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Mardi 8 octobre 2002
Revue de presse du 08/10/02
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Prix Nobel de Médecine 2002

Le jury de l'Institut Karolinska de Stockholm a décerné hier le prix Nobel de Médecine aux britanniques Sydney Brenner et John Suston ainsi qu'à l'américain Robert Horvitz. Ces chercheurs ont été félicités pour leurs "découvertes majeures sur la régulation génétique de l'organogenèse et la mort cellulaire programmée". 
Ils ont travaillé sur un ver transparent long d'un millimètre, le nématode caenorhabditis elegans. Le Pr. Moshé Yaniv de l'Institut Pasteur explique que "la somme des travaux des trois Nobels a permis de comprendre les mécanismes de l'apoptose - la mort programmée des cellules - et a ainsi contribué à la réinterprétation actuelle de la survenue de nombreuses maladies comme le cancer, le sida ou les maladies neurodégénératives".

Le Figaro (Catherine Petitnicolas) 08/10/02 - Libération (Corinne Bensimon) 08/10/02 - Sciencesetavenir.com 07/10/02 - Edicom 08/10/02 - Le Quotidien du Médecin (Dr Isabelle Catala)  09/10/02 - Le Monde (Paul Benkimoun) 09/10/02

 

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Livre : "Le Chiffre de la vie"

Les éditions du Seuil viennent de publier "Le Chiffre de la vie" de Grégory Bénichou, docteur en philosophie et en pharmacie, diplômé de l'ESSEC où il enseigne au sein de la chair Santé. 
Cet essai pose le problème suivant : "pour expliquer la nature du code génétique, on se réfère communément à l'idée d'un programme dont les fondements seraient analogues à ceux d'un langage. Mais s'agit-il d'une métaphore ou d'une réalité plus profonde ? ". L'auteur constate que "la notion d'information génétique offre une nouvelle relation entre la matière et le sens, entre le corps et l'esprit. En reconnaissant une dimension sémantique au génome, cet essai entend sceller une réconciliation entre le matérialisme et le spiritualisme". L'auteur souligne par ailleurs que "la maîtrise encore balbutiante du code génétique confronte l'éthique avec elle-même. Elle se déchire entre le respect de l'humanisme et la tentation de l'eugénisme"
esquissant les possibles dérives concernant l'eugénisme et le clonage humain. Enfin, Grégory Bénichou présente les véritables espoirs thérapeutiques que laissent augurer la médecine du XXIè siècle et ceux qui soignent l'homme sans l'avilir, trouvant ainsi un point d'équilibre entre l'avancée des techniques et le respect de la dignité humaine. 
G. Bénichou se refuse de présenter le débat de façon dichotomique, comme s'il fallait choisir entre deux options exclusives : ou bien le progrès de la science, ou bien le respect de l'homme. " Pourtant le trésor des cellules souches ombilicales et adultes montre qu'il n'est pas incompatible de soigner l'homme tout en respectant sa dignité. Les solutions existent, faut-il encore le rappeler ? Ce livre ne se fermera pas sur une déchirante impasse, mais sur l'expression de cette insigne promesse ".

Le Chiffre de la vie, Grégory Bénichou, Seuil, 2002.

Gènéthique 

 

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