Sommaire de la revue Gènéthique du jeudi 4 décembre 2003
A propos de l'amendement Garraud
La première mise sur le marché d’OGM
La recherche sur les cellules souches

Revue de presse du jeudi 04/12/03

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A propos de l'amendement Garraud

Bertrand Mathieu, professeur de droit public à l'université Paris I - Panthéon -Sorbonne, revient dans Le Monde sur l'amendement Garraud créant un délit involontaire de grossesse. Il dénonce les réactions démesurées et "la confusion complaisamment entretenue entre ce texte et une remise en cause de la législation relative à l'interruption volontaire de grossesse".

La loi sur l'IVG de 1975 obéit à une logique que le Conseil Constitutionnel a rappelée plusieurs fois. L'embryon n'est pas titulaire de droits mais sa vie doit être protégée dès son commencement au nom de la dignité qui est la sienne."L'atteinte à la vie de l'embryon, ne répond à aucune justification si elle est opérée en dehors de la volonté de la mère. Cette vie doit donc être protégée" souligne Bertrand Mathieu. Pour lui, le législateur n'innove pas. Il ne fait qu'appliquer la Constitution telle qu'interprétée par le Conseil constitutionnel.Il souligne que ce texte n'a pas pour objet de donner un statut à l'embryon mais estime qu'il "mérite probablement d'être précisé".

Toutefois, conclut-il "pourquoi faire sonner les grands orgues du féminisme pour un texte dont le principe est constitutionnellement légitime ?" Si la femme dispose de la liberté de recourir à un avortement fixée par la loi, elle a aussi droit à ce que la vie de l'enfant qu'elle porte soit protégée".

Claude Sureau, ancien président de l'Académie nationale de médecine réagit lui aussi à ce texte. Il lui semble pertinent  qu'en absence de réponse claire dans le droit, le législateur se saisisse de la question et "sans définir le statut de l'être prénatal, crée une incrimination spécifique". Il dénonce le tollé parfaitement illégitime qu'a provoqué ce texte :"il n'y a bien entendu aucune remise en cause de la loi de 1975 sur l'interruption volontaire de grossesse, ni d'amorce d'une nouvelle définition juridique de la personne qui en ferait remonter le début à la fécondation" explique t-il. Quant à l'attitude du corps médical, il estime qu'il doit se garder d'une "attitude de corporatisme".

 Lire en ligne la proposition de loi portant création d'un délit d'interruption involontaire de grossesse.

  Le Monde  04/12/03  - Le quotidien du Médecin 05/12/03

 

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 La première mise sur le marché d’OGM

L’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA) a émis hier de sérieuses réserves sur le maïs BT11 destiné à la consommation humaine. Selon l’AFSSA, « le dossier est incomplet, en fait il ne correspond pas au produit mis en marché ». Les tests d’alimentation avec le maïs décrits dans le dossier de demande d’autorisation concernent un autre maïs dit de « champ », réservé aux animaux d’élevage.

 La première mise sur le marché d’OGM sera soumise lundi 8 décembre au vote de la Commission européenne à la majorité qualifiée (soit 62 voix sur 87).

Le Monde 04/12/03 - La Croix 50/12/03

 

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La recherche sur les cellules souches

Dans de nombreux pays, la recherche sur les cellules souches avance.
Toutefois, les spécialistes restent partagés entre d'un côté
, les cellules souches adultes multipotentes qui ne posent pas de problèmes éthiques et de l'autre côté les cellules souches embryonnaires totipotentes  fragiles, instables, sources de tumeurs et qui posent des problèmes éthiques.

La Croix  04/12/03 


   

 

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