Revue de presse du 18/03/2002
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Un Comité national de génétique clinique

Le 13 mars dernier, Bernard Kouchner a créé le Comité national de génétique clinique. Ce comité présidé par François Stasse, conseiller d'État a pour mission de contribuer, en conseillant le gouvernement, à l'amélioration de l'organisation des soins concernant la génétique prédictive, diagnostique et thérapeutique.
Les maladies rares et l'oncogénétique (la génétique appliquée aux cancers) sont les principales priorités de ce comité. Par ailleurs, le comité étudiera les propositions de certains praticiens qui souhaitent constituer 5 réseaux sur les principaux groupes de pathologies d'origine génétique. Le comité sera aussi consulté sur les conditions d'accès et d'encadrement aux échantillons d'ADN. Enfin, il donnera des conseils sur l'utilisation des tests de génétique prédictive.

Le Quotidien du Médecin 18/03/02

 

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Flou dans la carte du génome

L'année dernière, Celera Genomics et Human Genome avaient annoncé qu'ils avaient terminé la cartographie du génome humain en estimant avoir chacun identifié entre 30 000 et 40 000 gènes. Chacun estimait également avoir établi en premier la cartographie du génome.
Or, aujourd'hui nul ne semble capable de préciser à combien s'élève le nombre de gènes. Les doutes qu'inspirent la recherche sur le génome ajouté à l'état du marché ont donc créé un véritable marasme dans la Silicon Valley. Beaucoup de chercheurs rappellent, en particulier, qu'il ne suffit pas d'identifier le nombre de gènes mais qu'il faut également déterminer le rôle de chacun dans les maladies.
De nombreuses "start-up" qui s'apprêtaient à exploiter l'un des 2 projets pour vendre aux laboratoires des bases de données susceptibles de permettre la mise au point de nouveaux médicaments, ne trouvent plus d'investisseurs pour les soutenir. Plusieurs d'entre elles ont donc décidé de créer elles-mêmes des médicaments et de tirer un profit direct de leur bases de données.

Le Quotidien du Médecin 18/03/02

 

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Le rôle du scientifique dans la réflexion éthique

Dans une interview au journal La Croix, Axel Kahn revient sur les différents sujets d'actualité en matière de bioéthique et précise le rôle du scientifique dans la réflexion éthique.
Revenant sur la question du clonage, Axel Kahn souligne que son danger est d'ordre moral "Avoir un enfant à la différence d'un clone, c'est accepter qu'advienne une personne autre, un être qui vous est irréductible et que la grande loterie de l'hérédité vous empêche de prédestiner" ajoute t-il. 
Pour le généticien, la seule solution efficace pour lutter contre toute dérive, consiste pour la société à se rendre compte d'un problème et à s'approprier cette question. La loi sur la bioéthique permet donc d'amener la population à toucher du doigt la valeur morale d'une solution.
Interrogé sur la composition des comités d'éthique majoritairement composés de scientifiques, Axel Kahn se déclare "défavorable à ce que la réflexion éthique soit confisquée par les scientifiques". Il rappelle également que le Comité d'éthique est amené à donner des avis sur les lois à mettre en place mais que ces avis ne font pas office de loi.
Pour que la démocratie puisse prendre en charge les conséquences des recherches des scientifiques, il faut selon Axel Kahn que le rôle de ces derniers se résume en 3 points : d'abord être un bon scientifique, ensuite rendre compte à la société de ses travaux, enfin avertir la société lorsque cela est nécessaire. Si la science n'a pas à déterminer de valeurs morales, le scientifique, lui, a un rôle de témoin et de citoyen dans le débat qui le concerne.

La Croix 18/03/02

 

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Les "facilitateurs" des biotechnologies françaises

Cinq établissements français ont participé au premier colloque sur les bioentreprises et ont décidé de se mobiliser pour créer un réseau professionnel, dont l'objectif sera de promouvoir les biotechnologies en France et en Europe. Le rôle de ces 5 "facilitateurs" sera de construire, grâce à leurs relations un vaste maillage entre la recherche publique et la recherche privée, et de rappeler que les bioentreprises ont besoin outre de biologistes, d'ingénieurs, d'informaticiens, de managers mais également de médecins. Le président de la Fondation pour la recherche médicale, l'un des établissements concernés, a affirmé "j'espère que cela permettra à la France d'être à la hauteur de l'enjeu des biotechnologies de quatrième génération, qui reposent non plus sur l'accumulation de données brutes mais sur leur compréhension et leur intégration physiologique".

Le Quotidien du Médecin (Delphine Chardon) 18/03/02

 

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