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Vendredi 24 janvier 2003

Revue de presse du 23/01/03
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Comité d'Ethique allemand pour le DPI

Le Comité d'éthique allemand a voté à 15 contre 9 un texte en faveur du diagnostic pré-implantatoire (DPI).
Rappelons que le DPI consiste à sélectionner entre plusieurs embryons, issus de fécondation in vitro, celui indemne de la maladie génétique dont l'un des parents est porteur avant de le réimplanter.

Le texte prévoit d'autoriser le DPI aux parents dont les enfants pourraient hériter de leurs maladies génétiques mais aussi aux couples souffrant de problèmes de fécondité avec l'argument de réduire le nombre d'embryons utilisés pour l'insémination artificielle et d'éviter les grossesses multiples.

Consulter en ligne : 
L'avis du Comité d'éthique allemand sur le diagnostic pré-implantatoire (disponible en allemand)
Le Dossier Gènéthique sur le diagnostic préimplantatoire (DPI)

 

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Risque de tumeur à l'oeil pour les enfants nés par FIV ?

Une étude allemande publiée dans la revue The Lancet révèle que les enfants nés par fécondation in vitro (FIV) sont plus enclins au rétinoblastome, une tumeur maligne à l'oeil.

Le rétinoblastome touche plus particulièrement les enfants vers l'âge de 18 mois à raison de 1 sur 20 000. Les chercheurs du Centre médical de la Vrije University (Pays-Bas) ont montré que l'incidence du rétinoblastome était 5 à 7 fois supérieure chez les enfants conçus par FIV.

Cette étude est néanmoins critiquée. Le Pr Christina Bergh du Sahlgrenska Universitu Hospital (Suède) explique qu'elle repose sur quelques cas isolés et que les résultats sont plus le fruit de suppositions que d'observations. Pour la British Fertility Society, cette étude ne permet pas de faire un lien évident entre la technique de la fécondation in vitro et le développement du rétinoblastome.

The Guardian (James Meikle) 24/01/03 - BBC News - Le Quotidien du Médecin (Elodie Biet) 27/01/03 - Le Figaro (Martine Perez) 28/01/03

 

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Notre regard sur la mort

Le philosophe André Comte-Sponville considère que l'absence de législation sur l'euthanasie en France favorise les "euthanasies à la fauvette" et ne permet pas de différencier euthanasie et assassinat.
André Comte-Sponville ne pense pas que le développement des soins palliatifs suffira à faire disparaître les demandes d'euthanasie.
Revendiquer le droit de choisir sa mort lui paraît justifier puisque "bien mourir, cela fait partie d'une vie réussie".
Parce que les actes d'euthanasie sont aujourd'hui "connus et massifs" mais hors-la-loi et sans contrôle, André Comte-Sponville estime que "l'absence de législation nous voue à l'arbitraire et à l'injustice". C'est pourquoi il demande "une nouvelle loi", "non pas pour multiplier les cas d'euthanasie, mais au contraire pour les contrôler".

Le courrier des lecteurs du Figaro transmet les questions de M. Acheriteguy à ceux qui prônent l'euthanasie : la dignité humaine ne "s'établit-elle pas dans le regard qui affirme à un mourant qu'il est précieux qu'il soit là jusqu'à son dernier souffle ? Mais sommes-nous encore capables de supporter que la vie nous rappelle notre condition mortelle ?". "Sommes-nous capables d'accueillir ce qu'il y a de plus faible en l'homme ?".

Le Figaro 24/01/03

 

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Pour le clonage thérapeutique

Hier, l'Académie des Sciences a remis un rapport dans lequel elle se prononce en faveur du clonage thérapeutique tout en condamnant "toute application à l'homme" du clonage reproductif.

Libération 24/01/03

 

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Copy Cat ne ressemble pas à sa "mère"

Le premier chat cloné, baptisé Cc (pour carbon copy) n’est pas une copie identique de sa "mère", tant sur le plan du comportement que de l’apparence. 

« Rainbow » la mère génétique de Cc est en effet "grassouillette" et possède un pelage blanc avec des taches brunes et dorées alors que Cc est mince et a une robe blanche avec des rayures grises. La création de Cc a été financée par la société américaine Genetic Savings and Clone qui espère ainsi créer un marché en proposant aux propriétaires de cloner leurs animaux.
Le cas de Cc montre que des gènes identiques ne produisent pas forcément la même robe. Quant aux différences comportementales, les chercheurs soulignent l’importance de l’environnement dans le développement de la personnalité du chat.

De nombreux propriétaires ont déjà fait entreposer des échantillons d’ADN de leurs animaux de compagnie pour un coût de 895 $ pour les animaux en bonne santé et de 1 395 $ pour les animaux morts ou malades.

Radio-Canada 22/01/03 – Canoë 23 /01/03

 

 

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