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Jeudi 16 janvier 2003

Revue de presse du 16/01/03
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Risques d'anomalies génétiques pour les enfants issus d'AMP

Le Journal of Medical Genetics publie l'étude de l'équipe du Pr Eamon Maher et du Dr Louise Brueton (Birmingham, Grande-Bretagne) sur les risques d'anomalies génétiques chez des enfants issus de FIV (fécondation in vitro) ou d' ICSI (injection intracytoplasmique de sperme qui consiste à injecter directement un spermatozoïde dans l'ovule).
Les chercheurs ont travaillé sur le cas de 149 bébés atteints du syndrome de Wiedemann-Beckwith (SWB), un syndrome de croissance excessive prédisposant aux tumeurs. Sa fréquence est de l'ordre de 1 / 13700 naissances.
Cette maladie est due à un trouble du développement foetal. Au cours du développement du foetus, certains gènes s'expriment de manière spécifique selon qu'ils viennent du père ou de la mère, c'est l' "empreinte génétique parentale". Ce sont, notamment, des erreurs d'expression des gènes à ce moment du développement du foetus,
qui sont à l'origine du syndrome SWB.
Selon les chercheurs, les enfants affectés par le SWB seraient quatre fois plus souvent nés à l'aide des techniques de procréation assistée (FIV et ICSI). Ainsi sur les 149 bébés malades, 4% étaient nés par FIV ou ICSI comparé à 1% environ dans la population générale.
Pour les spécialistes, il est de plus en plus important de suivre les enfants qui sont issus des techniques de procréation pour suivre les problèmes génétiques. Au Royaume-Uni entre 1995 et 2000, 43 000 bébés sont nés à l'aide des techniques d'assistance à la procréation.
Pour le Dr Wolf Reik de l'université de Cambridge, au vu de ces données, il est d'autant plus "déraisonnable" de vouloir faire naître des enfants par clonage.

BBC News 16/01/03 - Le Figaro (Cyrille Louis) 17/01/03 - La Croix 17/01/03 - Le Quotidien du Médecin 21/01/03

 

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Du muscle cardiaque à partir de cellules souches adultes

L'équipe du Centre cardiologique d'Alost, de la clinique Onze-Lieve Vrouw (Belgique) est la première a avoir réussi une transplantation de cellules souches issues de la moelle osseuse dans le muscle cardiaque d'un patient d'une soixantaine d'années ayant subi auparavant un infarctus du myocarde.
Aujourd'hui, d'autres essais sont menés pour soigner l'insuffisance cardiaque sévère autrement que par transplantation d'organe qui comprend de forts risques de rejet. Il s'agit de traitement par greffes de cellules musculaires notamment pratiquées par l'équipe du Pr. Philippe Menasché (cf. revue de presse du 19/11/02).
Les cellules souches de la moelle osseuse dites "non différenciées" utilisées par l'équipe du centre cardiologique d'Alost ont été découvertes par l'équipe de Catherine Verfaillie (cf. revue de presse du 24/06/02). Elles sont capables de se différencier et de donner naissance à tous les tissus de l'organisme dont elles proviennent. Le Dr Bernard de Bruyne, directeur de la recherche, explique que ces cellules ont le même potentiel que des cellules souches embryonnaires, dont l'utilisation est problématique pour des raisons éthiques, ou celles issues du cordon ombilical, dont l'utilisation peut être compliquée pour des raisons de compatibilité.

La Libre Belgique (Laurence Dardenne) 13/01/03 

 

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Sénat : "rectifie sans bouleverser" le projet de loi bioéthique

