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Un
premier essai clinique de thérapie cellulaire pour soigner les
paraplégiques se déroule actuellement en Australie.
Un patient a en effet reçu dans la moelle épinière, lieu de
la lésion, des cellules nasales prélevées sur son propre nez. Les
neurones du système olfactif ont en effet des caractéristiques très
précieuses : d'une part, ils sont facilement accessibles et reliés directement
au système nerveux central, d'autre part, ils ont la rare faculté de
se renouveler et de restaurer spontanément un lien avec le cerveau.
Pour François Féron, neurobiologiste "l'hypothèse est que
ces cellules nasales greffées favorisent, à terme, la
régénération de la moelle épinière en aidant les cellules à
construire un pont nerveux au niveau de la lésion. Ce pont
permettrait aux influx nerveux de recommencer à circuler dans les
deux sens et rendrait aux patients des fonctions sensorielles et
motrices."
Les comités d'éthique ont donné leur feu vert au protocole
d'essais cliniques et un premier volontaire sur les 4 sélectionnés a
déjà été opéré. Ces derniers ont été avertis des risques
encourus et des faibles chances d'amélioration de leur état.
L'équipe attend les résultats des premiers tests mais aucune
annonce ne devrait être faite avant 3 ans.
Christian Pinset, médecin-chercheur à l'Institut Pasteur
regrette que peu de laboratoires investissent dans la thérapie
cellulaire. Il rappelle que les cellules humaines en tant que partie
du corps ne sont ni brevetables, ni commercialisables mais que pour
chaque étape de thérapie cellulaire, les chercheurs mettent au point
un procédé brevetable.
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