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Revue de presse du 24/06/2002
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Les académies des Sciences et de Médecine pour le clonage thérapeutique

Les académies des Sciences et de Médecine ont présenté vendredi 21 juin (cf. revue de presse du 21/06/02) leurs recommandations "relatives à l'expérimentation à partir des cellules souches humaines".
L'Académie des Sciences se dit "inquiète du blocage des recherches" sur les cellules souches embryonnaires et soutient l'article L.2151-3 du projet de loi voté en première lecture à l'Assemblée Nationale le 22 janvier dernier selon lequel "est autorisée la recherche menée sur l'embryon humain et les cellules embryonnaires qui s'inscrit dans une finalité médicale". 

Si les académies ont rappelé leur soutient à la recherche sur les cellules souches provenant d'embryons surnuméraires, elles se sont également exprimées officiellement en faveur du clonage thérapeutique disant leur "absence d'opposition de principe à l'utilisation de lignées cellulaires obtenues à partir de transfert nucléaire". Pour autant les académiciens se refusent à employer le terme de clonage thérapeutique qu'ils trouvent inexact et dangereux. Ils pr
oposent de poser comme garde-fous de sélectionner et limiter le nombre d'équipes agréées à faire des recherches sur l'embryon, à l'instar de la Grande-Bretagne où sont habilités "seulement dix laboratoires". 
Les Académies des Sciences et de Médecine appellent à continuer et à comparer les recherches sur les différents types de cellules souches (d'origine embryonnaire, adulte ou obtenues par clonage thérapeutique).
Pour Axel Kahn "la fabrication d'embryon humain par transfert de noyau, pour en tirer des cellules souches à visée thérapeutique, est une idée irréalisable et donc non crédible". Pour le scientifique britannique John Clark du Rosling Institute d'Edimbourg (où est née Dolly) "il est prématuré car non justifié dans l'état actuel des recherches de susciter chez les malades des espoirs de guérison basés sur la mise en oeuvre du transfert nucléaire à visée thérapeutique". Il rappelle le très faible rendement de la technique du clonage : il faudrait 400 ovules de "bonne qualité" pour obtenir une seule culture de cellules différenciées. Enfin, le Pr. Nicole Le Douarin rappelle les risques de transformation cancéreuse qu'engendrent les greffes de cellules.

Enfin, les Académies demandent au gouvernement de prendre rapidement une décision claire. Celle-ci sera du ressort de Claudie Haigneré, nouvelle ministre déléguée à la recherche. Quant au ministre de la Santé, il estime que "les recherches sur les embryons n'ont pas fait l'objet de débats suffisants au regard de ce qui était fait sur les cellules adultes". Ceci est d'autant plus vrai depuis le récent article paru dans Nature (cf. article suivant) annonçant l'extraordinaire plasticité des cellules souches adultes dont l'utilisation, rappelons-le, ne pose aucun problème éthique. 

Le Monde (Jean-Yves Nau) 22/06/02 - Le Figaro (Catherine Petitnicolas) 22-23/06/02 - Libération (Julie Lasterade) 22/06/02 - Le Quotidien du Médecin (Stéphanie Hasendahl) 24/06/02

 

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Les cellules souches adultes de l'espoir

La découverte de cellules capables de se différencier et de donner naissance à tous les tissus de l'organisme dont elles proviennent (cf. revue de presse du 21/06/02) ont été baptisées MAPCs (pour Multipotent Adult Progenitor Cells).
Ces recherches menées par l'équipe de Catherine Verfaillie de l'Institut de cellules souches (SCI) de l'Université du Minnesota prouveraient que les cellules souches adultes ne sont pas moins intéressantes que les cellules souches embryonnaires. Ces cellules souches adultes fonctionnelles ont en plus un extraordinaire potentiel de développement puisqu'une cellule mise en culture peut au bout de 300 jours engendrer 10 puissance 38 de ses semblables sans qu'aucun signe de vieillissement cellulaire soit observé. 
Une des critiques faite jusqu'à présent aux cellules souches adultes était qu'une fois injectées elles se fusionnaient avec les cellules existantes au lieu de se transformer en nerf, en muscle ou en os. Selon Catheine Verfaillie "la rapidité et la robustesse de différenciation des MAPCs" semble écarter le risque de fusion.
Pour Laure Coulombel de l'Inserm, cette découverte de cellules souches adultes capables de se transformer en toutes sortes de tissus est un "travail fondateur" en médecine régénératrice où l'homme réparerait ses tissus malades à partir de ces propres cellules. Le généticien Axel Kahn estime que "c'est un résultat extrêmement important et d'une grande qualité". 
Lire en ligne les travaux effectués par l'équipe de Catherine Veraillie sur Nature on line.

Le Figaro (Jean-Michel Bader) 22-23/06/02 - Libération (Corinne Bensimon) 22/06/02 - Le Monde (Jean-Yves Nau) 22/06/02

 

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Peine de mort levée pour les handicapés mentaux

Jeudi 20 juin, la Cour suprême des Etats-Unis vient de rendre un avis interdisant l'exécution des handicapés mentaux avec un quotient intellectuel inférieur à 70 inversant une décision des juges de 1989. Par 6 voix contre trois, les magistrats ont jugé que l'exécution de personnes handicapées mentales était une pratique contraire à la Constitution. Cette jurisprudence a été prise à l'occasion de l'appel de Daryl Renard Atkins, un jeune handicapé mental dont le quotient intellectuel est évalué à 50. Il était condamné à mort pour meurtre.
Depuis 1976, au moins 35 handicapés mentaux ont déjà été exécutés aux Etats-Unis. 
Selon l'ONG, Human Rights Watch, 300 personnes handicapées mentales seraient actuellement en attente d'être exécutées. 

Le Quotidien du Médecin 24/06/02 - Libération (Fabrice Rousselot) 21/06/02 - Le Monde (Patrick Jarreau) 22/06/02 - Le Figaro (Patrick Saint-Paul) 22-23/06/02 - La Croix (Philippe Bolopion) 24/06/02

 

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Sur les séquelles de l'IVG

Une femme anglaise qui a avorté il y a 5 ans a annoncé lors d'une émission de radio sur la BBC qu'elle portait plainte contre le National Health Service pour le traumatisme engendré par l'IVG. Elle se plaint de ne pas avoir été prévenue des séquelles psychologiques et physiques d'une telle intervention et souhaite que par cette action les autres femmes soient alertées des dommages que cause un avortement. 

Un cas similaire a déjà été jugé en Australie et trois cas seraient en cours aux Etats-Unis. 

bmj.com 22/06/02

 

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