La revue de presse du lundi 22 juillet  2002
Revue de presse du 22/07/2002
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"Trier les embryons humains ?"

Jean-Yves Nau juge "essentiel" l'avis rendu par le CCNE, le 4 juillet dernier, sur l'extension du diagnostic pré-implantatoire à la naissance d'enfants choisis pour leur profil immunologique particulier ("bébé médicament"). 
Pour Jean-Yves Nau, cet avis met en lumière "les enjeux majeurs auxquels l'humanité sera confrontée du fait des avancées dans le champs de la maîtrise du vivant" et confirme "les dangers considérables qu'il y a pour l'Union européenne à s'opposer de facto à toute forme de rapprochement et d'harmonisation des dispositions nationales" dans ce domaine. L'an dernier en Europe, 300 femmes ont eu recours au DPI.
Aujourd'hui, en France, le DPI ne concerne que les couples ayant un risque de transmission héréditaire d'affections (mucoviscidose, ...). Jean-Yves Nau fait observer que "là où il est autorisé à l'étranger sans encadrement particulier, la liste de ces affections ne cessent de s'allonger".
Les enjeux du DPI seront repris au Sénat avant la fin de cette année puis l'an prochain à l'Assemblée nationale. Il semblerait que certains souhaitent voir autoriser le DPI chez des femmes de plus de 38 ans de manière à n'implanter que les embryons indemnes de trisomie 21. 

Le Monde (Jean-Yves Nau) 22/07/02

 

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Ian Wilmut, clonage et recherche sur l'embryon 

Ian Wilmut, biologiste anglais, "père" de Dolly , 1er animal cloné, aujourd'hui âgée de 6 ans, explique pourquoi la technique du clonage est encore loin d'être fiable. "Nous demandons à l'ovule de faire une chose extraordinaire que l'évolution n'a pas prévue. Ce n'est donc pas surprenant que ça ne marche pas très bien. Et c'est même étonnant que ça puisse marcher" (...) "On commence à mieux savoir aider l'ovule à effectuer cette programmation du noyau  cellulaire". 
Interrogé sur l'utilité de créer des embryons pour la recherche alors que les cellules souches adultes ont montré qu'elles pouvaient se transformer en tous types de tissus, Ian Wilmut répond : "nous ne savons pas encore quelle sera la meilleure méthode. Peut être que le clonage sera plus adapté au traitement de certaines maladies, et l'utilisation de cellules adultes à d'autres". Il précise que "les embryons que la recherche peut utiliser n'ont que six à sept jours" et que "pour moi, c'est un potentiel humain mais certainement pas un être sensible, conscient, pas un humain dans le sens le plus important du terme" et rajoute "je serais plus mal à l'aise si l'on prélevait des cellules sur un foetus par exemple".
Quant au clonage reproductif humain, "cela me paraît indéfendable d'essayer" explique-t-il.
Enfin, si la société s'inquiète du clonage, Ian Wilkmut estime que les applications de la génétique auront davantage d'impact sur la société. "Le clonage restera toujours limité à une petite échelle. En revanche, on voit déjà les problèmes que posent les tests génétiques".

Le Figaro (Fabrice Nodé-Langlois) 22/07/02

 

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Mucoviscidose : greffes réussies

A Marseille (hôpital de la Timone), une fillette de 11 ans atteinte de mucoviscidose a subi une greffe de deux lobes pulmonaires donnés par ces deux parents. L'opération est, pour l'instant, un succès. C'est la première fois en France que le receveur survit trois semaines après ce type de transplantation. 
En l'absence de greffe, l'espérance de vie des personnes atteintes de mucoviscidose, maladie génétique prédisposant à des affections respiratoires mortelles, est de 20 à 30 ans.

La Croix 22/07/02 - Le Quotidien du Médecin 25/07/02

 

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