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Vendredi 4 octobre 2002
Revue de presse du 04/10/02
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"Bébés bulles" : essai suspendu

L'essai de thérapie génique mené en France sur des "enfants bulles" souffrant d'un déficit immunitaire sévère, maladie héréditaire rare mais gravissime (les enfants sont condamnés à vivre dans une bulle), vient d'être suspendu par l'AFSSAPS (Agence française de sécurité sanitaire des produits de la santé). En effet, chez l'un des dix enfants qui avaient été traités par ce biais, les chercheurs ont observé un excès de lymphocytes T (des globules blancs) dans le sang. Selon l'AFSSAPS, cette prolifération non contrôlée de lymphocytes "s'apparente à une leucémie"
Par prudence, les médecins et notamment le professeur Alain Fischer ont suspendu l'essai avant d'en savoir plus sur cette complication. Ils veulent savoir si "c'est un effet rare, s'il s'agit d'une malchance sur ce malade ou bien s'ils ont sous estimé le risque".
Rappelons que le professeur Fischer (Inserm, hôpital Necker, paris) a été le premier a traiter des "bébés bulles" par thérapie génique. Leur gène malade inactif avait été remplacé avec succès, dans leurs propres cellules de moelle osseuse, par une copie normale du gène. Ce gène médicament avait été véhiculé par un rétrovirus humain inoffensif.

Libération (Sandrine Cabut) 04/10/02 - Le Figaro (Jean-Michel Bader) 04/10/02 - Le Nouvel Observateur 03/10/02 - La Croix (Pierre Bienvault) 04/10/02  - Le Monde (Paul Benkimoun) 05/10/02 - Le Quotidien du Médecin (Vincent Bargoin) 07/10/02

 

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"Faut-il avoir peur de la science ?"

Les français se disent méfiants face aux avancées de la recherche. C'est ce qui semble ressortir d'un sondage Ipsos-Amgen sur le thème "Les français et la biotechnologie". Lors d'un débat organisé par l'Express, 5 personnalités se sont exprimées sur le sujet. 
Jean-jacques Salomon, écrivain, reconnaît la nécessité de garde fous en affirmant "techniciens parmi d'autres, la plupart des scientifiques sont des exécutants d'une science sans âme ni conscience".
Quant à Edgardo D. Carosella, directeur de recherche au CEA et chef de service à l'hôpital St Louis, il dénonce l'absence de frontières aujourd'hui entre recherche fondamentale et recherche appliquée. Les comités d'éthiques ne sont pas suffisants souligne t-il. Il préconise de donner aux jeunes une formation humaniste afin qu'ils ne réfléchissent plus seulement en scientifiques.
Joseph Rotblat, prix Nobel de la paix 1995, suggère quant à lui, que chaque chercheur s'engage de façon solennelle en prononçant une déclaration du type "Je promets d'oeuvrer pour un monde meilleur, où la science et la technique sont utilisées de façon responsable. Je n'utiliserai pas mes connaissances pour porter atteinte à la condition humaine et à l'environnement..."
Enfin Jean-Yves Le Déaut, député PS a insisté sur la nécessité d'associer la population à ces débats.

L'Express (Jean-Marc Biais) 03/10/02

 

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