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Jeudi 24 octobre 2002
Revue de presse du 24/10/02
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Y-a-t'il un eugénisme "clean" ?

Lors du colloque "Bioéthique et santé mentale : Sexualité et handicap" au Sénat (cf. revue de presse du 23/10/02), une table ronde a été organisée avec Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Jérôme Lejeune, et le Professeur Jacques Milliez, chef du service de gynécologie obstétrique de l'hôpital Saint-Antoine à Paris. Le thème de la table ronde était : "prédiction prénatale, stérilisation et eugénisme".
Le Professeur Milliez a montré que dans son service de dépistage prénatal (DPN) il pratiquait "l'euthanasie foetale" qu'il qualifiait d'"eugénisme médical". "Un bon eugénisme" précise-t-il puisque répondant à la liberté des parents. A ne pas confondre avec l'eugénisme criminel qui est organisé, planifié, politique.
P
our Jean-Marie Le Méné, "cette simplification est irrecevable". Il n'y a pas un "gentil" et un "méchant" eugénisme car dans tous les cas il y a des victimes. Refusant l'idée que le DPN n'est pas eugénique sous prétexte qu'il s'inscrit dans une démarche individuelle, Jean-Marie Le Méné montre au contraire que tout est organisé pour parvenir à un dépistage de masse. "Effectivement, le dépistage de la trisomie 21 est un dépistage de masse (cf. rapport du Pr. Mattei de décembre 1996), généralisé et remboursé par la Sécurité sociale sans condition d’âge. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : jusqu’en 1996-1997, le nombre annuel de naissances vivantes d’enfants trisomiques 21 était d’environ 900, en 1999 ce nombre est d’environ 300. En trois ans, le nombre a été divisé par trois. Et cela coûte plus de plus de 600 MF pour 670 000 femmes (demain plus de 700 MF pour 750 000 femmes enceintes, soit 100 millions d’euros)". On parle même pour les trisomiques 21 qui n'ont pas été dépistés de "taux d'échappement". 
A ceux qui refusent de considérer que le DPN est eugénique arguant du fait qu'il est fondé sur le libre choix des parents, Jean-Marie Le Méné pose la question : peut-on vraiment parler de liberté pour les parents d'un enfant trisomique quand la solution qui leur est proposée après diagnostic est l'interruption médicale de grossesse et qu'aucun effort n'est fait pour la recherche par les pouvoirs publics ? Quand on consulte ORPHANET qui regroupe les recherches faites sur 900 maladies rares, s’agissant de la trisomie 21, "on trouve 72 laboratoires qui font du diagnostic, 100 centres qui font du conseil génétique, seulement 6 projets de recherche mais aucun à visée thérapeutique".
Pour Jean-Marie Le Méné, les intentions des auteurs de ces pratiques eugénistes ne suffisent pas pour masquer la violence de la réalité, de même que supprimer le mot "eugénisme" des dictionnaires comme certains le souhaitent.

Lire tous les arguments de l'intervention de Jean-Marie Le Méné sur l'eugénisme dans le dossier Eugénisme de Gènéthique.

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Université catholique de Louvain pour le clonage thérapeutique

Le recteur de l'université catholique de Louvain-la-Neuve (UCL), Marcel Crochet, a annoncé que l'université "autorisait le prélèvement des cellules humaines sur les embryons surnuméraires et si nécessaire la production d'embryons humains pour la recherche". Les chercheurs de l'université pourront donc recourir au clonage thérapeutique. 
L'UCL regroupe une faculté de médecine, un laboratoire de recherche et un centre médical et une clinique universitaires. Bien que catholique, l'UCL n'a pas le même soucis de protection de l'être humain que l'Eglise. Déjà, en 1987, elle n'avait pas suivi les indications de l'Eglise concernant les techniques de procréation artificielle
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La Croix (Claire Lesegretain) 24/10/02

 

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Indemnisation de Nicolas Perruche repoussée

Le montant de l'indemnisation de Nicolas Perruche devait être décidé le 23 octobre dernier (cf. revue de presse du 22/10/02). La question n'a pas été résolue. L'arrêt a été mis en délibéré au 4 décembre, date à laquelle la Cour ne se prononcera pas sur la somme qui sera allouée à Nicolas Perruche mais uniquement sur l'étendue de l'indemnisation, à savoir globale ou partielle. Les parents du jeune homme devront alors se retourner vers le tribunal de grande instance de leur lieu de résidence pour qu'il fixe la somme à allouer à Nicolas.

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