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Le
25 juin prochain, la Cour de cassation tranchera sur le cas de Sophie
Potonet qui a saisi la justice et porté plainte après la mort de son
enfant in utero. Au-delà
du délit d’homicide involontaire retenu contre le gynécologue obstétricien,
la cour devra dire si un fœtus peut être victime d’un homicide.
Pour la jeune femme, mère de 4 enfants, la plainte se justifie
pleinement car le médecin n’a pas tout fait pour que son enfant
naisse vivant. En effet, le terme étant dépassé, les échanges
placentaires ne se faisaient plus correctement. Or, contrairement aux
résultats de l’autopsie, le médecin aurait indiqué aux parents
que le bébé s’était étranglé avec le cordon ombilical. C’est
parce qu’elle estime qu’une telle faute mérite une peine de
prison que Sophie Potonet a choisi la voie pénale et non une procédure
civile. Mais la jeune femme
attend aussi que la Cour de cassation reconnaisse que c’est bien à
un être humain, « un être de chair et de sang »,
son bébé, dont on a attenté à la vie.
Elle s’interroge aussi sur le seuil à partir duquel on
pourrait reconnaître le statut d’être humain à un fœtus,
« même si visiblement la vie existe dès l’origine ».
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