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Daniel
d'Hérouville, président de la Société française d'accompagnement
et de soins palliatifs et médecin à la maison médicale Jeanne
Garnier (Paris) rappelle qu'en France "l'accès aux soins
palliatifs est limité".
Aujourd'hui, 1 000 lits de soins palliatifs sont répartis dans
89 établissements de soins (hôpitaux et CHU). Il existe 230 équipes
mobiles de soins palliatifs et une trentaine en cours de création.
Les unités de soins palliatifs sont inégalement réparties sur le
territoire : 53 départements n'ont aucun service de soins palliatifs,
8 n'ont aucune unité mobile de soins palliatifs et 5 n'ont ni l'un ni
l'autre. Or, l'ancien ministre de la santé estimait que 150 000 à
200 000 personnes nécessitaient de soins palliatifs en France.
Daniel d'Hérouville rappelle que pour "couvrir les
besoins" il faudrait que chaque hôpital ayant un service de cancérologie,
de neurologie, de gériatrie, de médecine interne, de soins de
suite-réadaptation ait au moins du personnel formé aux soins
palliatifs. Cela représente un investissement d'au moins 230 millions
d'euros sur cinq ans.
Quant à la décision de ne pas signer le texte de propositions
sur la fin de vie (cf. revue de presse
du 17/04/02), Daniel d'Hérouville explique que le mouvement des
soins palliatifs ne s'est pas associé à ce texte car "il
contenait certains éléments avec lesquels nous n'étions pas
d'accord, certaines confusions entre, par exemple, la limitation ou
l'arrêt de traitements et l'accélération de la mort". Il
rajoute "pour nous, les réponses à apporter en fin de vie
sont des réponses soignantes, thérapeutiques. Nous sommes dans une
dynamique d'écoute, de soins et d'accompagnement, qui exclut le fait
de donner la mort".
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