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Lundi 3 février 2003

Revue de presse du 03/02/03
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A qui sert la recherche sur l'embryon ?

Dans le dossier consacré au clonage du magazine Valeurs Actuelles, Dominique Folscheid, professeur de philosophie et directeur du DESS d'éthique médicale et hospitalière de l'université de Marne la Vallée, revient sur les lois de bioéthique. Pour expliquer comment les législateurs ont pu interdire par principe la recherche sur l'embryon tout en l'autorisant sous conditions, il montre que si l'éthique "fixe des exigences qui ne souffrent d'aucune concession", la politique "est obligée de gérer les hommes tels qu'ils sont, ce qui exclut d'identifier le droit et la morale". Par ailleurs, il montre que la bioéthique, en tant qu'éthique, devrait critiquer le droit qui "court après la technoscience", or elle tend à se confondre avec lui. Ainsi les chercheurs ne se demandent plus s'ils respectent une éthique mais si ce qu'ils font est "licite" ou non.

A ceux qui seraient prêts à admettre le clonage pour répondre à un désir individuel, Dominique Folscheid montre que c'est un raisonnement dangereux qui reposerait sur une "éthique utilitariste" : toute action est jugée bonne et légitime pourvu que son résultat corresponde à une "utilité". 

Il met en garde contre la notion du "projet parental" quand les parents se construisent eux-mêmes l'image d'un enfant qu'on cherche ensuite à produire. "L'enfant projeté conduit à l'enfant trié, en fait à l'eugénisme". 

Quant à la question sur les expériences qui pourront être menées sur l'embryon humain, il répond que la question de fond est de savoir si "l'on a le droit de pratiquer une recherche sur un être humain, quel que soit son âge, embryon ou malade incurable, dans le seul intérêt de la recherche ?".

Dans ce même dossier, Jacques Testart, redit son désaccord au clonage thérapeutique parce que la faisabilité de cette technique n'a pas été démontrée chez l'animal. Favorable à la recherche sur l'embryon si elle débouche sur un espoir thérapeutique pour des maladies graves, il ne voit pas aujourd'hui de projet de recherche sur l'embryon "dont on peut espérer qu'il soit bénéfique". Selon lui, les chercheurs britanniques auraient déjà utilisés 40 000 embryons issus de fécondation in vitro... pour aucun résultat. Selon lui, ce qui pousse les chercheurs à vouloir utiliser l'embryon c'est notamment son côté économique : l'embryon humain est immédiatement disponible et coûte beaucoup moins cher que l'embryon de primate. 

Valeurs Actuelles (Fabrice Madouas) 31 janvier 2003

 

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"On ne peut faire commerce de la vie humaine”

Les évêques de la conférence épiscopale italienne (CEI) ont déclaré, dans leur Message pour la XXVe Journée mondiale pour la vie, qu'“on ne peut faire commerce de la vie humaine” et ont montré les différences facettes de ce commerce aujourd'hui.

Ainsi au sujet des cellules souches embryonnaires, Mgr Elio Sgreccia, vice-président de l’Académie pontificale pour la vie, déplore que ces cellules, soient mises sur le marché et qu'un commerce soit en train de commencer entre laboratoires de recherche. "On dit que ces cellules souches sont nécessaires pour guérir les maladies, mais ce n’est pas vrai. Il n’est pas nécessaire de « tuer » un autre être humain pour obtenir des cellules souches. On peut les prélever aussi sur des personnes en vie”.

Le pape Jean-Paul II a rappelé qu'« en réalité, la vie humaine ne peut jamais devenir « objet » : de la conception à la mort naturelle, l’être humain est le sujet de droits inviolables, face auxquels la liberté doit savoir s’arrêter » et qu'il était « par conséquent indispensable que les Etats se dotent, dans ces domaines complexes, de lois organiques et claires fondées sur de solides bases éthiques, pour la sauvegarde du bien inestimable de la vie humaine».

Zenit 01 et 03/02/03 - La Croix 04/02/03

 

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Les souris indispensables à la recherche

Le magazine L'Express a mené l'enquête sur les souris de laboratoire. La souris est le modèle animal d'expérimentation par excellence de part sa petite taille (coût d'élevage réduit), ses capacités de reproduction (2 à 5 souriceaux par portée après une gestation de 21 jours) et ses ressemblances physiologiques et génétiques avec l'homme (90 % de nos gènes ont leur homologue chez la souris).

Les souris peuvent être génétiquement modifiées pour étudier la fonction d'un gène en particulier. Ainsi, les chercheurs produisent des souris "knock out" pour lesquelles ils rendent non fonctionnel le gène à étudier. Plus rarement, ils fabriquent des souris "knock in" en substituant un gène déficient par le même gène actif. Les recherches sur des souris génétiquement modifiées ont permis une meilleure connaissance pour de nombreuses maladies à composante génétique (mise en évidence de gène de prédisposition au cancer ), les pathologies métaboliques (diabète), les maladies neurodégénératives (Alzheimer, Parkinson,...). Ainsi, la recherche sur la trisomie 21, financée majoritairement en France par la Fondation Jérôme Lejeune, avance grâce à l'étude des modèles murins qui pour la trisomie 21 humaine sont des souris partiellement trisomiques pour le chromosome 16. 

L'objectif , en créant des souris mutées, est à terme de mettre au point des remèdes qui compenseront l'anomalie de la protéine.

Chaque année, ce sont des centaines de lignées de souris génétiquement modifiées qui sont créées. Dans le monde, 25 millions de souris sont utilisées chaque année pour les besoins de l'expérimentation animale, 5,3 millions en Europe dont 1,5 million pour la France.

En France, le Centre de distribution, de typage et d'archivage animal (CDTA) fait office de laboratoire de conservation des modèles murins pour la recherche. Plus de 35 000 souris y cohabitent. Le CDTA possède plus de 300 lignées de souris en cage. Ce sont les modèles les plus demandés ou les mieux connus des scientifiques. Les 1000 lignées suivantes sont conservées sous forme d'embryons congelés. Cette technique de conservation est insatisfaisante à cause d'un taux d'échec élevé lors de la décongélation et de la réimplantation des embryons chez les mères porteuses. Ainsi, pour conserver une lignée, les chercheurs doivent garder au moins 500 embryons.

L'Express (Bruno D. Cot) 30/01/03 -

 

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10 ans de prison pour Christine Malèvre

L'ex-infirmière, Christine Malèvre, a été reconnue coupable de six assassinats sur les 7 qui lui sont reprochés. Elle a été condamnée vendredi soir à 10 ans de réclusion criminelle, assortis d'une interdiction définitive d'exercer la profession d'infirmière. Les jurés s'en sont tenus à la peine requise par l'avocat général.

La Croix (Emmanuelle Réju) 03/02/03 - Libération (Brigitte Vital-Durand) 01-02/02/03 (Eric Favereau) 03/02/03 - Le Monde (Acacio Pereira) 01-02 et 03/02/03 - Le Figaro (Stéphane Durand-Souffland) 01-02/02/03 

 

 

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