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Dans
le quotidien La Croix, Alice Gombault, théologienne, fait un parallèle
entre le clonage et la construction de la tour de Babel.
La fécondité, la variété des êtres et leur dispersion sur
la terre sont des bénédictions divines que les habitants de Babel
refusèrent par crainte de la diversité. Dans cet épisode, les
habitants de Babel craignaient de perdre leur identité en se mêlant.
Ils avaient peur de l'altérité et de la différence. C'est la
tentation du "même", la tentation du clone. Dans le
récit de la Genèse, Dieu est intervenu pour empêcher ce projet en
confondant le langage des habitants et en les dispersant.
Dieu, rappelle la théologienne, a créé l'homme à son image,
une image plurielle qui se nourrit des diversités. Il redoute l'exclusion
des différences et la persécution de ceux que l'on considère "hors
norme". Quand l'homme nie ce concept de diversité, il court
à sa perte.
Pour Alice Gombault, qualifier le clonage de crime contre
l'humanité c'est vouloir assurer la protection de la diversité et de
la richesse de l'espèce humaine.
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