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Revue de presse du 20/06/2002
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Italie : vote de la loi sur la procréation assistée

Les députés italiens ont approuvé par 268 voix contre 144 (10 abstentions) la loi qui réglemente la procréation médicalement assistée (cf. revue de presse du 14/06/02).
Le texte va passer au Sénat où le gouvernement dispose d'une large majorité.
Revenons sur les grands points de la loi :
- droits de l'enfant à naître :
l'article 1 reconnaît les droits de tous les sujets impliqués dans le processus "y compris celui qui est conçu".
- consentement informé :
le recours aux techniques de fécondation artificielle n'est consenti qu'après démonstration de l'inefficacité de tous les autres remèdes à la stérilité. Et avec le consentement "informé" du couple.
- interdiction de la fécondation "hétérologue" :
l'article 4 interdit le recours à un sperme ou à des ovocytes étrangers au couple qui a recours à la fécondation artificielle. La technique de procréation médicalement assistée est réservée aux couples, mariés ou concubins, de sexe différent et en âge de procréer. Le recours à la fécondation artificielle n'est donc pas admis pour des personnes célibataires ou homosexuelles.
- production d'embryons limitée :
la loi limite à trois la production d'embryons qui doivent être implantés immédiatement et ensemble dans l'utérus de la femme. Jusqu'à maintenant, le nombre d'embryons par couple était limité à 12. L'avortement sélectif est interdit sauf cas prévus par la loi 194. Cette mesure limitera les grossesses multiples dont l'Italie a des exemples record (jusqu'à 8 enfants), et les "sélections" effectuées pour éviter ces grossesses multiples.
- recherches sur l'embryons et clonage :
le projet de loi interdit les manipulations et les expériences sur les embryons, interdit les sélections à fins "eugéniques" et interdit également le clonage humain.
- sanctions :
la loi prévoit une amende de 300 000 à 600 000 euros pour les médecins qui procèderaient à une fécondation hétérologue, et la suspension de la profession d'un à trois ans. Le clonage humain est passible de 10 à 20 ans de prison.

Zenit.org 19/06/02 - Le Figaro (Richard Heuzé) 20 et 26/06/02 - Libération (Eric Jozsef) 22/06/02

 

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Comité d'éthique suisse et l'utilisation de cellules d'embryons humains

La commission suisse d'éthique pour la médecine humaine (CNE) a rendu un avis favorable à l'utilisation d'embryons humains pour la recherche. Pourront être utilisés les embryons surnuméraires avec la permission des parents biologiques. Le développement de l'embryon ne devra pas dépasser  5 jours. 
Il est interdit de produire des embryons pour les laboratoires, "la constitution et le législation l'interdisent formellement" souligne Christoph Rehmann-Sutter, président du CNE. 
En ce qui concerne l'importation des cellules souches embryonnaires, le CNE ne s'y est pas opposé. 
Le président du CNE a indiqué que les 21 membres de la Commission étaient divisés "entre une respectable minorité et une bonne majorité".  

Lisez l'avis du CNE la recherche sur les cellules souches embryonnaires 

Swissinfo 20/06/02

 

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Hongkong : programmes d'éducation à la vie

La revue des Missions étrangères de Paris de juin 2002 indique qu'à Hongkong des associations appellent à l’intensification des programmes d’éducation à la vie. Des études montrent que nombre de femmes considèrent l’avortement comme la seule issue à une grossesse non désirée. Le nombre des avortements est en forte hausse. 
Une récente analyse de l'Association chrétienne des jeunes femmes révèle que le premier motif d’une interruption de grossesse non désirée est financier (crainte d’être obligée d’arrêter son travail ou ses études, peur de voir la récession économique s’aggraver et le mari perdre son travail ou une part importante de son salaire...). Sur les 288 femmes interrogées, âgées de 15 à 45 ans, un quart a déclaré avoir déjà eu recours à l’avortement et 66 % ont affirmé le regretter et s’être senties coupables. C'est pourquoi l’Eglise et d'autres associations intensifient leurs efforts pour mieux informer les gens l'avortement, le suicide et le respect dû à la vie. 

Zenit.org 19/06/02

 

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