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Revue de presse du 15/05/2002
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L'Académie de médecine rend son rapport sur le DPI

Hier, mardi, le professeur René Frydman (hôpital Antoine Béclère, Clamart) a présenté le bilan de son équipe sur la pratique du diagnostic pré-implantatoire (DPI).
Rappelons que le DPI est pour un couple non stérile mais concerné par un problème de maladie génétique ou chromosomique, un moyen d’obtenir après fécondation in vitro, l’implantation d’un embryon sélectionné car certifié exempt de la maladie redoutée (les autres embryons conçus étant alors détruits).
Entre juillet 1999 et juillet 2001, plus de 230 couples ont été reçus par l'équipe d
'Antoine Béclère. Sur les 136 couples acceptés, la pratique du DPI a été appliquée à 59 d'entre eux.
Le Pr René Frydman a annoncé, qu'à ce jour, 16 enfants ont été conçus par DPI (issus de 4 grossesses gémellaires et de 8 grossesses simples).
Le Pr Frydman rappelle que si "soixante-dix-huit couples ont été traités pour choix du sexe par trois centres européens (...), le DPI comme le diagnostic prénatal ne doivent pas être effectués à des fins de convenance personnelle". 
Une nouvelle utilisation du DPI est à l'étude en France : le Comité Consultatif National d'Ethique (CCNE) doit bientôt se prononcer sur la possibilité ou non pour un couple de recourir au DPI pour concevoir un "bébé-médicament" c'est à dire que l'enfant serait sélectionné pour sa capacité à donner des cellules souches sanguines compatibles avec son aîné malade (cf. revue de presse du 25 et 26/02/02). 
C'est en octobre 2000 que pour la première fois aux Etats-Unis a été conçu par DPI un "bébé-médicament" (cf. revue de presse du 05/10/00). La naissance d'Adam avait alors soulevé de nombreuses polémiques.

Pour en savoir plus lisez le dossier DPI

Le Figaro (Martine Perez) 15/05/02 - RTL Info 15/05/02 - Le Quotidien du Médecin (Stéphanie Hasendahl) 16/05/02

 

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Belgique : vers une légalisation de l’euthanasie

Le Parlement Belge devrait adopter aujourd’hui un projet de loi sur l’euthanasie et devenir ainsi le deuxième pays au monde, après les Pays-Bas, à la légaliser.
La pratique de l’euthanasie devrait être encadrée. Ainsi le médecin « ne commettra pas d’infraction » en pratiquant une euthanasie, seulement si son patient affligé d’une « souffrance physique ou psychique constante et insupportable » à cause « d’une affection accidentelle ou pathologique incurable » se trouve « dans une situation médicale sans issue ».
Le patient devra être « majeur et conscient ». Sa demande devra avoir été « formulée de manière volontaire, réfléchie et répétée » et ne devra pas « résulter d’une pression extérieure ».
Les députés devraient également adopter une loi sur les soins palliatifs afin que les pouvoirs publics puissent «garantir le droit pour chaque patient » de bénéficier de ces soins, quelque soit sa situation financière. Les médecins ayant recours à l’euthanasie devront informer le malade de l’existence de tels soins.

Nouvelobs.com 15/05/02

 

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Australie : débat autour des cellules souches embryonnaires

En avril dernier, le gouvernement australien a légalisé l’utilisation pour la recherche de quelques 70 000 embryons surnuméraires (cf. revue de presse du 10/04/02).  Les chercheurs australiens, bien que se félicitant d’une telle réforme, considèrent quand même ces propositions comme insuffisantes.
Ils dénoncent notamment le fait de ne pouvoir avoir accès à ces embryons avant trois ans et ils déplorent que le gouvernement interdise le clonage thérapeutique et la création d’hybrides zoohumains.

Companynews 14/05/02

 

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