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Mercredi 22 janvier 2003 |
| Revue de presse du 22/01/03 | |||||
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| Bioéthique : les grandes orientations du gouvernement | |||||
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Le clonage reproductif. Jean-François Mattéi proposera la création d'une nouvelle incrimination baptisée "crime contre l'espèce humaine" applicable à toute "intervention ayant pour but de concevoir un embryon humain dont le génome est identique à celui d'un autre être humain vivant et décédé". Ce crime sera puni de 20 ans de réclusion.Cette incrimination pénale sera assortie d'une dimension d'extraterritorialité. Le projet de loi prévoit un délai de prescription de 30 ans, à partir de la majorité de l'enfant. Le clonage thérapeutique. Il est également exclu par l'interdiction de création d'embryon à des fins de recherche. Le Gouvernement refuse ainsi "les risques induits" par cette technologie : la création d'un marché de l'ovule et l'ouverture de brèches favorables au clonage reproductif. La recherche sur l'embryon. La gouvernement ne souhaite pas revenir sur le texte actuel qui donne la possibilité d'effectuer des recherches sur les embryons "surnuméraires" qui ne font plus l'objet d'un projet parental. "L'embryon doit entrer dans le champ de la médecine" estime le ministre. Il s'agit d'un changement de position pour Jean-François Mattéi qui estime que même s'il faut donner la priorité à la recherche sur les cellules souches adultes, on ne peut "pas faire l'économie d'évaluer comparativement durant un temps les travaux sur les cellules souches embryonnaires". Ces recherches devraient garder un caractère "dérogatoire et transitoire" pour une durée de 5 ans. Par ailleurs, le gouvernement souhaite supprimer la possibilité de créer des embryons pour l'évaluation de nouvelles techniques d'assistance médicale à la procréation. L'assistance médicale à la procréation. Le projet de loi devrait interdire le transfert d'embryon post-mortem en cas de décès de l'homme chez un couple ayant eu recours à une fécondation in vitro. Par ailleurs, le gouvernement souhaite imposer la nécessité de faire preuve d'une vie commune préalable de 2 ans minimum pour les couples non mariés désireux d'avoir recours à l'AMP. Les greffes et don d'organes.Le ministre reste favorable à l'extension du don d'organe, mais préfère limiter le champ des donneurs vivants à la famille élargie et "aux personnes pouvant témoigner d'au moins deux ans de vie commune avec le receveur". Brevet sur le vivant. Sur cette délicate question, Jean-François Mattéi proposera un amendement qui devrait "assurer un équilibre entre critères économiques, exigences académiques, besoins de santé publique et respect des principes éthiques". L'Agence de biomédecine. Le gouvernement envisage la création d'une agence de la biomédecine destinée à regrouper les missions prévues pour l'Apegh ainsi que celles actuellement assurées par l'Établissement français des Greffes (EFG). Outre ses missions de veille et de conseil, cette nouvelle agence pourrait être chargée d'évaluer les protocoles de recherche d'un point de vue scientifique et éthique. Enfin le ministre de la santé propose de "supprimer l'article qui prévoit la révision à dates fixes" des lois de bioéthique. |
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La Croix (Pierre Bienvault) 22/01/03 - Le Figaro (Catherine Petitnicolas) 22/01/03 - Libération 22/01/03 - Premierministre.gouv.fr 22/01/03 - Le Parisien (Marc Payet) 22/01/03- L'Express (Jean-Marc Biais - Jacqueline Rémy) 22/01/03 - Le Monde (Paul Benkimoun) 23/01/03 - Le Quotidien du Médecin (Dr Lydia Archimède) 23/01/03 |
| Revue de presse du 22/01/03 | |||||
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| FIV : contre "l'acharnement procréatif" | |||||
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Jean François Mattéi a le soutien du Comité consultatif national d'éthique (CCNE) qui estime de son côté "qu'il est urgent d'évaluer les conséquences de ces techniques médicales à moyen et long terme". Rappelons qu'en France près de 110 000 enfants sont nés à la suite d'une AMP. Désormais on enregistre 9 000 naissances par an dont plus de 50% dans le cadre d'une ICSI. Le taux de réussite varie de 20% pour la FIV à 23% pour l'ICSI . En limitant depuis quelques années le nombre d'embryons transférés en même temps dans l'utérus, le taux de grossesse multiple a baissé : de 6 à 8% il y a une dizaine d'années, il est passé à 1,5% aujourd'hui. Le Dr Mouzon, spécialiste des questions de reproduction à l'Inserm estime que l'AMP représente 120 millions d'euros par an. A l'heure actuelle, le traitement de la stérilité est pris en charge à 100% par la Sécurité sociale, toutes tentatives étant désormais remboursées. Jacques Testart serait favorable au paiement par les patients "d'une partie des coûts" ce qui permettrait non seulement de dissuader quelques couples mais également d'empêcher que les laboratoires utilisent la France comme terrain d'expérimentation pour la stimulation ovarienne. |