La commission des Affaires sociales du Sénat, présidée par Nicolas About (UMP – Yvelines), a adopté le rapport de Francis Giraud (UMP, Bouches-du-Rhône) sur le projet de loi relatif à la bioéthique.
Le rapport préconise l'interdiction du clonage reproductif et thérapeutique. Il rejette la possibilité de créer des embryons à des fins de recherche, possibilité ouverte par l'Assemblé Nationale pour l'évaluation de nouvelles techniques d’assistance médicale à la procréation (AMP). 
Quant à la
recherche sur les embryons surnuméraires et les cellules embryonnaires, elle pourra être autorisée dans un cadre défini. La durée de ces essais serait limitée à 5 ans.
Dans le cadre de l'AMP, le rapport prévoit de supprimer la possibilité ouverte par l’Assemblée nationale de permettre l'implantation d'embryons issus de FIV après le décès du père et rétablit l’exigence d’une durée de vie commune d’au moins deux ans pour qu’un couple puisse y recourir.
Concernant le don d'organe, le rapport
autorise le don, non pas par toute personne « ayant un lien étroit et stable » avec le receveur (texte de l'Assemblée Nationale), mais par toute personne du cercle de famille élargi ainsi que les personnes apportant la preuve d’une vie commune d’au moins deux ans avec le receveur.
Enfin, la rapport préconise de transformer le "Haut conseil" prévu par l’Assemblée nationale en un "Conseil d’orientation médical et scientifique" plus opérationnel. Ses avis, rendus publics, porteront notamment sur les protocoles de recherche sur l'embryon. Ces protocoles autorisés par l’Agence de la procréation, de l’embryologie et de la génétique humaine ou la future Agence de biomédecine pourront se voir opposer le veto des ministres de la recherche et de la santé.
Lire le communiqué de presse du Sénat Projet de loi bioéthique : la commission des affaires sociales du Sénat rectifie sans bouleverser

Libération (Julie Lasterade) 16/01/03 - La Croix 16/01/03 - Le Quotidien du Médecin 17/01/03 - Sciences et avenir.com 20/01/03

 

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Thérapie génique : un second cas de leucémie chez les "bébés bulles"

L’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) a confirmé hier qu'un deuxième petit enfant, atteint d'un déficit immunitaire sévère et traité jusqu'ici avec succès par thérapie génique, a développé une maladie proche de la leucémie (cf. revue de presse du 15/01/03).
C'est le deuxième enfant "bébé bulle", sur les neufs guéris, qui est victime d'une leucémie. Dès l'annonce du premier cas de complication (cf. revues de presse des 04/10/02 et 07/10/02), l'équipe du Pr Alain Fischer et de Marina Cavazzana-Calvo de l'hôpital Necker (Paris) avait interrompu les essais en cours. Les huit autres enfants ayant bénéficié du même traitement depuis trois ans ont été l'objet d'une surveillance accrue tant au plan clinique que biologique.
Le généticien Axel Kahn explique que "le mode d'action de cette thérapie génique explique à la fois son succès et le risque de prolifération anarchique". En effet, les cellules souches injectées, porteuses du gène correcteur, ont des fortes capacités prolifératrices. Le gène inséré code aussi pour favoriser la croissance de cellules.
Ce deuxième cas de complication illustre également les limites de l'expérimentation animale car ce phénomène n'était pas survenu lors des expériences faites sur l'animal.
Le Pr Alain Fischer explique que la leucémie de l'enfant à été décelée avant Noël et qu'aussitôt les autorités réglementaires françaises et internationales ont été tenues au courant. Il leur a été demandé de ne pas diffuser l'information avant le 29 janvier afin de donner le temps aux équipes médicales d'informer les familles "calmement et humainement". Le Pr Alain Fischer regrette la précipitation des américains à médiatiser cet accident, notamment la Food and Drug Administration (FDA) qui a annoncé mardi qu'elle stoppait une trentaine d'essais : "une attitude qui nous semble moralement condamnable". 

Le Figaro (Catherine Petitnicolas) 16/01/03 - Libération (Sandrine Cabut) 16/01/03 - Le Quotidien du Médecin 16 et 17/03/01 - Sciencesetavenir.com 15/01/03 - Le Monde (Jean-Yves Nau) 17/01/03 - La Croix (Denis Sergent) 17/01/03

 

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Lois de bioéthique dans le New Jersey

A la suite de la Californie, les législateurs du New Jersey s'apprêteraient à approuver une loi autorisant la recherche sur les cellules souches embryonnaires et le clonage thérapeutique.

Wired News 13/01/03

 

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