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Le système européen
des brevets, créé en 1973, est qualifié de trop cher et
moyennement efficace. Un brevet communautaire devrait le remplacer.
Pour breveter une invention, une société européenne a le choix entre
3 procédures : déposer un brevet dans un seul pays auprès de
l'Office national des brevets correspondants (l'INPI pour la France),
étendre ses droits à l'Europe en déposant son brevet à l'Office
européen des brevets (OEB) ou adresser une demande internationale
couvrant tout ou une partie des 110 pays de l'Organisation mondiale de
la propriété industrielle (OMPI).
C'est le système de l'OEB même qui est en cours de changement.
Actuellement, il faut 5 ans entre la date de dépôt du brevet
et sa délivrance (contre 3 ans aux Etats-Unis) et le coût du brevet
européen est le plus élevé (3 à 5 fois plus cher qu'aux
Etats-Unis et au Japon). Les coûts de traductions dans toutes
les langues officielles de l'union européenne représentent 40% du
coût du ticket d'entrée (30 000 euros en moyenne).
Malgré ses lourdeurs, l'OEB demeure avec l'Office japonais et
l'Office américain l'un des trois offices les plus importants du
monde délivrant, à eux trois, 80 % des brevets mondiaux.
La réforme en cours vise à homologuer les inventions et les produits
au sein de l'Union européenne en instaurant un titre de protection qui
soit le même sur tout le territoire européen. En attendant
l'harmonisation des jurisprudences des offices nationaux, seule la
Cour de justice européenne sera habilitée à traiter les litiges.
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