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Nous
écrivions hier que le Canada "
venait d’adopter une loi visant à interdire le clonage
d’embryons humains " ce qui n'est pas exact.
Ce sont les Instituts canadiens de recherche sur la santé (IRSC) qui,
dans l'attente d'un projet de législation, ont fixé de nouvelles
règles. Les IRSC, au budget annuel de 560 millions de dollars,
refusent la recherche sur le clonage humain et sur les embryons
produits à des fins expérimentales mais
financent les projets de recherche
impliquant des cellules prélevées sur des embryons, à la condition
que ces embryons aient été au départ conçus à des fins de
reproduction, et non de recherche, que les parents donnent leur
consentement et que le don ne soit soumis à aucune transaction
commerciale. L' IRSC finance aussi la recherche sur les fœtus avortés,
dans la mesure où la mère donne son consentement et que sa décision
d'interrompre sa grossesse a été prise avant d'avoir été sollicitée
à ce sujet par un chercheur.
A sa suite, le Fonds de recherche en santé du Québec (FRSQ),
le deuxième organisme subventionnaire en importance au Canada avec un
budget de 80 millions, a annoncé qu'il était d'accord en tout point
avec ces nouvelles règles et qu'il les adoptait.
Ces positions ont déclenché une
bataille politique. L'opposition estime que le gouvernement s'est fait
couper l'herbe sous le pied, subissant un " affront au
processus démocratique ". " Par l'entremise de son
annonce, lRSC contourne le processus parlementaire ", a blâmé
l'Allianciste Rob Merrifield." IRSC élabore des lignes
directrices pour la recherche controversée sur les cellules souches
embryonnaires avant même que le Parlement n'ait la chance de débattre
de la question. Ce n'est ni plus ni moins qu'une loi déguisée
".
Gènéthique
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