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Le Monde (Sandrine Blanchard) 22/01/03 - Le Parisien (Marc Payet) 22/01/03 - Le Figaro (Martine Perez) 28/01/03 |
| Revue de presse du 22/01/03 | ||||||
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| J. Hatzfeld : "la recherche sur l'embryon à tout prix" | ||||||
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Dans le journal La Croix, plusieurs lecteurs condamnent l'utilisation des cellules souches embryonnaires. Ils réagissent aux propos controversés du professeur Jacques Donnez de l'Université catholique de Louvain. Celui-ci refuse de s'aligner sur les recommandations de l'Académie pour la Vie concernant l'embryon. Il estime que la recherche et la destruction d'embryons surnuméraires ne portent pas atteinte à la dignité humaine (cf revue de presse du 22/11/02). Les lecteurs rappellent que Jacques Donnez définit lui même la dignité humaine dans le fait que chaque être est unique et différent. Paradoxalement , il justifie l'utilisation des cellules souches embryonnaires qui pourtant entraîne la destruction d'un embryon unique et différent. Les lecteurs s'insurgent également contre les propos de ce médecin qui, en déclarant que "la médecine aussi a un devoir éthique, celui de rendre sa dignité à l'homme malade ou blessé en le soignant de la manière la plus appropriée", laisse supposer que la dignité humaine n'est pas universelle et qu'on ne peut l'attribuer qu'à certaines catégories d'êtres humains. Le docteur Jacques Donnez confond, comme souvent, qualité de vie et dignité humaine, conclut l'un d'entre eux. Gènéthique vous rappelle que les informations transmises dans la revue de presse quotidienne représentent toutes les opinions exprimées sur l’actualité bioéthique. Celles-ci ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction. |
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Pour en savoir plus, consultez sur Gènéthique le dossier Cellules Souches | |||||
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Le Figaro (Fabrice Nodé-Langlois) 22/01/03 - La Croix 22/01/03 |
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| Revue de presse du 22/01/03 | |||||
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| La reproduction sexuée : le meilleur système de la nature | |||||
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Luc Montagnier rappelle que l'on ignore les effets à très long terme de telles opérations sur la descendance. Il souhaite que l'on aboutisse à un consensus international en faveur de l'interdiction générale du clonage reproductif. Et si "le prix à payer pour l'obtenir est d'y ajouter l'interdiction au moins provisoire du clonage thérapeutique, alors il faut accepter ce prix". |
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Le Monde (Luc Montagnier) 22/01/03 |
| Revue de presse du 22/01/03 | |||||
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| Lois de bioéthique : avis aux sénateurs | |||||
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Voici les propos de Jacques Testard au journal Le Monde en 1992 « Nous assistons effectivement aujourd’hui à l’installation d’un nouvel eugénisme. Il s’agit d’un eugénisme démocratique, à la fois doux, mou et insidieux. Mon propos concerne avant toutes choses le diagnostic pré-implantatoire, cette technique qui consiste à identifier certaines caractéristiques génétiques de l’embryon humain.(…) ». Jürgen Habermas considère le DPI et la recherche sur l’embryon comme deux pratiques qui réifient l’embryon. Il ajoute qu’on ne peut pas nier que le DPI, qu’il qualifie de « contrôle de qualité délibéré », instrumentalise la vie humaine puisqu’il donne la possibilité de « créer une vie sous conditions » et selon les préférences d’un tiers. J.Habermas, en pensant à la personne génétiquement programmée, imagine sa souffrance quand elle prendra conscience « de devoir partager avec un autre la qualité d’auteur de son destin personnel ». Dans le débat actuel des révisions des lois dites de bioéthique, les sénateurs devront s’exprimer sur la recherche sur les embryons surnuméraires, ceux qui, dans le cadre d’une procréation médicalement assistée, n’ont pas été réimplantés et ne bénéficient plus de « projet parental ». Jean-Yves Nau rappelle que Jean-François Mattéi, en tant que député de l’opposition, s’était opposé à l’utilisation des embryons surnuméraires à des fins de recherche que le texte de l’assemblée projetait d’adopter. Mais aujourd’hui, ministre de la santé, le même Jean-François Mattéi annonce que le gouvernement ne s’opposera pas à cette voie de recherche, proposée par le gouvernement Jospin. |
