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Jeudi 21 novembre 2002
Revue de presse du 21/11/02
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Le gouvernement suisse pour la recherche sur les embryons

En mai 2002, le Conseil fédéral suisse (gouvernement) ouvrait une procédure de consultation concernant la loi relative à la recherche sur les embryons (cf. revue de presse du 28/06/02). La Suisse interdisait déjà la production d’embryons à des fins de recherche mais la question de l’utilisation des embryons surnuméraires et des cellules souches embryonnaires à des fins de recherche n’était pas réglementée.
Le gouvernement suisse a adopté hier un projet de loi autorisant la recherche sur les embryons surnuméraires et les cellules souches embryonnaires. Ce projet de loi a été transmis au Parlement. 
Conformément à la Constitution suisse, il ne sera pas possible de créer des embryons in vitro à des fins de recherche, ni de recourir au clonage thérapeutique. L'utilisation d'un embryon se fera avec le consentement du couple concerné et aucune rémunération ne lui sera proposée. Une autorisation de l'Office fédéral de la santé publique sera nécessaire et ne sera accordée que lorsque les objectifs de la recherche sont jugés de grande importance scientifique, justifiés sur le plan éthique et ne pouvant être atteints sans le recours à des embryons.
Déjà certains milieux scientifiques s'inquiètent de la relative rareté des embryons surnuméraires disponibles en Suisse. On dénombre environ un millier d'embryons surnuméraires conçus avant l'entrée en vigueur en 2001 de la loi sur la procréation médicalement assistée (LPMA) selon laquelle le médecin ne peut développer in vitro que trois embryons par cycle. Pour le Conseil fédéral, les lignées cellulaires sont en nombre «largement suffisant» compte tenu des possibilités d'importation.
Le Conseil fédéral explique avoir agi «sans précipitation mais rapidement» depuis que, en septembre 2001, le Fonds national pour la recherche scientifique avait accepté de financer un projet, à Genève, sur des cellules souches embryonnaires importées.

Pour plus d'informations, consultez :
Le communiqué du Conseil fédéral
Le projet de loi relatif à la recherche sur les embryons surnuméraires et sur les cellules souches embryonnaires
Dossiers Embryon et Cellules souches de Gènéthique

La Croix 21/11/02 - Le Temps (Denis Masmejan) 21/11/02 - Le Figaro 23/11/02

 

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Les enjeux commerciaux de la recherche sur l'embryon

Alors que les premières découvertes médicales exploitables commercialement dérivées de la recherche sur les cellules souches embryonnaires ne sont pas attendues avant quinze ou vingt ans, il y a déjà de fortes batailles commerciales.
Le conflit qui a opposé WiCell et Geron, deux entreprises de biotechnologies américaines, en est un exemple. WiCell est une organisation américaine sans but lucratif, fondée en 1999 dans l'Etat du Wisconsin. Elle est chargée de fournir des cellules souches à un prix abordable à la communauté scientifique. Geron est la société qui a financé les recherches du professeur James Thomson de l'Université de Wisconsin, premier au monde à avoir, en 1998, isolé et cultivé des cellules souches embryonnaires humaines. Geron s'était opposée juridiquement au prix de vente de 5 000 dollars (7 246 francs) par lignées de cellules fournies aux scientifiques par WiCell.
Les observateurs indiquent qu'il est impossible de juger aujourd'hui du futur potentiel commercial des recherches sur les cellules souches embryonnaires, mais l'institut allemand de conseil en entreprises Helmut Kaiser l'estime à 57,7 milliards de dollars en 2010.
Au niveau des firmes suisses de biotechnologie, Novartis s'est dotée de règles claires et restrictives en la matière et a abandonné deux projets de recherche sur l'embryon en Autriche. Néanmoins, Thomas Cueni, secrétaire général d'Interpharma, affirme : « je me suis renseigné, Novartis n'a plus rien dans le domaine des cellules souches embryonnaires, mais l'entreprise reste intéressée à ce que la communauté scientifique poursuive ce type de recherches ». Quant à Marc Aubert, porte-parole de l'entreprise Serono troisième entreprise biotechnologique, il affirme que « Serono ne conduit pas de recherche dans ce domaine et n'a pas l'intention d'en entreprendre ». Jacques Essinger, patron de Modex, explique « nous ne sommes absolument pas concernés par la recherche sur les cellules souches embryonnaires et n'avons aucun projet allant dans ce sens ». Cette société vaudoise vend déjà un produit, substitut de peau, qui utilise des cellules souches adultes tirées de composants du cheveu.

Le Temps (Willy Boder) 21/11/02

 

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Situation de crise dans les maternités

Les responsables du  Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF) viennent de dresser un tableau alarmant sur la prise en charge de la naissance en France.
Première constatation : de nombreux postes de médecins, de sages-femmes, d’infirmières et de puéricultrices ne sont pas pourvus. Pour le CNGOF « la sécurité de la mère et de l’enfant n’est plus assurée faute de moyens dans l’ensemble des établissements ».
Autre motif de préoccupation : la non application du décret du 9 octobre 1998 visant à améliorer la sécurité à la naissance
Rappelons qu’au cours des dernières années, le développement de l’assistance médicale à la procréation a non seulement entraîné une augmentation du nombre des grossesses multiples mais aussi de naissances d’enfants prématurés (cf revue de presse du 09/08/02). Leur nombre est ainsi passé de 44000 en 1995 à 56000 en 2001 alors que le nombre de lits en néonatalogie n’a cessé de diminuer.
Le CNGOF dénonce également la fréquence des décès maternels par hémorragie qui est aujourd’hui trois fois plus élevée que dans les pays voisins.
S’ils n’obtiennent pas satisfaction, les chefs de service menacent de faire grève à partir du 1er janvier mais le Collège compte aussi organiser, en juin, des états généraux de la naissance.

La Croix (Pierre Bienvault) 21/11/02 – Le Figaro (Cyrille Louis) 21/11/02 - Le Quotidien du Médecin 22/11/02

 

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L'espace Ethique de l'AP-HP

En 1995, était créé l'espace Ethique de l'Assistance Publique - Hôpitaux de Paris pour mener une réflexion autour des valeurs du soin dans un monde médical en pleine évolution. 
Aujourd'hui, près de 200 personnes, personnels soignants parents, ont participé à l'un des 30 groupes de travail sur "éthique et génétique", "le soin citoyen", "éthique et recherche clinique" ou "maladies graves de l'enfant", etc.
Emmanuel Hirsch, directeur de l'espace éthique, estime que ce lieu a rempli sa mission : "on a bien vu, à travers ce travail quelles valeurs étaient partagées par l'institution (...). On a vu apparaître une éthique de retenue, qui s'oppose à celle du soin à tout prix et montre que les gens sont de plus en plus soucieux du sens et des limites de ce qu'ils font". 

La Croix (Marianne Gomez) 21/11/02

 

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Un centre d’excellence en biologie

Quatre centres de recherche ont signé vendredi dernier un partenariat visant à créer à Grenoble une plate-forme européenne de biologie structurale. Son but sera de compléter la connaissance apportée par le séquençage des gènes humains en utilisant les interactions entre les gènes et les protéines.
Les chercheurs souhaitent ainsi  mieux comprendre le fonctionnement du corps humain au niveau moléculaire et par la suite développer de nouvelles approches dans le domaine thérapeutique.

Le Monde 21/11/02

 

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