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| Adoption du projet de loi sur la bioéthique |
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Les députés se sont finalement prononcés en faveur des "bébés médicaments" : possibilité de sélectionner par le diagnostic préimplantatoire un embryon "compatible" afin qu'il puisse sauver un frère ou une soeur malade. Concernant la recherche sur les cellules souches embryonnaires, elle est autorisée "à titre exceptionnel" pendant une période de 5 ans à la condition qu'elle soit "susceptible de permettre des progrès thérapeutiques majeurs" et "ne peut être poursuivie par une méthode alternative d'efficacité comparable". Reconnaissant qu'il s'agissait "d'une transgression pour tous ceux, nombreux en France, pour qui l'embryon humain mérite le respect absolu dès les premiers stades", Mme Haigneré, ministre déléguée à la recherche a déclaré qu'il était de son "devoir de ministre de la recherche de faire en sorte que les interdits n'empêchent pas les progrès de la science". L'Assemblée a refusé le transfert d'un embryon après la mort du père. Les députés ont entériné la création de l'Agence de biomédecine qui sera compétente dans les domaines de la greffe, ainsi que dans la reproduction, de l'embryologie et de la génétique humaine. L'Assemblée a intégré dans ses missions un "système de vigilance" concernant l'aide médicale à la procréation. |
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Le Quotidien du Médecin (Stéphanie Hasendahl) 15/12/03 - Le Monde (Paul Benkimoun) 15/12/03 - La Croix (Marianne Gomez) 15/12/03 - Le Figaro (Catherine Petitnicolas) 15/12/03 |
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| Les premières assisses de l'accompagnement |
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Sur 200 000 personnes qui auraient besoin chaque année de bénéficier de soins palliatifs, seules 50 000 personnes y ont accès.Il n'existe que 1000 lits en soins palliatifs alors qu'il en faudrait 3000. Pour susciter des vocations auprès des bénévoles, le Dr Daniel d'Hérouville, président de la Société française d'accompagnement et de soins palliatifs (SFAP) a lancé lors de ces assises un appel solennel à la solidarité. En France, on compte 5000 bénévoles, nombre insuffisant pour répondre à la demande. 75% des français meurent à l'hôpital notamment à cause de la dissolution du tissu familial et la crainte de regarder la mort en face. La société exclut avant l'heure les mourants du monde des vivants. C'est pourquoi les associations de bénévoles ont un rôle primordial pour "resocialiser" la mort, en rappelant qu'elle fait partie de la vie. Si l'on ne doit pas gâcher une vie, on ne doit pas non plus gâcher une mort, rappelle t-on au sein de ces associations. Accompagner une fin de vie, c'est humaniser la mort, la rendre la plus douce possible. Pour Marie, bénévole "Accompagner, c'est cheminer avec l'autre. C'est un chemin de sagesse humaine. Tous les bénévoles vous le diront : cela nous apporte infiniment plus que ce que l'on peut donner. Ce sont des relations profondes qui transforment notre vie et nos relations avec nos proches. Plus que toute autre, ce sont les personnes en souffrance ou mourantes qui vous apprennent à vivre" |
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Le Figaro Magazine (Martine Betti-Cusso) 06/12/03 |
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| Greffe de reins de porcs sur des babouins |
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Les cochons de l'expérience avaient été modifiés génétiquement afin que l'on puisse prélever leurs organes. Les scientifiques auraient désactivé un gène produisant un sucre, lequel sucre engendre la réaction de rejet de l'organe. Les problèmes liés à la xénotransplantation ne sont pas pour autant réglés. Il faudra encore éviter le rejet chronique qui oblige le receveur à prendre des médicaments immunosuppresseurs à vie. Quant à la menace de virus qui passeraient des porcs aux hommes, elle n'est pas non plus écartée. |
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Cybersciences (Catherine Dubé) 15/12/03 |
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