Revue de presse du 26/03/2002
Revue précédente

Article suivant

Va t-on autoriser l’importation de cellules souches embryonnaires ?

Lors d’un colloque organisé par l’Académie de médecine et son équivalent britannique, le ministre de la recherche Roger-Gérard Schwartzenberg a annoncé qu’il envisageait d’autoriser l’importation de cellules souches embryonnaires en France. Cette autorisation ferait suite à la demande d’importation déposée par Jacques Hatzfeld (CNRS, hôpital Paul Brousse, Villejuif) auprès d’un laboratoire australien.
La loi de bioéthique autorisant la recherche sur l’embryon a été votée à l’Assemblée nationale en janvier dernier mais elle risque de ne pas être définitivement adoptée avant fin 2003. Le ministre avait alors évoqué l’importation de cellules souches embryonnaires par crainte que ce retard ne pénalise les chercheurs français.
 

 

Gènéthique vous rappelle que les informations transmises dans la revue de presse quotidienne représentent toutes les opinions exprimées sur l’actualité bioéthique. Celles-ci ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction

La Croix 26/03/02 – Le Figaro 26/03/02 - Le Quotidien du Médecin 27/03/02 - Le Monde (Jean-Yves Nau) 28/03/02

 

Revue de presse du 26/03/2002
Article précédent

Article suivant

 Bioéthique : le projet de Jacques Chirac

Dans le cadre de sa campagne électorale , Jacques Chirac fait dans le Quotidien du Médecin, un point sur son programme en matière de santé et notamment en matière de bioéthique.
La thérapie cellulaire ouvre des perspectives prometteuses mais elle doit être encadrée au nom d’exigences éthiques et scientifiques, estime t-il. La recherche sur les cellules souches adultes doit être une priorité mais il se montre favorable à la recherche sur les cellules embryonnaires provenant d’embryons surnuméraires après l’accord des parents et sur avis d’un collège scientifique.
En revanche, il réaffirme son opposition au clonage thérapeutique par crainte de dérives vers le clonage reproductif.
Pour l’avenir, Jacques Chirac envisage de créer un comité d’éthique au sein des Nations unies et de faire adopter une convention internationale de bioéthique.
Par ailleurs, il se félicite de la loi « anti-perruche » adoptée en février dernier mais il estime qu’il faut agir pour mieux aider les personnes handicapées. Dans ce cadre, il souhaite assurer aux personnes handicapées un véritable droit à la compensation du handicap
.

Le Quotidien du Médecin (Renée Carton - Bruno Keller) 26/03/02

 

Revue de presse du 26/03/2002
Article précédent

Revue suivante

Réflexion sur la fin de vie  

Antoine Audouard, écrivain et auteur de « Une maison au bord du monde »* revient dans le Figaro sur le débat de l’euthanasie relancé par les différentes affaires en Grande-Bretagne (cf nos revues de presse 22/03/02 du et 25/03/02   ).
Par son expérience à la maison de Gardanne, près d’Aix-en-Provence,il témoigne  que les demandes d’euthanasie sont extrêmement rares mais que lorsqu’elles sont formulées, elles doivent être considérées comme un moment dans un processus. Elles doivent alors faire l’objet de nouvelles solutions médicales ayant pour but de soulager la douleur.
Par ailleurs, il souligne l’importance de la cohésion de l’équipe soignante permettant au patient de ne pas se sentir seul.
Antoine Audouard peut affirmer qu’il existe une frontière entre administrer des traitements antidouleur qui peuvent déboucher sur la mort, et poser des cocktails lytiques ayant pour but de la provoquer. Il s’inquiète du caractère des débats de société, portant sur la fin de vie, réduisant son enjeu à un débat sur l’euthanasie. La mort est certes une solitude absolue mais  la fin de vie peut être encore l’histoire d’une relation.
Et pour conclure, il estime qu’une loi qui ne permet pas l’euthanasie, une société qui ne s’acharne pas, c’est un retrait qui n’est pas hypocrisie mais sagesse.

* « Une maison au bord du monde » Gallimard, 288p, 15€95

Le Figaro  26/03/02

 

Pour vous désabonner de notre revue de presse inscrivez ici l'adresse e-mail à laquelle vous recevez la revue :