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Lundi 7 octobre 2002
Revue de presse du 07/10/02
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La thérapie génique en suspens 

L'essai de thérapie génique mené en France sur des "enfants bulles" souffrant d'un déficit immunitaire sévère et suspendu par l'Afssaps (Agence française de sécurité sanitaire des produits de la santé) vendredi dernier,  (cf revue de presse du 04/07/02) visait à contourner les insuffisances de la technique de greffe de moelle.Ces greffes, pour être optimales, doivent être faites à partir d'une personne de la même famille que le patient et ayant les mêmes groupes tissulaires, ce qui rend le don de moelle compatible avec 90% de chances de succès. La transplantation avec un donneur apparenté mais qui n'a pas les mêmes groupes tissulaires, n'a elle que 60% de chances de succès.
C'est parce qu'il a jugé insuffisant ce taux de réussite qu'Alain Fischer s'est lancé en 1993 dans la mise au point d'une thérapie génique. Tout protocole doit selon la loi Huriet de 1988, faire l'objet d'"une lettre d'intention décrivant les données essentielles de la recherche, accompagné de l'avis du comité (consultatif de protection des personnes) consulté". L'Afssaps évalue le rapport bénéfice- risque de l'essai, décide de son autorisation et suit son évolution. Aujourd'hui 47 essais cliniques de thérapie génique et cellulaire ont été autorisés et celui du Pr Fischer est le seul de son type.
Les autorités sanitaires américaine, allemande et italienne ont décidé de suspendre leur programme de thérapie génique contre le déficit immunitaire contrairement à la Grande Bretagne qui a décidé de poursuivre ses essais.

Libération  05/10/02 - Le Figaro 05/10/02 - Le Monde (Paul Benkimoun) 05/10/02

 

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Les espoirs de la thérapie cellulaire

Un premier essai clinique de thérapie cellulaire pour soigner les paraplégiques se déroule actuellement en Australie.
Un patient a en effet reçu dans la moelle épinière, lieu de la lésion, des cellules nasales prélevées sur son propre nez. Les neurones du système olfactif ont en effet des caractéristiques très précieuses : d'une part, ils sont facilement accessibles et reliés directement au système nerveux central, d'autre part, ils ont la rare faculté de se renouveler et de restaurer spontanément un lien avec le cerveau. Pour François Féron, neurobiologiste "l'hypothèse est que ces cellules nasales greffées  favorisent, à terme, la régénération de la moelle épinière en aidant les cellules à construire un pont nerveux au niveau de la lésion. Ce pont permettrait aux influx nerveux de recommencer à circuler dans les deux sens et rendrait aux patients des fonctions sensorielles et motrices."
Les comités d'éthique ont donné leur feu vert au protocole d'essais cliniques et un premier volontaire sur les 4 sélectionnés a déjà été opéré. Ces derniers ont été avertis des risques encourus et des faibles chances d'amélioration de leur état.
L'équipe attend les résultats des premiers tests mais aucune annonce ne devrait être faite avant 3 ans.
Christian Pinset, médecin-chercheur à l'Institut Pasteur regrette que peu de laboratoires investissent dans la thérapie cellulaire. Il rappelle que les cellules humaines en tant que partie du corps ne sont ni brevetables, ni commercialisables mais que pour chaque étape de thérapie cellulaire, les chercheurs mettent au point un procédé brevetable.

Libération (Corinne Bensimon) 07/10/02

 

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Le grand chantier du handicap

L'Insee a dressé un portrait statistique de la population souffrant d'incapacités et a évalué à 12 millions les personnes  handicapées ou dépendantes. Mais derrière ce chiffre important, les enquêteurs ont différencié 7 groupes de populations dont les incapacités ou déficiences ont des degrés de gravité extrêmement différents. Cette enquête renforce la nécessité d'une approche individualisée et non catégorielle de la prise en charge du handicap. 
Dans une interview au Quotidien du Médecin, Marie-Thérèse Boisseau, secrétaire d'État aux Personnes handicapées, revient sur ce qui constitue l'une des trois priorités du président : l'intégration dans la société des personnes handicapées. Elle souligne notamment qu'il "faut partir du potentiel de la personne handicapée plutôt que de ses déficiences et chercher des réponses individualisées". Des expérimentations dans ce sens seront lancées dans des départements volontaires. Marie-Thérèse Boisseau insiste sur la nécessité d'une meilleure intégration scolaire, professionnelle et sociale des personnes handicapées. Dans le milieu professionnel, peu d'entreprises mettent en application la loi du 10 juillet 1987 relative à l'insertion des personnes handicapées en raison notamment de contraintes administratives trop lourdes. Un allègement des charges et un accompagnement social du travailleur handicapé devrait donc être envisagé. 
Enfin, interrogée sur le dispositif de solidarité nationale annoncé dans l'amendement anti-Perruche, la secrétaire d'État a annoncé qu'elle avait demandé à ses services de lui faire des propositions mais que rien ne serait décidé sans concertation avec les associations concernées.

Le Monde (Sandrine Blanchard) 05/10/02 - Le Quotidien du Médecin (Philippe Roy) 07/10/02 et 09/10/02

 

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