Revue de presse du 01/03/2002
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Nouvelle naissance par DPI

En octobre 2000 naissait Adam Nash, premier bébé " trié génétiquement " pour sauver sa sœur. La dernière édition du Journal of the American Medical Association (JAMA) vient de publier un nouveau cas de DPI réalisé par le même généticien, Yury Verlinski (Chicago, USA). Celui-ci a fait naître, il y a 18 mois, un enfant qui, embryon avait été sélectionné parce qu'il ne portait pas le gène de la maladie d'Alzheimer dont sa mère était porteuse. Cette femme de 33 ans est porteuse d'une mutation induisant une forme rare de la maladie d'Alzheimer dont les symptômes apparaissent avant l'âge de 40 ans. Les premiers signes de la maladie se sont manifestés chez les frère et sœur de la jeune femme à l'âge de 30 ans, et son père en est vraisemblablement mort à l'âge de 42 ans.

Pour avoir un enfant non atteint de cette maladie, le couple a eu recours au diagnostic pre-implantatoire (DPI). Cette technique permet de dépister la présence d'anomalies génétiques chez les embryons issus d'une fécondation in vitro avant qu'ils ne soient implantés dans l'utérus de la mère. Ainsi les embryons porteurs d'anomalies sont éliminés afin de ne sélectionner et de ne garder que les embryons sains dans le but de donner naissance seulement à un enfant en bonne santé.
Cette sélection des embryons soulève de sérieuses questions éthiques. Une autre interrogation se pose ici : " faut-il s'acharner à faire naître un enfant dont la mère ne pourra peut-être plus s'en occuper quand il aura 10 ans ? ".
Le généticien Arnold Munnich et le neurologue Jean-Marc Orgogozo sont favorables au diagnostic pre-implantatoire pour ces maladies graves à expression relativement tardive. De son côté, Margaret Somerville, directrice du Centre for Medicine, Ethics and Law de l'université McGill, explique que le DPI ouvre la porte au " design de l'enfant à la carte " et à l'eugénisme : " devrions-nous alors pourchasser ces anomalies chez toutes les femmes enceintes et les embryons ? Si nous voulons éliminer ces gènes de notre société, cela soulève tout un éventail de problèmes éthiques. Sommes-nous si intolérants envers les différences ? Comment définissons-nous la normalité ? Comment considérons-nous et traitons-nous les personnes les plus vulnérables et les plus faibles de notre société ? Et de ce fait les embryons ? ".
Pour plus d'informations, consultez le dossier diagnostic pre-implantatoire.

 

Gènéthique vous rappelle que les informations transmises dans la revue de presse quotidienne représentent toutes les opinions exprimées sur l’actualité bioéthique. Celles-ci ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction.

Le Devoir (Pauline Gravel) 01/03/02 - Libération (Sandrine Cabut) 01/03/02 - Le Quotidien du Médecin 01/03/02 - Le Figaro (Dr Catherine Petitnicolas) 02/03/02 

 

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Les limites de la fécondité repoussées

Une équipe de chercheurs américains vient de réaliser une expérience qui pourrait repousser les limites de la fécondité. En effet, contrairement aux spermatozoïdes ou aux embryons que l’on peut facilement congeler, les ovaires et les ovules résistent mal au froid. Les chercheurs ont donc réalisé une expérience sur des rats en congelant, décongelant puis transplantant des ovaires et des trompes de Fallope. Ils auraient ainsi constaté une reprise de la sécrétion des hormones chez la moitié des animaux transplantés. Pour les scientifiques, cette expérience permettrait d’envisager la possibilité pour certaines femmes souffrant d’une ménopause précoce ou d’une stérilité liée à certains traitements, de concevoir des enfants. Elle permet également d’envisager d’étendre cette expérience à d’autres organes, ce qui pourrait peut être résoudre le problème des dons.

 

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Futura-Sciences.com 28/02/02

 

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Les souris clonées sont obèses

La revue " Nature Medicine " de mars 2002 publie les résultats d'une expérience démontrant que les souris clonées présentent toutes des signes d'obésité malgré leur bonne santé apparente. 
Au delà de l'âge de 10 semaines, les chercheurs ont remarqué une accumulation des graisses et une augmentation de la taille du corps des souris clonées.
L'expérience montre qu'aucun descendant de ces clones présente des signes d'obésité ce qui, selon les auteurs, confirme l'existence dans la cellule donneuse d'erreurs épigénétiques non transmissibles aux générations suivantes.

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Le Quotidien du Médecin 01/03/02 - Le Figaro (Yves Miserey) 05/03/02