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Revue de presse du 03/06/2002
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La notion d'euthanasie

Paula La Marne, agrégée de philosophie, attachée au département d'enseignement et de recherche en éthique médicale de la faculté de médecine Henri Mondor de Créteil explique en quoi selon elle la notion d'euthanasie est désormais "dépassée".
Aujourd'hui l'euthanasie est considérée comme la seule voie pour "délivrer" le patient de ses souffrances et la seule façon de mourir de façon "douce". La notion de dignité est alors réduite à la seule possession de moyens parfaits dont la défaillance signe la dégradation de la personne humaine. L'euthanasie engendre même pour le médecin, un certain mépris vis à vis de la douleur.
Or selon l'auteur,
parler d'euthanasie c'est oublier tous les progrès faits en médecine pour soulager la douleur, notamment au niveau des soins palliatifs, c'est ignorer également l'endormissement artificiel et réversible en cas de souffrances persistantes.
C'est pourquoi selon Paula La Marne, il reste beaucoup à faire pour que les soins palliatifs deviennent une priorité et que "l'espoir et le réalisme (soins palliatifs) l'emporte sur le défaitisme et la noirceur (euthanasie)".
Jusqu'à maintenant on tentait de défendre l'euthanasie maintenant on la justifie, déplore t-elle. Cessons de faire croire que ces pratiques sous prétextes qu'elles existent, sont nécessairement bonnes, souligne t-elle. Pour conclure Paula La Marne se demande si la justification de tout cela ne serait pas tout simplement une logique économique et financière. 

Le Monde 01/06/02

 

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Suisse : dépénalisation de l’IVG

Les électeurs suisses étaient appelés hier à voter sur deux textes relatifs à l’avortement. 72,1 % des électeurs suisses ont voté pour la dépénalisation de l’avortement avant 12 semaines de grossesse. La participation aux deux votes n’a pas dépassé 41,7 %. 
Le projet sur la dépénalisation avait été voté par le parlement en septembre 2000 et mars 2001 (cf. revue de presse du 16/03/01) et était soutenu par le gouvernement fédéral.
Pour les évêques catholiques de Suisse « ce qui est permis par la loi n’est pas forcément moral ». Ils « en appellent à la conscience de chacun », à la réduction « au maximum du nombre d’avortements » et encouragent la lutte des associations catholiques et chrétiennes en faveur de la vie. 

Lire en ligne
Le projet de loi du Parlement Suisse : http://www.parlament.ch/poly/Framesets/F/Frame-F.htm
Communiqué Conférences des évêques suisses : http://www.kath.ch/sbk-ces-cvs/text_detail.php?nemeid=8007&sprache=f

La Croix 03/06/02 - Libération 03/06/02 - Zenit.org 02/06/02 - Le Quotidien du Médecin 05/06/02

 

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Clonage : greffes sur une vache

La société Advanced Cell Technology vient d’annoncer qu’elle aurait réussi à prélever des cellules cardiaques, osseuses et rénales sur des fœtus de veaux clonés avant de les réimplanter sur la vache adulte dont étaient issus ces clones. Les cellules greffées n’auraient pas été rejetées par l’organisme receveur. Par ailleurs, les cellules rénales se seraient développées en fragments de reins.


Gènéthique vous rappelle que les informations transmises dans la revue de presse quotidienne représentent toutes les opinions exprimées sur l’actualité bioéthique. Celles-ci ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction.

Le Figaro 03/06/02 - Le Monde (Jean-Yves Nau) 06/06/02

 

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La diversité des génomes

Il y a deux ans, on découvrait que notre corps était composé de 35000 gènes, soit à peine plus que la souris. Par ailleurs, nous possédons 23 paires de chromosomes, alors que la brebis en a 27 et le chevreuil 3 !
Les génomes sont donc de toute taille et varient énormément d'un être vivant à l'autre même chez des races très proches. Il existe dans notre bagage génétique des éléments mobiles appelés transposons. Ce sont des gènes qui portent en eux des instructions pour leur propre suppression, duplication ou insertion dans le génome. Or, il semble qu'à certaines époques au cours des trois derniers milliards d'années, l'activité des transposons ait été plus violente : c'est ce qui a provoqué l'expansion de certains chromosomes. La plupart de nos chromosomes gardent, aujourd'hui encore, les traces de ces transposons.
Des chercheurs tentent de relier l'évolution du génome à l'évolution en général pour comprendre comment se sont établies ces différences de structure. 

Science-Presse 30/05/02

 

 

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La FIV sans gêne

Le San Francisco Fertility Center, clinique américaine "de pointe" en matière d’assistance médicale à la procréation, accueille les couples stériles, les célibataires, les couples homosexuels et les femmes de plus de 40 ans. Elle réalise plus de 800 implants d’embryons par an.
Une patiente du centre sur cinq fait appel à une donneuse d’ovules pour 20 000 dollars. Si, en France, le don d'ovules est obligatoirement anonyme, les couples qui viennent jusqu'à San Francisco peuvent choisir leur donneuse sur photo : profession, style de vie (sportive, non fumeuse etc...),hobbies de la jeune femme...De nombreuses informations servent à orienter la sélection (en France, les candidats-parents peuvent uniquement exprimer des préférences physiques : taille, couleur des yeux, etc). 
La clinique californienne conserve environ 18 000 embryons pour 2 300 patientes. Elle congèles les ovocytes fécondés qui n'ont pas été réimplantés. L'eau de chacune des huit cellules de l'embryon est remplacée par un liquide antigel. Celui-ci est congelé à l'azote liquide selon un processus lent qui le refroidit  de 0.3°C par minute. La clinique n’a pas encore formulé de politique sur le sort des embryons non utilisés.

Newbiz  (Marie-Ode Lassus) mars 2002

 

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