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Lundi 28 octobre 2002
Revue de presse du 28/10/02
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Etude britannique sur les conséquences de l'AMP

Les autorités sanitaires britanniques ont décidé de lancer la première étude de grande ampleur sur les conséquences des diverses méthodes d'assistance médicale à la procréation (AMP). L'étude va particulièrement porter sur la congélation des embryons aux premiers stades de développement et sur l'ICSI *.
Depuis 1978, date de la naissance de Louise Brown, premier enfant conçu par fécondation in vitro (FIV), 68 000 enfants sont nés de cette technique en Grande Bretagne et 100 000 en France. On en dénombre environ 1 million dans le monde.
Déjà, une étude australienne parue en mars dernier (cf. revue de presse des 07 et 08/03/02) montrait que des anomalies majeures apparaissaient chez 8,6% des enfants conçus par ISCI et 9% chez les enfants conçus par FIV ; soit le double des enfants conçus naturellement. Pour la Human Fertilisation and Embryology Authority (HFEA) "le risque est encore très réduit, mais nous pensons que cela vaut la peine d'y regarder de plus près". 
Par ailleurs, le Pr. Winston (Imperial College, Hammersmith Hospital, Londres) publiait dans le dernier Nature Cell Biology une sévère mise en garde contre les techniques d'AMP, plaidant au contraire en faveur d'une forte recherche sur l'animal. Il explique que la congélation des embryons pourrait avoir un effet non négligeable sur l'expression ultérieure du patrimoine génétique, par exemple sur la croissance, la respiration ou le métabolisme. 
Pour le Dr Jacques Mouzon, épidémiologiste et spécialiste des questions de reproduction (Inserm, Paris), "la décision britannique est sans contexte une très bonne initiative" d'autant que des "études de ce type ne sont pas simples à mettre en place".

* L’ICSI  ou injection intracytoplasmique de spermatozoïdes consiste à injecter un spermatozoïde dans un ovocyte obtenu après ponction folliculaire. Préalablement sélectionné au microscope, le spermatozoïde est aspiré dans une fine pipette de verre et injecté directement dans l’ovocyte.

Le Monde (Jean-Yves Nau) 26/10/02

 

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Grande Bretagne : choisir le sexe de l'enfant à naître ?

La Human Fertilisation and Embryology Authority (HFEA) a lancé, à la demande du gouvernement britannique, une consultation nationale sur la possibilité pour les parents de choisir le sexe de leur enfant. Le gouvernement britannique envisage de proposer une loi qui permettrait aux parents ayant au moins deux enfants de même sexe d'avoir un enfant de sexe opposé. En 1993, suite à une consultation similaire, la majorité des britanniques s'étaient déclarés hostiles à cette pratique. 

Le Monde 26/10/02

 

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Sur la biologie moderne

Dans son livre "La raison malmenée" *, Gérard Nissim Amzallag remet en cause les "idées reçues" et "les dogmes" en biologie et en génétique. Selon lui, le concept de gènes et la biologie moléculaire se sont développés dans une perspective eugéniste. 
"Je pense que les idées reçues en biologie moderne, avec leur côté réductionniste, invitent (sous couvert de rationalité) à transformer notre société en un système cumulatif, totalitaire dans lequel on ne s'intéresse plus à des individus mais à des fréquences de gènes de la population".

* La raison malmenée - De l'origine des idées reçues en biologie moderne, Gérard Nissim Amzallag, CNRS éditions, 2002.

Le Figaro (Yves Miserey) 28/10/02

 

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