Revue de presse du 25/03/2002
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"Miss B" obtient satisfaction

Entièrement paralysée à la suite d'une hémorragie mais totalement consciente, Miss B vient d'obtenir de la High Court l'autorisation d'interrompre les soins qui la maintiennent en vie (cf notre revue de presse du 22/03/02). En avril dernier, elle avait requis l'autorisation de l'hôpital pour obtenir la suppression de son assistance respiratoire. Les médecins s'y étaient refusés invoquant le code de déontologie et estimant qu'avec le temps, ils seraient en mesure d'améliorer son existence. A l'énoncé du verdict, "Miss B" a faut part de sa "satisfaction".
Le cas de miss B montre la difficulté qu'il y a parfois à faire la part des choses entre un geste d'euthanasie qui provoque la mort et un geste qui met fin à l'acharnement thérapeutique, sans vouloir provoquer la mort.

 Au cours d'un colloque de médecins, le 23 mars dernier, le pape avait rappelé la position de l'église sur la situation des personnes en fin de vie. "L'acharnement thérapeutique excessif  même avec les meilleures intentions n'est pas pleinement respectueux du malade en phase terminale" a t-il déclaré ."Il y a des limites que l'on ne peut pas humainement dépasser'" a t-il affirmé avant de souligner la nécessité "d'accepter avec sérénité sa propre condition humaine".

Le Monde (Jean-Pierre Langellier) 23/03/02 - Libération 24/03/02 - Le Figaro (Sophie de Ravanel - Jacques Duplouich) 25/03/02 - La Croix (Laurent d'Ersu) 25/03/02 - Gènéthique - Le Quotidien du Médecin 27/03/02

 

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 Mort d'une femme à la suite d'une amniocentèse

Aujourd'hui le tribunal de grande instance de Paris va examiner une affaire relative à la question de l'aléa thérapeutique. Les faits remontent à 1995. Michèle Shallon-Teboul  qui attend son troisième enfant, demande en raison de son âge une amniocentèse. Cet examen qui n'est pas dépourvu de risques a pour but de dépister la trisomie 21 et d'autres maladies génétiques. En 2000, environ 30 000 interventions ont été pratiquées sur 779 000 grossesses. Trois jours après avoir son amniocentèse, Michèle Shallon Teboul décède d'une septicémie après avoir perdu son bébé.
Aujourd'hui sa famille demande des dommages et intérêts au gynécologue obstétricien qui a pratiqué l'acte. En effet, elle estime que le médecin a manqué à ses "obligations de moyen et de sécurité" et qu'il a commis une "faute gravissime". Lors de l'intervention, le praticien aurait perforé une anse intestinale, provoquant alors le passage des germes dans le placenta, entraînant de ce fait la mort du fœtus puis celle de la mère.
Deux experts ont de leur côté, estimé que les complications étaient exceptionnelles et devaient être considérées comme faisant partie de l'aléa thérapeutique.
Le débat va donc non seulement porter sur la technique de l'amniocentèse elle même mais également sur le fait que le médecin ait poursuivi un examen qui aurait pu être repoussé ou annulé.

Le Figaro (Marie-Amélie Lombard) 25/03/02 - Le Figaro (Marie-Amélie Lombard) 26/03/02 - Libération 26/03/02

 

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 L'espérance de vie des personnes trisomiques 21

Une vaste enquête menée aux États-Unis et publiée  dans la revue Britannique "The Lancet" révèle que l'espérance de vie des personnes trisomiques 21 serait passée de 25 à 49 ans entre 1983 et 1997 aux Etats-Unis. La longévité des personnes touchées par cette anomalie progresserait donc de 1,7 an par an.
Cette étude rappelle que les malformations cardiaques et les infections respiratoires sont les principales causes de mortalité chez les personnes trisomiques qui souffrent aussi plus souvent de démence et d'hypothyroïdie. Pour le Dr Daniel Satgé, anatomopathologiste à l'hôpital de tulle "En France, la longévité des trisomiques a sans doute évolué dans les mêmes proportions et c'est effectivement le plus grand recours aux antibiotiques ou à la chirurgie cardiaque qui y contribue le plus". En revanche, les personnes trisomiques seraient relativement bien protégés de certaines tumeurs solides et mourraient donc moins de cancers que la population générale. Le Dr Satgé coordonne d'ailleurs un programme pour évaluer si cette relative immunité ne pourrait pas être d'origine génétique, conférée par un gène situé sur le chromosome 21.
Par ailleurs, cette étude démontrerait une grande disparité ethnique, la population blanche bénéficiant bien plus que les autres d'une survie prolongée.

Le Quotidien du Médecin (Dr Guy Benzadon) 25/03/02 - Libération (Sandrine Cabut) 25/03/02 - Québec Sciences 28/03/02

 

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Qu'est-ce-que la vie?  

Pour les biologistes, la définition de la vie est un fait complexe. Le journal  Le Figaro publie en partenariat avec la revue américaine "Science" une réflexion du biochimiste Daniel Koshland sur cette question.
Daniel Koshland, définit les piliers fondamentaux, sur lesquels, pour lui, repose la vie, c'est à dire les principes essentiels de fonctionnement d'un système vivant en terme d'énergie et de mouvement. Ceux-ci seraient au nombre de 7.
- Le programme  : c'est à dire le plan organisé par l'ADN.
- L'improvisation : le système vivant ne peut contrôler tous les changements et vicissitudes auxquels l'environnement est exposé et doit avoir un moyen de modifier son programme.
- Le cloisonnement : tous les éléments vivants ont un volume limité entouré d'une membrane ou d'une peau.
- L'énergie : un système ouvert qui reçoit de l'énergie de sources extérieures et qui la retransforme. 
- La régénération : il doit y avoir un système de régénération pour compenser les pertes dues à la fatigue des matériaux.
- L'adaptabilité : c'est une réaction fondamentale des êtres vivants
- L'isolement : il est essentiel pour un système métabolisant dans lequel de nombreuses réactions se produisent en même temps.
Ces sept piliers ne sont pas forcément parfaits souligne Daniel Koshland et peuvent donc être améliorés.

Le Figaro  25/03/02

 

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