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Le Monde (Jean-Yves Nau) 22/01/03 |
| Revue de presse du 22/01/03 | |||||
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| L’euthanasie à la télévision | |||||
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Pierre-Yves Le Priol de La Croix s’étonne que les chaînes publiques (France 2 et France 3) aient choisi, à l'occasion du procès Malèvre, de consacrer leur antenne à François de Closets et Edith Deyris, partisans du « droit de mourir dans la dignité ». Pierre-Yves Le Priol dénonce le ton de François de Closets, journaliste de profession et homme de télévision, qu’il utilise pour légitimer l’euthanasie avec « des arguments acceptables » et sous une « forme de légitimité journalistique ». Il remarque que le journaliste n’a pas débattu de l’euthanasie sur le fond mais qu’il n’a fait que constater l’existence d’une pratique de fait en France et à appeler à s’y conformer « en la sortant de la clandestinité ». Pierre-Yves Le Priol regrette que ce type d'intervention soit toujours présenté comme des « avancées sociales » et une « marche de l’histoire ». |
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La Croix (Pierre-Yves Priol) 22/01/03 – Nouvelobs.com (22/01/03) – Le Figaro (Stéphane Durand-Souffland) 22/01/03 – Le Quotidien du Médecin (Stéphanie Hasendhal) 22 et 23/01/03 - Libération (Brigitte Vital-Durand) 22/01/03 - La Croix (Emmanuelle Réju) 22/01/03 - Le Monde (Acacio Pereira) 22 et 23/01/03 |
| Revue de presse du 22/01/03 | |||||
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| L’euthanasie n’a pas sa place dans la pratique du soin | |||||
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Emmanuel Hirsch et Marc Guerrier jugent que ce n’est pas à la loi de régir la mort d’une personne car c’est « une affaire intime, mieux une affaire ultime » d’autant plus que le dispositif législatif contribue « à banaliser des transgressions incompatibles avec les principes de soins ». Ils appellent à « privilégier une approche individuelle qui procède d’un sens des responsabilités insoumis à des procédures indifférenciées » comme les soins palliatifs. Emmanuel Hirsch et Marc Guerrier rappellent qu’il n’est pas toujours possible d’appliquer « les principes éthiques de bienveillance et de bienfaisance » et que dans ces cas, il faut privilégier une « éthique dite du moindre mal » qui n’est ni un renoncement ni l’incapacité à reconnaître le respect de la personne et ses droits. Enfin, on ne peut assumer "nos valeurs démocratiques dans leur créativité au service de la vie" en livrant des situations limites à des pratiques d’exception. |
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Le Figaro (Emmanuel Hirsch et Marc Guerrier) 22/01/03 |
| Revue de presse du 22/01/03 | |||||
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| Plan quinquennal en faveur de l’intégration des élèves handicapés | |||||
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Aujourd’hui, 103 000 enfants seraient scolarisés. Selon le ministère, 10 000 à 15 000 élèves handicapés ne sont pas scolarisés. Il faut y rajouter les 25 000 enfants accueillis dans des établissements du secteur médico-social. Le plan prévoit trois axes prioritaires. |
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Le Figaro (Martine Laronche) 22/01/03 – La Croix (Bernard Gorce) 22/01/03 - Le Quotidien du Médecin 24/01/03 |
| Revue de presse du 22/01/03 | |||||
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| Cellules souches adultes contre la sclérose en plaques | |||||
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Les chercheurs ont injecté chez des souris des cellules
souches adultes pour traiter les cellules du cerveau atteintes. |
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Radio Canada 21/01/03 |
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