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Mardi 24 septembre 2002
 
Revue de presse du 24/09/02
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La Belgique autorise l'euthanasie

Un médecin belge qui pratique une euthanasie ne commet pas d'infraction s'il accède à la demande d'un patient majeur, formulée de manière "volontaire, réfléchie et répétée". Telle est en substance la principale mesure du texte de loi adopté en mai dernier par le Parlement belge et qui est entré en vigueur hier.
Cette question avait soulevé de vifs débats dans le pays en mai dernier
(cf. revues de presse des 15 et 17/05/02). Elle va notamment nécessiter une formation spéciale pour les praticiens, leur objectif de soins n'étant désormais plus la guérison du patient.
En Suisse la question de l'euthanasie est également un motif de conflit au sein du corps médical. Selon le Code pénal "l'aide au suicide" n'est pas condamnable si les praticiens respectent certaines conditions. Cette tolérance pour le moins peu claire pourrait amener les autorités fédérales à prendre rapidement de nouvelles dispositions sur ce dossier.

La Croix (Nathalie Calmès - Ariane Bormann) 24/09/02 - Le Quotidien du Médecin 25/09/02

 

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Le sort des embryons congelés

Deux femmes britanniques séparées de leurs maris se battent actuellement pour empêcher que leurs anciens partenaires n'obtiennent la destruction de leurs embryons obtenus par FIV. Les deux femmes ont respectivement conservé 6 et 2 embryons en vue d'une grossesse future, mais la loi actuellement en vigueur exige le consentement des partenaires pour la conservation et l'utilisation des embryons congelés.
Un procès similaire avait eu lieu en février dernier dans le New Jersey (cf revue de presse du 28/02/01).
Cette affaire rappelle le 1eprocès r du genre, qui avait eu lieu à Maryville (Tennessee) en 1989 au cours duquel une femme demandait qu’on lui confiât les embryons congelés qu’elle avait eus avec son mari. Celui-ci, qui demandait le divorce, s’opposait à cette requête. On fit appeler à la barre Jérôme Lejeune alors professeur de génétique fondamentale à l’université René Descartes et illustre aux Etats Unis pour la découverte de la trisomie 21 pour laquelle il avait reçu le Prix Kennedy. A la suite de sa déposition scientifique, établissant l'humanité des embryons, le juge Dale avait confié à la mère la garde temporaire de ses embryons.

Le Quotidien du Médecin 24/09/02

 

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La Californie autorise la recherche sur les cellules souches embryonnaires

La Californie a promulgué une loi permettant la recherche sur les cellules souches embryonnaires, et ce, malgré les restrictions imposées par le président Bush sur les crédits fédéraux alloués à ce type de recherche. Le gouverneur espère ainsi attirer dans son Etat les élites scientifiques.

Le Figaro 24/09/02 - Edicom News 23/09/02 - La Croix 25/09/02

 

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Quel statut pour l'embryon?

Dans le journal La Croix, le Docteur Henri Lafont, Président de l'Association des médecins pour le respect de la vie, revient sur le récent arrêt de la Cour de cassation stipulant que "le foetus ne devient une personne humaine qu'après la naissance". (cf notre revue du 06/06/2002). 
Un tel arrêt remet en cause ce qui jusqu'ici allait de soi : l'être humain devait  être respecté, et ce dès le commencement de sa vie. Il souligne les propos de Daniel Vigneau, professeur de droit, qui considère " qu'il est tout à fait possible, en droit, de distinguer l'interruption de grossesse, intervention médicalisée et toujours volontaire, des atteintes aux foetus réalisées hors de ce cadre". C'est pourquoi, selon le Dr Lafont, un projet de loi permettant de sanctionner au pénal une atteinte à l'embryon dans un cadre distinct de celui qui est fixé aujourd'hui par la loi Veil, permettrait de donner à l'enfant non né une protection juridique.

La Croix 24/09/02

 

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