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Hier, mardi, le professeur
René Frydman (hôpital Antoine Béclère, Clamart) a présenté le
bilan de son équipe sur la pratique du diagnostic pré-implantatoire
(DPI).
Rappelons que le
DPI est pour un couple non stérile mais concerné par un problème de maladie génétique ou chromosomique,
un moyen d’obtenir après fécondation in vitro, l’implantation d’un embryon
sélectionné car certifié exempt de la maladie redoutée (les autres
embryons conçus étant alors détruits).
Entre juillet 1999 et juillet 2001, plus de 230 couples ont été
reçus par l'équipe d'Antoine
Béclère. Sur les
136 couples acceptés, la pratique du DPI a été appliquée à 59
d'entre eux.
Le Pr René Frydman a annoncé, qu'à ce jour, 16 enfants ont été
conçus par DPI (issus de 4 grossesses gémellaires et de 8 grossesses
simples).
Le Pr Frydman rappelle que si "soixante-dix-huit couples ont
été traités pour choix du sexe par trois centres européens (...),
le DPI comme le diagnostic prénatal ne doivent pas être effectués
à des fins de convenance personnelle".
Une nouvelle utilisation du DPI est à l'étude en France : le Comité
Consultatif National d'Ethique (CCNE) doit bientôt se prononcer sur
la possibilité ou non pour un couple de recourir au DPI pour
concevoir un "bébé-médicament" c'est à dire que l'enfant
serait sélectionné pour sa capacité à donner des cellules souches
sanguines compatibles avec son aîné malade (cf. revue de presse du 25
et 26/02/02).
C'est en octobre 2000 que pour la première fois aux Etats-Unis
a été
conçu par DPI un "bébé-médicament" (cf. revue
de presse du 05/10/00). La naissance d'Adam avait alors soulevé
de nombreuses polémiques.
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