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Revue de presse du 28/06/2002
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Thérapie génique réussie 

Après les résultats obtenus par l'équipe d'Alain Fischer chez les enfants atteints d'un déficit immunitaire lié à l'X, une équipe italo-israélienne a guéri deux enfants bulles atteints d'un déficit enzymatique (en adénosine déaminase)  provoquant un déficit immunitaire*. Ces équipes ont mis au point un protocole associant une thérapie génique à un traitement non myélo-ablatif c'est à dire nécessitant une destruction partielle de la moelle osseuse (à la différence des traitements habituels qui la détruisent totalement). Le Dr Claudio Bordignon, directeur de l'institut San Raffaele Telethon de thérapie génique de Milan, explique "la moelle osseuse n'est pas détruite, le patient reçoit un seul des médicaments utilisés lors des greffes, à dose beaucoup plus faible, afin de faire de la place pour la moelle modifiée et lui permettre de mieux s'implanter et se développer".

* résultats décrits dans le magazine Science du 28 juin 2002.

Le Quotidien du Médecin (Dr Véronique Nguyen) 28/06/02

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"L'accès aux soins palliatifs est limité"

Daniel d'Hérouville, président de la Société française d'accompagnement et de soins palliatifs et médecin à la maison médicale Jeanne Garnier (Paris) rappelle qu'en France "l'accès aux soins palliatifs est limité".
Aujourd'hui, 1 000 lits de soins palliatifs sont répartis dans 89 établissements de soins (hôpitaux et CHU). Il existe 230 équipes mobiles de soins palliatifs et une trentaine en cours de création. Les unités de soins palliatifs sont inégalement réparties sur le territoire : 53 départements n'ont aucun service de soins palliatifs, 8 n'ont aucune unité mobile de soins palliatifs et 5 n'ont ni l'un ni l'autre. Or, l'ancien ministre de la santé estimait que 150 000 à 200 000 personnes nécessitaient de soins palliatifs en France.
Daniel d'Hérouville rappelle que pour "couvrir les besoins" il faudrait que chaque hôpital ayant un service de cancérologie, de neurologie, de gériatrie, de médecine interne, de soins de suite-réadaptation ait au moins du personnel formé aux soins palliatifs. Cela représente un investissement d'au moins 230 millions d'euros sur cinq ans.
Quant à la décision de ne pas signer le texte de propositions sur la fin de vie (cf. revue de presse du 17/04/02), Daniel d'Hérouville explique que le mouvement des soins palliatifs ne s'est pas associé à ce texte car "il contenait certains éléments avec lesquels nous n'étions pas d'accord, certaines confusions entre, par exemple, la limitation ou l'arrêt de traitements et l'accélération de la mort". Il rajoute "pour nous, les réponses à apporter en fin de vie sont des réponses soignantes, thérapeutiques. Nous sommes dans une dynamique d'écoute, de soins et d'accompagnement, qui exclut le fait de donner la mort"

La Croix (Marianne Gomez) 27/06/02

 

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Suisse : la recherche sur les cellules souches embryonnaires au cœur du débat

Le Conseil fédéral veut autoriser la recherche sur les cellules souches embryonnaires. Son avant-projet de loi se heurte à ceux qui refusent l’instrumentalisation de la vie humaine face aux progrès de la recherche. Il envisage de recourir aux embryons surnuméraires issus de FIV mais ce, sous conditions strictes. Il maintient l’interdiction de créer des embryons à des fins de recherche ( d’où des éventuelles difficultés « d’approvisionnement » à long terme), le clonage est interdit, le consentement des parents est requis et le principe de gratuité consacré.
Les enjeux scientifiques et thérapeutiques sont considérables. Pour autant, ce terrain prometteur semble renfermer plus d’espoirs que de certitudes d’où les controverses.
Patrick Aebischer, président de l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne (
EPFL), considère qu’empêcher la recherche représenterait un danger et notamment le risque qu’elle émigre vers les pays qui l’autorisent. 
Pour Alexandre Mauron, professeur de bioéthique à la faculté de Genève, l’embryon compterait mais les « vraies » personnes compteraient davantage. Il précise que cette recherche doit être limitée, notamment en l’excluant de la brevetabilité. 
Quant à Ruth Baumann-Hölzle, théologienne de formation et membre de la Commission nationale d’éthique pour la médecine humaine, elle refuse que la vie humaine soit instrumentalisée. "Des espoirs ne peuvent justifier que l’on utilise la vie humaine à d'autres fins qu'elle-même" (...) "il faut respecter l’interdit qui prescrit de ne pas nuire à autrui".

Le Temps (Denis Masmejan) 28/06/02

 

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A propos de l'affaire Perruche...

A propos de l’affaire Perruche, Patrice Maniglier, enseignant de philosophie à l’université Paris X-Nanterre, dénonce l’émotion qu’a suscité cette loi par laquelle "la gauche s'est laissée piéger" : "que penser d’un gouvernement qui justifie la décision de légiférer par l’émotion, qu’il sait pourtant injustifiée ?". Cette action médiatique relève pour lui d’un "discours terroriste". Tandis que "la gauche s’est laissée piégée par la recherche d’un consensus sur le sujet", cela aurait dû être l’occasion de "renouer la confiance dans les progrès, la volonté d’utiliser les techniques (de procréation) pour assurer un ordre politique plus juste et plus égal".  Ainsi, il aurait fallu une réforme ambitieuse de la procréation, domaine dans lequel "deux décisions eurent été particulièrement bienvenues : l’autorisation du clonage thérapeutique et la régularisation de l’homoparentalité". 
Patrice Maniglier dénonce ce qu'il appelle "cet invraisemblable mépris du droit", "cette condamnation incessante du juridisme" alors que la décision de la Cour de cassation était logique puisque la société française a fait ses choix, notamment en matière d’avortement, et " n ‘avait comme unique tort que de l’avoir dit clairement".

Libération (Patrice Maniglier) 28/06/02

 

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