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Revue de presse du mardi 08/04/03
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L'ADN : des découvertes en chaîne

Le quotidien La Croix consacre un dossier spécial à l'ADN découverte il y a 50 ans (cf revue de presse du 26/02/03). Les 3 découvreurs de l'ADN, Francis Crick, James Watson et Maurice Wilkins ont ouvert les portes à de nouvelles applications dont on n'a pas encore fini de mesurer la portée.

Ainsi, après la découverte de la structure de l'ADN a-t-on mis en évidence en 1960 le rôle de l'ARN messager qui transporte le message du gène et le transcrit pour permettre la fabrication de la protéine. Le code génétique sera découvert en 1965 et le morcellement de la plupart des gènes en 1977. Petit à petit de nouvelles découvertes, notamment au niveau de l'interaction entre les gènes et les protéines ont donné naissance à de nouveaux "types" de science : la post-génomique et la protéomique.

Un autre grand apport de la découverte de l'ADN est l'émergence du "génie génétique" c'est à dire des techniques qui permettent de modifier le patrimoine génétique d'un être vivant. Les nombreuses applications pharmaceutiques qui en découlèrent et qui se poursuivent encore aujourd'hui sont le reflet de l'importance de cette découverte.

Dans le domaine du dépistage médical, les outils du génie génétique ont permis d'identifier les gènes défectueux à l'origine des maladies génétiques ou les gènes de prédisposition à certaines maladies comme le cancer du sein. Rappelons également les efforts importants en thérapie génique, efforts qui soulèvent des controverses quant à leur efficacité.

En conclusion, comme le dit François Jacob, co-découvreur de l'ARN messager,  "la connaissance de l'ADN a radicalement modifié la perception que nous avions de la vie".

Lire le dossier Genethique "50 ans de bioéthique : 1953 - 2003"

 La Croix (Denis Sergent) 08/04/03 - Le Monde (Francis Collins, Michael Morgan et Aristides Patrinos) 11/04/03

 

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Actualité bioéthique : forum et publications

BioVision, le "Forum mondial des sciences du vivant" ouvre aujourd'hui ses portes à Lyon. Ce sera l'occasion de revenir sur les 50 ans de l'ADN mais aussi d'assister à des interventions sur des sujets bioéthiques.

Dominique Lecourt, professeur de philosophie à l'université Paris VII (1)revient dans La Croix sur l'essor des sciences de la vie au cours des 50 dernières années. Selon lui, la découverte de l'ADN allait non seulement modifier notre façon de penser le développement de l'embryon, le rapport de l'individu à l'espèce, mais également bouleverser l'évolution de la médecine et de la pharmacie.

Rarement une telle découverte aura mobilisé autant de monde. Que ce soit hors ou au sein du milieu scientifique,  tous ont vu dans cette découverte un moyen de percer le mystère de la vie humaine.

Notons également dans l'actualité littéraire la sortie du livre de Bernard Jordan (2), biologiste moléculaire au CNRS, "Les marchands de clones". Dans son ouvrage, l'auteur revient sur le décalage entre l'état des connaissances au niveau génétique, le diagnostic et la thérapie. Ainsi souligne t-il, "l'Association française contre la myopathie (AFM) et la communauté scientifique ont été trop optimistes" en communiquant avec le slogan "des gènes pour guérir". De même les scientifiques ont probablement été trop confiants dans la thérapie génique qui connaît aujourd'hui un succès mitigé. Toutefois, il lui semble opportun de poursuivre de telles recherches dans la perspective de nouvelles découvertes.

(1) Dominique Lecourt : "Humain - post-humain" (PUF)
(2) Bernard Jordan : "les marchands de clones" (Seuil)

Autre ouvrage :
Jacques Ricot : "Philosophie et fin de vie" (ENSP)

 La Croix  08/04/03 - Le Monde 08/04/03

 

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Parkinson : une découverte intéressante

Des chercheurs de l'université d'Atlanta ont mené une expérience intéressante sur des patients atteints de la maladie de Parkinson. Six patients ont bénéficié d'une greffe de cellules prélevées au niveau de leurs yeux. Les scientifiques ont alors constaté une nette amélioration (évaluée à 41%) des facultés de leurs patients. Les chercheurs pensent que les cellules de l'oeil, une fois injectées au niveau du cerveau produisent une quantité importante de dopamine, substance défaillante dans la maladie de Parkinson.

 Daily Mail 08/04/03

 

 

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