Revue de presse du 04/03/2002
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Une équipe japonaise modifie la structure de l’ADN

L’ADN (acide désoxyribonucléique) est le support de l’hérédité qui contient l’information génétique de chaque organisme vivant. Le mensuel Nature Biotechnology vient de révéler les résultats des travaux menés par une équipe de chercheurs de l’université de Tokyo. Ils auraient ainsi réussi à modifier la structure de l’ADN, molécule vivante présente au sein de chaque cellule vivante. Chaque fragment d’ADN est composé de l’enchaînement de centaines d’exemplaires de quatre bases, désignés par les lettres A, C, G, T. Or ces scientifiques japonais ont réussi par synthèse à fabriquer deux nouvelles bases baptisées S et Y. Cette étape permettrait non seulement de démontrer que l’on peut greffer deux nucléotides non naturels dans le processus existant mais permettrait surtout d’envisager la création d’organismes vivants aux propriétés insoupçonnées. Pour Philippe Marlière, fondateur et directeur scientifique d’Evologic « l’objectif est de reprogrammer des êtres vivants pour les doter d’un alphabet génétique, soit élargi, soit rétréci. Nous comptons relancer les processus de l’évolution dans des directions qui n’ont pas été spontanément explorés par la nature ».
Les applications permettraient d’aborder la construction de nouveaux types de matériaux dont les propriétés espérées pourraient avoir de multiples applications industrielles ou médicales. Reste qu’en modifiant, les règles du code génétique, on se dirige vers une direction que certains estiment dangereuse.  Pour Axel Kahn les dangers de ces recherches « sont extrêmement faibles » mais il reconnaît  que « l’on franchit une limite dite non naturelle ».
L’encadrement de ces travaux reste un problème majeur car ils échappent aux systèmes d’autorisation et de contrôle en vigueur. Dans les années 1970, les premiers praticiens de ces manipulations génétiques avaient décidé d’observer un moratoire et de réfléchir aux dangers qui pourraient résulter de ces travaux. C’est pourquoi 25 ans plus tard, il serait difficilement compréhensible de laisser aux biologistes engagés dans cette nouvelle voie, le soin de décider s’ils peuvent compliquer le vivant, qui est certes leur objet d’études mais non leur unique propriété. Jamais l’homme n’est allé aussi loin dans sa quête de pouvoir sur le vivant.

 

Gènéthique vous rappelle que les informations transmises dans la revue de presse quotidienne représentent toutes les opinions exprimées sur l’actualité bioéthique. Celles-ci ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction.

Le Monde (Jean-Yves Nau) 02/03/02 - La Croix (Pierre Bienvault) 04/03/02 - Le Quotidien du Médecin (Dr Dominique Brillaud) 02/05/02

 

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Les perspectives thérapeutiques de la génomique

Le séquençage du génome humain a été la première étape dans la connaissance du génome.
Ainsi en matière de diagnostic, 700 tests génétiques disponibles entrent peu à peu dans la pratique quotidienne et des techniques telles que l'études du caryotype et les sériodiagnostics devraient à terme être remplacés par des techniques plus innovantes comme les puces ADN.
La « pharmacogénomique » permet de mesurer la tolérance et l’efficacité des médicaments en fonction de la susceptibilité individuelle. C’est une voie de recherche prometteuse qui engendre une médecine ciblée individualisée.
La thérapie génique qui consiste à l’introduction de matériel génétique dans les cellules pour en réparer un défaut ou une anomalie est l’autre volet thérapeutique de la génomique. Mais pour l’instant la réussite de l’équipe française du Pr A. Fischer est une singularité parmi les 500 essais cliniques de thérapie génique.
D’ores et déjà la recherche thérapeutique se tourne vers l’après génomique par l’émergence de nouvelles sciences comme la « protéomique » (cf revue de presse du 25/01/2002).
Reste que la pratique courante n’a pas vraiment changé dans les cabinets médicaux et dans les services hospitaliers, en particulier ceux qui prennent en charge des maladies monogéniques rares, cibles les plus « simples » de la génomique. C’est pourquoi les généticiens doivent continuer à s’appuyer sur les outils de biologie traditionnelle. L’intérêt commercial de ces perspectives thérapeutiques est encore trop peu important pour les industriels. Mais l’enjeu financier de la génomique rend urgent le développement de partenariats public-privé et le respect d’une déontologie de la communication scientifique.

 

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Le Quotidien du Médecin 04/03/02

 

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Une nouvelle méthode d’identification du sexe du fœtus

Les équipes du centre de diagnostic prénatal de l’Hôpital américain de Neuilly et la maternité de l’hôpital Necker-Enfants-Malades viennent de mettre au point une méthode d’identification prénatale du sexe de l’enfant reposant sur une recherche de l’ADN fœtal chez la mère. La technique repose sur la détection de l’ADN fœtal libre circulant dans le sang maternel. Cette méthode pourrait être proposé aux femmes conductrices d’une maladie transmise par le chromosome X, telle que la myopathie de Duchenne ou l’hémophilie et ceci avant la 12ème semaine de grossesse. Une fois la forte présomption d’une anomalie repérée chez un fœtus masculin, une investigation plus importante peut conforter ou infirmer ce diagnostic.

 

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Le Quotidien du Médecin 04/03/02

 

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Convention contre le clonage reproductif

Le Comité spécial sur la Convention internationale contre le clonage d’êtres humains à des fins de reproduction a achevé les travaux de sa première session qui s'est tenue à New York du 25 février au 1er mars derniers ( cf. revue de presse du 28/02/02 ).
Il est prévu que les travaux du Comité se poursuivent au cours d'une session de l'Assemblée générale de l'ONU, du 23 au 27 septembre 2002. L' Assemblée pourra ensuite convoquer à nouveau le Comité, en vue d'ouvrir des négociations sur la Convention internationale interdisant le clonage à des fins reproductives.
Lire
en ligne le compte rendu du Comité.

Le Figaro 04/03/02 - Nations Unies 01/03/02

 

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