1989 (état du Tennesse). Une femme Mary demandait qu’on lui confie les embryons congelés qu’elle avait eus avec son mari. Celui-ci, qui demandait le divorce, s’opposait à cette requête. On fit appeler à la barre Jérôme Lejeune alors professeur de génétique fondamentale à l’université René Descartes et illustre aux Etats Unis pour la découverte de la trisomie 21 pour laquelle il avait reçu le Prix Kennedy. A la question de fond posée par le juge Dale Young « (…) sept embryons congelés qui doivent être confiés à garde si ce sont des enfants très jeunes ou qui peuvent être liquidés si ce sont des bien communs ! Pouvez vous témoigner de leur humanité ? », il apporta les réponses qu’offre la génétique. Le 2 septembre 1989, le juge Dale Young rendit son opinion confiant à la mère la garde temporaire de ses 7 embryons dans le but d’une implantation. Etablissant l’humanité des embryons, ce jugement reconnaît qu’un embryon n’est la propriété de personne. Ce premier  procès est devenu une référence pour la justice américaine.

Le juge britannique doit rendre sa décision dans les jours à venir, les audiences devant durer toute la semaine.

BBC News 30/06/03 - The Independant (Robert Verkaik) 30/06/03 -

 

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Une fille à tout prix

Nicola Chenery, mère britannique de 4 garçons, désirant une fille est allée à Valence (Espagne) pour faire une fécondation in vitro suivie d'une sélection des embryons féminins. Elle est aujourd'hui enceinte de jumelles.

Interdite en Grande Bretagne, la sélection des embryons selon le sexe est autorisée en Espagne pour des raisons médicales ou pour assurer l'équilibre familial fille-garçon.

Joséphine Quintavalle, de l'association Comment on Reproductive Ethics (CORE) déplore cette situation car "la fécondation in vitro est faite pour aider les couples infertiles et non pour choisir l'enfant que l'on veut". Un porte-parole de la Human Fertilization and Embryology Authority (HFEA) a annoncé que le comité de surveillance devrait mettre en place, à l'automne, de nouvelles recommandations au gouvernement au sujet de la sélection d'embryons par le sexe.

BBC news 27/06/03 - The Guardian (Sarah Boseley) 28/06/03 - The Daily Telegraph 28/06/03

 

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Taux de natalité en baisse aux Etats-Unis

En 2002, le taux de natalité est tombé au plus bas aux Etats-Unis : 13,9 pour mille. Cette diminution s’expliquerait par la réduction de la proportion de femmes en âge de procréer par rapport à la population générale, dont la durée de vie s’allonge.

4 millions de naissances ont été enregistrées l’année dernière. Soulignons une diminution de 5% du taux de naissance chez les jeunes filles de 15 à 19 ans, ce qui représente selon le secrétaire d’Etat à la Santé « l’un des grands succès de la politique de santé publique de la décennie écoulée ».

Le Quotidien du Médecin 01/07/03

 

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La lutte contre le trafic d’organes

Le Conseil de l’Europe a présenté à Strasbourg un rapport sur le trafic d’organes.

En Europe orientale, des réseaux se sont spécialisés dans la recherche de donneurs vivants. Poussés par la misère, des jeunes gens acceptent, par exemple, de céder pour 3000 dollars un de leurs reins qui sera réimplanté ensuite à un riche acheteur, prêt à payer de trente à soixante fois le prix d’achat du rein.

Le Conseil de l’Europe souhaite que tous les pays, de même que les organisations internationales, mettent en place des programmes de lutte contre ces trafics. Il souhaite aussi mieux informer les donneurs potentiels des risques qu’ils courent. Dans tous les pays, des dispositions pénales devraient pouvoir sanctionner les équipes médicales qui effectuent de telles interventions.

Lire en ligne la recommandation sur le trafic d'organes

Le Quotidien du Médecin (Denis Durand de Bousingen) 01/07/03

 

 

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