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Les
Académies des Sciences et de Médecine rendent publiques ce matin
leurs recommandations sur l'utilisation des cellules souches
embryonnaires. Jusqu'à maintenant, ces académie se sont déclarées
favorables à mener des travaux à partir de ces cellules et à
recourir, pour les obtenir, au clonage thérapeutique.
Au même moment, la revue scientifique Nature publie les
résultats de recherches sur les cellules souches adultes. Selon
l'étude, les cellules souches adultes développent les mêmes
propriétés que les cellules souches embryonnaires. Nature publie
deux articles, l'un de l'équipe de Ron McKay de l'Institut national
de neurologie de Bethesda (Maryland) qui montre que des cellules
souches embryonnaires transformées en neurones amélioreraient les
symptômes d'un modèle murin de maladie de Parkinson, l'autre de l'équipe
de Catherine Verfaillie de l'Université du Minnesota (Etats-Unis) qui
démontre qu'il est possible d'obtenir des cellules pluripotentes, comparables
aux cellules embryonnaires, à partir de la moelle osseuse. La controverse
entre partisans et opposants à l'utilisation de cellules
embryonnaires est relancée.
L'équipe de Catherine Verfaillie a obtenu in vivo et in vitro
des cellules correspondant aux trois couches formant l’embryon dans
les premiers stades de son développement. Ces trois couches sont : le
mésoderme, l'ectoderme (système nerveux) et l'endoderme (système
digestif). Pour cela, les chercheurs ont injecté dans des embryons de
souris des cellules souches mésenchymateuses de la moelle qui se sont
différenciées en cellules identiques à celles de l'organe dans
lequel elles étaient greffées. Il s'est avéré, en plus, qu'elles
n'étaient pas cancérogènes, au contraire des cellules
embryonnaires.
Revenant sur le clonage thérapeutique envisagée par les deux
académies, Axel Khan, directeur de l'Institut Cochin de génétique
moléculaire explique que "pour chaque clonage thérapeutique,
il faudrait se procurer 100 à 200 ovules, transférer dans chacun
d'entre eux les noyaux des cellules du patient, cela pour récupérer
de un à trois embryons dont il faudrait prélever et amplifier les
cellules souches, avant d'en éliminer les cellules cancérogènes !
on voit bien que cette méthode n'est pas applicable à grande
échelle".
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