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Revue de presse du 06/05/2002
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France : feu vert pour l’importation de cellules souches embryonnaires

Le ministre de la Recherche, Roger Gérard Schwartzenberg vient  de donner son accord à l’importation de deux lignées de cellules souches issues d’embryons humains. Elles seront cédées gratuitement par le Monasch Institute (Australie) à la suite de la demande du docteur Jacques Hatzfeldt, directeur du laboratoire de biologie des cellules souches humaines du CNRS. Cette décision intervient alors que le projet de loi relatif à la bioéthique, qui autorise les recherches sur les cellules souches d’embryons surnuméraires est en suspens. Pour prendre une telle décision, le ministre s’est basé sur un article de la loi du 1er juillet 1998 relative au renforcement de la veille et du contrôle sanitaire de produits destinés à l’homme. Il estime que cette décision permettra aux chercheurs français d’éviter de prendre du retard en attendant l’adoption de la loi. « Il appartiendra à mon successeur de confirmer ou de retirer cette autorisation » a-t-il conclu.
On ne peut que s’étonner de cette précipitation du ministre à la veille de quitter le gouvernement. Le projet de loi relatif à la bioéthique, discuté à l’Assemblée en janvier, n’a pas encore été adopté par le Sénat. Cette décision hâtive ne rentre donc pas dans un cadre législatif. Le débat n’est pas clos en France (ndlr).

 Lire en ligne le communiqué du ministre de la recherche

Le Monde (Jean-Yves Nau) 06/05/02 – Le Figaro 06/05/02 – La Croix 06/05/02 – Libération 06/05/02 - Le Quotidien du Médecin (Stéphanie Hasendahl)13/05/02

 

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Recherches sur les cellules souches adultes

Le gouvernement du Bade-Wurtemberg a décidé d'investir massivement dans la recherche sur les cellules souches adultes. 11,5 millions d'euros vont servir à créer un nouveau centre de recherche à Ulm. Ce centre sera opérationnel dès 2004 et veut se positionner à la pointe des thérapies cellulaires et organiques régénératrices.
Cette politique a été conseillée par Konrad Beyreuther, biologiste de l'université d'Heidelberg, qui refuse la recherche sur les cellules souches embryonnaires pour des raisons éthiques. Il débute ainsi ses discours "j'ai été un embryon, vous avez été un embryon..."  Pour lui, l'avenir de la thérapie génique réside "d'abord et surtout" dans les cellules souches adultes.
Le ministre-président du  Bade-Wurtemberg, Erwin Teufel, a de son côté rejeté la loi "hypocrite" votée le 18 avril dernier par le parlement allemand au sujet de l'importation de cellules souches et de lignées de cellules embryonnaires.

Le Temps (François Modoux) 06/05/04

 

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États-Unis : nouvelle proposition en faveur du clonage thérapeutique

Des sénateurs démocrates et républicains américains viennent de présenter un nouveau projet de loi visant à autoriser le clonage des embryons humains à des fins thérapeutiques.
En Juillet 2001, la chambre des représentants américaine à majorité républicaine avait adopté un texte faisant du clonage humain un crime passible de 10 ans d’emprisonnement et d’une amende d’au moins 1 million de dollars (cf. revue de presse du 26/07/01). Le Sénat à majorité démocrate, lui, ne s’est pas encore prononcé aujourd’hui sur ce projet.
Rappelons que le président Bush s’est déclaré opposé tant au clonage reproductif que thérapeutique.

Le Quotidien du Médecin 06/05/02

 

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Euthanasies confirmées à Besançon

L’enquête administrative qui avait été ouverte à l’hôpital de Besançon à la suite d’accusations lancées par le personnel soignant sur des pratiques d’euthanasies, vient de rendre ses conclusions (cf. revue de presse du 22/04/02). Le rapport confirme qu’il y a bien eu au sein du CHU des actes « de fin de vie » à la limite de la loi. Le rapport mentionne notamment que le conflit entre médecins et personnel ne porte pas sur l’opportunité des décisions d’arrêt de vie, mais sur l’accélération des processus. Parmi les cas relevés, on peut noter quelques pratiques brutales comme la prescription de perfusion de chlorure de potassium qui provoque le décès quasi immédiat du patient ou l’injection de curare qui provoque un arrêt du fonctionnement musculaire.
Selon Bernard Kouchner « des dossiers comme celui-là, il va y avoir plein d’autres. Il faut faire quelque chose autour des pratiques de fin de vie. J’ai essayé de mettre des règles, de tenter de sortir de l’hypocrisie. Mais trop tard peut-être ».
Le professeur Annie Boillot, chef du service de réanimation, a été convoquée au ministère. Elle devrait être suspendue.

Libération (Eric Favereau) 06/05/02 - Le Figaro (Delphine Moreau) 07/05/02 - Le Quotidien du Médecin 13/05/02

 

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Nouvelles données sur la fécondité

L'étude d'une équipe de chercheurs américo-italienne révèle que la fertilité des femmes diminue dès la trentaine et que la fécondité de l'homme se réduirait dès 40 ans. Cette étude est publiée dans la revue Human Reproduction de mai de 2002.
Le docteur David Dunson (National Institute of Environmental Health Sciences, New York) et les chercheurs du département de statistiques de Padoue (Italie) ont conduit cette étude en Europe sur 782 couples ne souffrant pas de stérilité en n'utilisant aucun mode de contraception. Il en ressort que la probabilité d'être enceinte au cours d'un cycle donné est deux fois plus élevé pour les femme de 19 à 26 ans que pour celles de 35 à 39 ans. Pour les hommes, la probabilité d'être fécond au cours d'un cycle donné diminue à partir de 35 ans.
Selon l'Insee, l'âge moyen de la première grossesse était de 29,3 ans en France en 2000. Il y a 25 ans, elle était de 26,5 ans.
Par ailleurs, il a été observé dans certaines populations que les filles deviennent de plus en plus tôt pubères. Ce serait dû vraisemblablement aux effets d'hormones contenues dans divers produits (New Scientist du 6 avril 2002).

Le Figaro (Dr martine Perez) 06/05/02

 

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