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Vendredi 31 janvier 2003 |
| Revue de presse du 31/01/03 | |||||
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| Vote du Sénat : pour la recherche sur l'embryon et contre le clonage | |||||
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Clonage thérapeutique : le sénateur socialiste Robert Badinter, ancien ministre de la Justice, a appelé à "ouvrir la voie du clonage thérapeutique afin de lutter contre les maux effrayants" et a ajouté que la "prudence" sur ce sujet aboutira "à un immobilisme préjudiciable alors que d'autres pays à haut de niveau de recherche avancent". Jean-François Mattéi a rappelé les raisons pour lesquelles il refuse l'autorisation du clonage thérapeutique : pas d'expérimentations animales prouvant l'efficacité de cette technique, risque du développement d'un marché des "ovules", porte ouverte au clonage reproductif. Le Sénat a finalement interdit le clonage thérapeutique dont la transgression sera passible d'une peine de 7 ans de prison et de 100 000 euros d'amendes. Les sénateurs ont adopté à l'unanimité l'interdiction du clonage reproductif : "est interdite toute intervention ayant pour but de faire naître un enfant génétiquement identique à une autre personne humaine, vivante ou décédée". Ils ont voté une incrimination de "crime contre l'humanité" en cas de transgression. Un amendement prévoit la possibilité de dissoudre les mouvements sectaires en cas d'infraction à cette interdiction. Quant à la brevetabilité du vivant, les sénateurs ont voté l'amendement du gouvernement (cf. revue de presse du 30/01/03) selon lequel le brevetage utilisant un gène ne permettrait pas l'appropriation du gène lui-même. |
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La Croix (Marine Lamoureux) 31/01/03 - Le Monde (Paul Benkimoun) 31/01/03 - Le Figaro (Catherine Petitnicolas) 31/03/01 - Le Quotidien du Médecin (Stéphanie Hasendalh) 03/02/03 |
| Revue de presse du 31/01/03 | |||||
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| Scientifiques : pour ou contre le clonage thérapeutique ? | |||||
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Des chercheurs comme Marc Peschanski de l'Inserm et Jacques Hatzfeld du CNRS (à l'origine de la demande d'importation de lignées de cellules souches embryonnaires en France) déplorent vivement cette interdit et jugent insuffisant l'ouverture sur la recherche sur les embryons surnuméraires. René Frydman est favorable à la destruction des embryons au profit de la recherche au motif que les embryons surnuméraires dont les couples ne veulent plus seraient détruits et que l'IVG est pratiquée : "pourquoi protègerait-on certains embryons et pas d'autres ?". Pour Jacques Hatzfeld, dans le cadre du clonage thérapeutique, il ne s'agit pas de destruction d'un embryon puisque "l'embryon issu du clonage thérapeutique n'a pas été fécondé par un spermatozoïde". Axel Kahn, lui, est opposé au clonage thérapeutique. Il dénonce cette appellation "thérapeutique" pour une technique qui n'a en fait rien de thérapeutique. Cette appellation s'apparente pour lui à "un faux nez". Il estime que "si la liberté de la recherche est fondamentale, elle doit être limitée par des valeurs supérieures". Pour Laurent Degos, chef du service d'hématologie de l'hôpital St Louis, "accepter la constitution d'embryons humains dans le cadre du clonage thérapeutique serait la preuve que l'utilité scientifique et médicale constitue la valeur suprême en matière de droit". Quant à l'argument thérapeutique du clonage thérapeutique pour des maladies incurables, Laurent Degos pose cette question : "jusqu'à quel point peut-on prendre la vie pour donner de la vie ?". Jacques Montagut, biologiste de la reproduction et membre du CCNE, estime qu'envisager le clonage thérapeutique "est totalement prématuré" mais aurait préféré à l'interdiction une "non autorisation". Carlos de Sola, chef de la division bioéthique du Conseil de l'Europe, revient sur les perspectives thérapeutiques incertaines du clonage : "pour l'instant, la recherche porte uniquement sur les possibilités de différencier les cellules souches et de maîtriser leur multiplication". Il reconnaît que le clonage thérapeutique n'est pas une nécessité sur le plan scientifique. |
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La Croix (Marianne Gomez) 31/01/03 - Libération (Julie Lasterade - Pierre Bienvault) 31/01/03 |
| Revue de presse du 31/01/03 | |||||
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| A quoi sert le concept de "dignité de la personne humaine" ? | |||||
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Chacun reconnaît que "le respect de la dignité commande de ne jamais instrumentaliser la personne humaine". Ainsi, le clonage reproductif est reconnu par tous comme un "crime contre la dignité humaine". Mais il s'étonne que ceux qui d'un côté prônent ouvertement la condamnation du clonage reproductif, demandent de l'autre la légalisation du clonage thérapeutique. Car il pose cette question fondamentale : "le clonage thérapeutique ne reviendrait-il pas à instrumentaliser l'humain ?" Cette position paradoxale s'explique, selon lui, par le refus de voir dans l'embryon une "personne humaine". Il déplore que certains, afin de mieux utiliser des cellules embryonnaires pour la recherche, parlent de "pré-embryon" au lieu d'un embryon. Il montre que le concept de "dignité de la personne humaine" est trop souvent utilisé à temps ou à contre temps comme un argument de force qui, quelque soit l'objet, assoit l'autorité de son énonciateur puisqu'il l'élève en sauveur de l'humanité. Qui oserait passer "comme un dangereux ennemi de l'humanité" ? |
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Le Monde (Olivier Cayla) 31/01/03 |
| Revue de presse du 31/01/03 | |||||
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| Canada : une banque de sang de cordon ombilical | |||||
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Rappelons que le sang du cordon ombilical contient des cellules souches hématopoïétiques, c'est-à-dire à l’origine de l’ensemble des cellules sanguines du corps humain. En cas de leucémies, de déficits immunitaires ou d’anémies sévères, la greffe de sang de cordon représente une option thérapeutique avantageuse. |
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Le Devoir (Pauline Gravel) 30/01/03 |
| Revue de presse du 31/01/03 | |||||
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| « Ingérence Santé » dépose plainte | |||||
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Le Monde (Jean-Yves Nau) 31/01/03 – Le Figaro 31/01/03 – Le Quotidien du Médecin 31/01/03 |
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