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Revue de presse du mercredi 16/04/03
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Les théories de l'évolution et la Bible

Le journal La Croix, dans un dossier Christianisme et Evolution, revient sur les théories de l’évolution et les débats sous jacents*.
Si la science explique le « comment » de la vie et de son évolution, la religion apporte le « pourquoi ». Cette distinction est néanmoins perméable comme en témoignent de nombreux scientifiques croyants ou en quête de sens.

La plus célèbre des théories de l’évolution est celle de Darwin. Pour expliquer l’évolution d’une espèce à l’autre et l’apparition de l’homme, il pose l’hypothèse que l’évolution se fait par sélection naturelle et adaptabilité du milieu. C’est l’adaptation au milieu local qui entraînerait des petites mutations. Petit à petit, les êtres vivants seraient si différents de leurs ancêtres qu’ils deviendraient des espèces différentes et séparées. Progressivement le type humain l’emporterait. C’est ainsi que Darwin fait descendre l’homme du singe. Ce mécanisme est quelque chose de très lent et graduel qui nécessite une infinité de formes de transition. 
Des autres théories connues, celle du Pr Jacques Monod explique que le hasard et la nécessité sont à la base de l’évolution des espèces dans le monde.

Des grands scientifiques croyants ont également apporté leur contribution pour tenter d’expliquer l’origine de la vie humaine comme Pierre Teilhard de Chardin (paléontologue) ou le Pr Jérôme Lejeune (généticien).

Pierre Teilhard de Chardin, prêtre jésuite, géologue, paléontologue, philosophe et théologien, au début du XXème siècle, est connu pour son interprétation évolutionniste de l'humanité et de l'univers qu'il pense compatible avec la foi chrétienne. 

Le Pr Jérôme Lejeune a également bâti des hypothèses sur l'évolution et le développement de l’humanité montrant l'unité entre les découvertes scientifiques et l’apport des Écritures.
Il explique que la nature procède par bonds, par sauts brusques de manière qualitative. Ainsi, la comparaison des caryotypes des primates (48 chromosomes) et de l’homme (46 chromosomes) permet d’affirmer qu’une douzaine ou une quinzaine de remaniements chromosomiques est nécessaire pour passer d’une espèce à l’autre. Si les différences de gènes sont assez minimes, c’est leur agencement dans les chromosomes qui diffère. Comme les chromosomes contiennent des milliers de gènes, ce qui sépare les espèces est d’un ordre de grandeur fort différent de celui d’une mutation génique comme l’entendait Darwin. Il y a donc eu un bond qualitatif pour obtenir l'espèce humaine. Cette explication du Pr Jérôme Lejeune est en accord avec la paléontologie et sans contradiction avec la Genèse.
Sur l’origine de l’homme, le Pr Lejeune a posé l’hypothèse d’une gémellité d’Adam et Eve. Ses travaux scientifiques en la matière montrent que l’hypothèse du couple originel peut être décrite comme une suite d’événements chromosomiques directement analysables. Il expose cette théorie dans un de ses articles, « Adam et Eve ou le monogénisme », paru dans la Nouvelle revue théologique** en février 1968. 

Consultez en ligne, la "Lettre à Virginie" : réponse du Pr Lejeune à la question d'une enfant : « est-ce qu’on descend du singe ? »

* Dossier de La Croix (Marianne Gomez - Nicolas Seneze - Claire Lesegretain) du 14/04/03
** « Adam et Eve ou le monogénisme », Jérôme Lejeune dans Nouvelle revue théologique, publiée sous la direction du Collège philosophique et théologique s.j St Albert - Louvain, tome 90, février 1968. 

 

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Le clonage est une régression

Dans le Quotidien La Croix, Jean Payen de La Garanderie revient sur le clonage.

Il voit dans cette technique un immense phénomène de régression. En effet la reproduction sexuée a apporté à l'homme une infinie capacité de se développer et de se différencier. Ce mode de reproduction fait de nous des individus autonomes, capables de s'adapter à l'évolution de l'environnement tout en nous faisant perdre notre pérennité. L'auteur assimile donc le clonage à une régression intégrale puisqu'il est la négation de la sexualité et la négation de toute évolution passée et future.

Il estime donc que qualifier le clonage de "crime contre l'humanité" est tout a fait approprié.

La Croix (Jean Payen de La Garanderie) 16/04/03

 

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Mort d'un banteng cloné

Le zoo de San Diego (Californie) et la firme Advanced Cell Technology ont annoncé avoir euthanasié cinq jours après sa naissance, l'un des 2 banteng clonés, un bovidé sauvage du sud-est asiatique(cf revue de presse du 09/04/03)

L'animal souffrait du syndrome du "gros veau", répandu chez les mammifères clonés.

Le Figaro 16/04/03

 

 

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