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Lundi 17 février 2003

Revue de presse du 17/02/03
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Dolly est morte

La brebis Dolly, premier mammifère cloné en 1996 a été « euthanasiée » le 14 février dernier au Roslin Institute d’Edimbourg (Ecosse). Obtenue après plusieurs centaines de tentatives de clonage, elle était le produit du clonage d'une brebis âgée de 6 ans.

Depuis 1 an, Ian Wilmut « père scientifique de Dolly » s’inquiétait de son état de santé. Elle souffrait  notamment d’arthrose de la hanche et du genou et présentait des signes de vieillissement prématuré. Elle était atteinte depuis quelques mois d’une maladie pulmonaire évolutive qui a conduit le Roslin Institute à mettre fin à ses souffrances. Faut-il en conclure que Dolly avait vraiment 12 ans, son âge plus celui de sa mère nucléaire ? On imagine ce que cela impliquerait pour des clones humains.

Rappelons que la plupart des animaux clonés souffrent généralement de multiples pathologies, malformations et défauts génétiques. Ian Wilmut lui même a appelé les scientifiques à la plus grande prudence estimant que « le clonage est une loterie » se demandant même si « les clones entièrement normaux peuvent exister ».

Le Figaro (Cyrille Louis) 15/02/03 – Libération  (Denis Delbecq) 15/02/03 – Le Monde (Jean-Yves Nau) 17/02/03 – Le Quotidien du Médecin 17/02/03 – Radio-Canada 14/02/03 - FuraSciences (Dr Olivier Namy) 15/02/03 – The Observer (Robin McKie)16/02/03 – The Guardian (James Meek) 15/02/03 – BBC News 14/02/03

 

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Le succès des cellules souches adultes

Le Groupe européen de transplantation de sang et moelle, ainsi que la Société européenne sur l’immunodéficience viennent de publier dans le « Lancet », le bilan d’une trentaine d’années de transplantations de cellules souches adultes du sang dans le traitement des déficits immunitaires primaires. L’amélioration des résultats et des survies des patients repose en grande partie sur une meilleure prévention de la réaction du greffon contre le malade.

Par ailleurs, l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS) a réuni le 30 janvier dernier un groupe d’experts en thérapie génique pour faire le point sur les 2 cas de leucémie constatés chez des "bébés bulles" traités par thérapie génique (cf revue de presse du 16/01/03). Dans leur communiqué, les experts expliquent que ces effets secondaires ont permis l’identification d’un nouveau mécanisme entre le gène thérapeutique et le gène dans lequel le vecteur s’est inséré. Après avoir souligné la qualité du travail déjà réalisé, ils ont proposé des pistes complémentaires d’investigation. Cependant, dans l'attente de données complémentaires, la suspension de l’essai clinique reste maintenu.

Le Quotidien du Médecin (Dr Guy Benzadon) 17/02/03

 

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Science : Faut-il tout publier ?

Les éditeurs des principales revues savantes ont rendu public samedi un appel à la vigilance et à l’autodiscipline  quant à la publication de certains travaux sensibles. Ce texte sera publié cette semaine dans les comptes rendus de l’académie américaine des sciences et dans les magazines scientifiques « Nature » et « Science ».

Peut-on censurer la science ? A partir de quel moment ne faut-il pas mettre la science entre toutes les mains ? Tel est l’un des thèmes débattu par l’Association américaine pour l’avancement des sciences (AAAS), association qui fédère des dizaines de sociétés savantes américaines,  lors de sa conférence annuelle à Denver.
Cette intervention intervient alors que les Etats-Unis sont placés en état d’alerte orange face au terrorisme.
« La biosécurité doit devenir l’un des critères d’évaluation des relecteurs » estiment les éditeurs. Pour encadrer les pratiques, Gigi Kwik, chercheuse au Centre de stratégies de biodéfense civile propose la mise en place d’un serment d’Hippocrate pour les biologistes. Ronald Atlas, président de l’Association américaine de microbiologie conclut : « je suis conscient que notre système ne sera pas infaillible, mais en empêchant certaines publications, on réduira quand même les risques ».

Le Figaro (Fabrice Nodé-Langlois) 17/02/03

 

 

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